Dans la presse ce matin, retour sur l'interview du 14 juillet de François Hollande

Et ce titre à la Une du Journal du Dimanche : « Celui qui dit non ». Non, au plan de PSA, qualifié par le président hier d' « inacceptable ». Pour Nicolas Prissette, en tout cas, le ton est donné : « Le président engage un bras de fer avec la direction du groupe automobile »... « L’exécutif est convaincu de pouvoir forcer PSA à revoir sa copie ».

Le Parisien/Aujourd'hui en France , préfère, lui, se demander « Que peut faire Hollande contre le plan PSA? ». C'est à sa Une. Le Parisien qui propose ce matin un dossier pour évaluer la marge de manœuvre réelle du gouvernement, face à la décision du patron du constructeur, Philippe Varin. Cela dit, en pages intérieures, Olivier Baccuzat ne cache pas son scepticisme : « on voit mal, écrit-il, comment l'Etat, qui n'est pas actionnaire de la marque au lion, pourrait faire barrage à la nécessaire restructuration d'un constructeur plombé par la chute des ventes en Europe et souffrant d'un déficit de compétitivité notoire face à la concurrence internationale ».

Même constat pour Hervé Favre dans la Voix du Nord : « voyant son pacte productif percuté de plein fouet par la fermeture d'Aulnay, le président menace : l'Etat ne se laissera pas faire. En fait il ne pourra pas empêcher la fin de la production de voitures sur le site », poursuit l'éditorialiste. « Face à sa première grande épreuve sociale, François Hollande peut encore mettre ce « choc » sur le compte de l'héritage mais il sait qu'Aulnay sera désormais le test de l'efficacité de sa politique économique et sociale ».

Le président, qui effectivement a accusé hier le précédent gouvernement. Celui-ci aurait contraint Peugeot à repousser ses annonces à l'après présidentielle. De quoi fâcher tout rouge l'ancien ministre de l'économie, François Baroin qui confie au Journal Du Dimanche : « C'est une mauvaise facilité que de s'essuyer les pieds sur ses prédécesseurs ».

En tout cas, s'il en est un qui n'a pas perdu une miette du discours présidentiel, c'est Lionel Champenois, 41 ans, ouvrier sur le site PSA d'Aulnay-Sous-Bois. « Il dit qu'il n'accepte pas? Moi je suis prêt à lui faire confiance, mais il faudra plus que des paroles ». C'est à lire dans le Parisien/Aujourd'hui en France . Et Lionel Champenois de se demander ce qu'il va devenir, ce qu'ils vont tous devenir, ceux qui directement ou indirectement, vivent de cette usine. La confédération des PME estime que plus de 7000 emplois seraient indirectement menacés dans le département de la Seine-Saint-Denis.

Plus globalement, pour Bruno Jeudy, dans le Journal Du Dimanche , le président, hier, « a joué la montre ». Un président qui a « du mal à ôter ses habits de candidat ». Un président à qui, il n'a pas échappé non plus, que sa côte de popularité commence déjà à décliner.

« Sur le fond, poursuit Bruno Jeudy, Hollande a repoussé l'opération vérité ». Et « c'est finalement sur ses déboires conjugaux qu'il aura été le plus carré ».

Dans le Journal Du Dimanche, également, un site web d'Al-Qaïda en rade à Toulon

Un site nommé Choumoukh Al Islam, inconnu du grand public, mais entré en quelques années dans le top 5 des porte-voix d'Al-Qaïda sur le net. Choumoukh serait hébergé en Indonésie, mais c'est depuis Toulon qu'il était jusqu'à présent administré. La police a interpelé le 29 juin dernier un tunisien de 34 ans, officiellement peintre en bâtiment, « sans avoir à quitter femme et enfant, l'homme aurait ainsi trouvé par internet une façon de participer au djihad », écrit le quotidien, « sans bouger de chez lui ». Et ce « cyberdjihadisme », il se développe de plus en plus, constatent les autorités. Normal, « les islamistes sont des enfants de notre époque », insiste l'islamologue Mathieu Guidère.

A lire d'ailleurs dans Courrier International , l'enquête de Newsweek Pakistan sur ces jeunes qui maîtrisent l'informatique et qui mettent de plus en plus leurs compétences au service des talibans pour préparer des attentats dans des centres urbains.

Quoi d'autre dans la presse?

Des centaines de cadavres d'éléphants mitraillés à la kalachnikov, des défenses extraites à coup de machette, la trompe sectionnée. On pensait, depuis 1989, depuis l'adoption du moratoire sur le commerce de l'ivoire, en avoir fini avec ces scènes cruelles. Et bien non : « Les éléphants de nouveau menacés » titre le Parisien/Aujourd'hui en France , où l'on apprend que le braconnage des pachydermes, abattus pour leur ivoire a repris de plus belle en Afrique, ces derniers mois. La clientèle asiatique est même de plus en plus demandeuse de cet « or blanc », dont le cours, rapporte le quotidien, grimpe en flèche.

Et alors que le Tour de France s'attaque aujourd'hui aux Pyrénées, Sud Ouest dimanche s'intéresse à la « Tentation du dopage ».

Une pratique qui, selon Pierre Tillinac, ne serait plus limitée aux sportifs tant les produits dopants sont désormais faciles à trouver. Surtout sur internet.

Et ce paragraphe, pas du tout anxiogène pour les parents d'ados :

« Aux Etats Unis, 10% des jeunes prennent des anabolisants pour améliorer leur masse musculaire. Demain, peut-être des dealers de produits dopants attendront les clients dans les rues, comme ceux qui vendent aujourd'hui du cannabis » car les adolescents sont, paraît-il, de nouvelles cibles pour les trafiquants.

Enfin, à la Une de la Voix du Nord , ce couple en ciré et botte, assis dos à la mer, les cheveux au vent. Et ce titre « Début d'été pourri, c'est pas bientôt fini? ». Reportage sur la digue de Calais, où les touristes frôlent la dépression nerveuse, les professionnels du tourisme aussi. « C'est une catastrophe » s'enflamme une restauratrice. C'est toute la moitié Nord du pays, en réalité, qui n'en peut plus de ce temps de novembre.

Mais le soleil revient, pour 3 jours, nous annonce le Journal Du Dimanche . Le journal du Dimanche , qui nous apprend également que la météo divise aussi la France en matière de sexualité!

Selon l'étude du site de relations extraconjugales gleenden.com, 61% des sondés résidant dans les zones de fortes précipitations accusent une baisse de libido. Le top des cinq régions « sexuellement en berne »? La Bretagne, le Nord-Pas-de-Calais, les Pays de la Loire, le Poitou-Charentes et l'Ile-de-France. Les villes refuges alors? Et bien Cannes, Marseille et Montpellier!

© Alexandra Ackoun

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