Bonjour, Un mot, un seul, le mot "rupture" revient ce matin à travers les commentaires concernant les cérémonies du 14 juillet présidé pour la première fois par Nicolas Sarkozy. "Le cérémonial a rompu les rangs", titre LA MONTAGNE, allusion au fait que le chef de l'Etat n'a pas respecté le protocole en prenant un bain de foule improvisé sur les Champs-Elysées. "Fini le président impavide, au front altier qui laisse flotter au vent de l'Histoire les oriflammes de sa fonction. Lui, respire le même air que le commun des citoyens. Bien sûr, il respecte les traditions. Mais il les accommode à sa sauce. Avec ce président, la forme a changé. Beaucoup changé" note Pierre Taribot. Notre confrère de l'EST REPUBLICAIN ajoute :"En donnant un coup de vieux aux anciennes pratiques du pouvoir, il a montré que les premiers indices de la rupture n'étaient pas du toc. Sur la forme du moins. Car pour le fond, il faudra juger sur la durée et les résultats." "Cet anniversaire de la prise de la Bastille était aux yeux du chef de l'Etat une occasion de plus d'une prise de conscience collective de sa détermination à changer et faire évoluer les choses", souligne encore Pascal Barrand du JOURNAL DE LA HAUTE MARNE. "L'hommage aux victimes à l'occasion de la Garden Party de l'Elysée démontre que Nicolas Sarkozy entend réaffirmer avec force le devoir de solidarité de la nation", conclut Pascal Barrand. Les militaires des 27 Etats-membres de l'Union européenne ont donc défilé hier sur la plus belle avenue du monde d'où cette réflexion de Roger Antech du MIDI-LIBRE :"l'Europe est devenue l'alliée la plus inattendue d'une politique nationale volontariste. C'est l'Europe encore, qui offre un coup de main à l'ouverture prônée par Nicolas Sarkozy vers les socialistes en se rangeant comme un seul homme derrière la candidature de Dominique Strauss-Kahn, à la tête du FMI, le Fond monétaire international." Ludovic Vigogne du PARISIEN rapporte cette confidence fait hier par le président Sarkozy à propos de la visite de DSK aux responsables européens invités à déjeuner à l'Elysée : "J'ai présenté Dominique Strauss Kahn à José Socrates, le premier ministre portugais, actuel président de l'Union européenne. Ils sont socialistes tous les deux. Avec moi, cela fait un trio" a confié en rigolant le chef de l'Etat. Mais les éloges les plus flatteurs ce matin, je les ai trouvé dans le Journal du Dimanche et ils concernent Cécilia Sarkozy. "Elle a marqué de sa note personnelle les festivités du 14 juillet." Florence Muracciole a été subjugué par la première dame de France : "Elégante sans ostentation, présente mais discrète, Cécilia Sarkozy a sacrifié à la tradition mais sans en faire plus qu'il ne fallait, une fois ses obligations remplies. A petites touches, elle est en train de réinventer la fonction de first-lady dans laquelle elle ne se voyait pas." Dans LE PARISIEN, André Santini est encore plus élogieux. Il trouve, je le cite : "Cécilia remarquable". En revanche, le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique est beaucoup plus sévère vis-à-vis de son ex-ami François Bayrou :"Je crois, confie-t-il, qu'il est devenu chroniqueur politique". Toujours aussi critique, André Santini fait cette réflexion sur Ségolène Royal : "Je trouve les socialistes très méchants avec elle. Ils y ont cru. Elle les a dupés. La faute est en eux, pas en elle. Mais sur le fond, je crois que nous l'avons échappé belle". Les cérémonies du 14 juillet ont donc pris fin hier soir, avec un méga-concert sur l'esplanade du Champ de Mars dont la vedette principale était Michel Polnareff. 600.000 personnes étaient présentes sur le parvis de la Tour Eiffel et dans le public, Nicolas Sarkozy en personne qui a expliqué, avec ces mots, sa présence :"Je ne veux pas être enfermé dans une tour d'ivoire. Je suis un Français comme les autres. J'aime la musique, j'aime rencontrer les gens et je n'ai pas envie de me cacher." Pour en finir avec ces cérémonies du 14 juillet, le journal L'EQUIPE rend hommage aux 60 sportifs de haut niveau qui ont défilé sur les Champs-Elysées. "Les sportifs mis au pas" titre le quotidien sportif avec cette confidence du champion de natation Hugues Duboscq recueillie par Pascal-Grégoire-Boutreau : "Participer à cette fête, c'est comme monter sur un podium olympique. C'est un moment fort où l'on doit bien représenter son pays." Il y a bien sûr le Tour de France qui prend de l'altitude aujourd'hui avec une arrivée à plus de 2000 mètres à Tignes, dans les Alpes. Le nouveau maillot jaune, l'Allemand Linus Gerdemann, est présenté par LE PARISIEN comme "le nouveau Jan Ullrich". Une affirmation qui pour les adversaires du dopage, laisse perplexe d'autant que le journal L'EQUIPE nous précise que Linus Gerdermann a été soigné par le même médecin que l'ancien vainqueur du tour aujourd'hui retraité prématuré parce que convaincu de dopage. Une chose est sûre au moins c'est que du vélo, il en sera question aujourd'hui à Paris, puisque 750 stations Vélib' vont offrir aux Parisiens, en libre service, plus de 10.000 bicyclettes à partir de 13 heures. Paris ne fait qu'imiter Lyon : "Cela ne coûtera pas un centime aux contribuables, affirme le maire de la capitale, Bertrand Delanoë à Maguelone Bonnaud du PARISIEN, car c'est la société Decaux qui assume l'entretien et l'exploitation de Vélib'. Au contraire, précise encore Bertrand Delanoë, notre collectivité percevra une redevance annuelle de 3 millions d'euros." C'est pour LIBERATION "La Vélosophie". Fabrice Rousselot reconnaît que "la bicyclette à Paris, ça donne vraiment envie. Vélib' ouvre pour tout le monde les perspectives d'une nouvelle politique urbaine, celle de centres-villes un peu moins prisonniers de la cacophonie et de la tyrannie des voitures polluantes et hurlantes." Et puis, je vous conseille de lire aussi dans LE MONDE à la rubrique DEBATS, cette réflexion de Frédéric Schlesinger, directeur de France-Inter :"L'ambition de toucher un large public n'est pas méprisable pour une radio de service public. Notre offre doit être accessible et ouverte à tous. Cette accessibilité se mesure au nombre de nos auditeurs. Equilibrer exigence, alternative, qualité, découverte, respect et rencontre avec celui à qui nous nous adressons. Le média radiophonique, celui de l'immédiat, de l'émotion, de l'imaginaire, impose de la générosité et rejette égoïsme et narcissisme. C'est cela que l'auditeur choisit quand il adhère et refuse quand il fuit", signe Frédéric Schlesinger dont l'ambition est de faire de France Inter, une radio ouverte à tous les publics. Bonnes vacances et on vous retrouve encore plus nombreux à la rentrée !

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