« On a tous son gros dégueulasse. »

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C’est le titre, volontairement accrocheur, de la chronique signée par la blogueuse et écrivain Titiou Lecoq.« On en a tous connu au moins un, dit-elle, et il n’y a pas de portrait-robot. Il est gros, maigre, chauve, chevelu, petit, grand, beau, moche, velu, imberbe. On ne le reconnaît pas à son physique. On le reconnait à la boule qui se noue dans le ventre quand on passe près de lui. Une espèce de malaise qui, avec le temps, se fait de plus en plus pesant. » Le texte est à lire sur SLATE.fr , texte dans lequel Titiou Lecoq raconte donc les « gros dégueulasses » qu’elle a fréquentés dans les boîtes où elle a travaillé… Elle raconte ce commercial, qui alors qu’elle venait d’attraper une angine, lui lance « Tu sais, j’ai un remède naturel contre la toux ! » , tout en se caressant l’entre-jambes. Elle raconte également cet autre homme qui, lui, ne lui a jamais rien dit, mais passait son temps à la regarder de façon lubrique… Elle en a parlé à ses chefs, mais ses chefs n’ont rien répondu, et surtout n’ont rien fait. Preuve, écrit-elle, que chaque fois, « les femmes doivent fermer leur claquet, ravaler leur malaise, prendre sur elles et si, en plus, elles pouvaient arrêter de faire la gueule, ça serait quand même plus sympa »Mais désormais, Titiou Lecoq a décidé de ne plus rien laisser passer. Ne plus se taire, jamais. Car nous les femmes, poursuit-elle, « C’est vrai qu’on a peu de pouvoir, mais on en a quand même un : celui de la parole. Et si on se prive même de celui-ci, autant tout abandonner. »

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« Nous ne nous tairons plus. »C’est également ce que disent 17 anciennes ministres qui signent un appel dans LE JOURNAL DU DIMANCHE. Elles sont de tous les âges et de tous les bords… Roselyne Bachelot, Cécile Duflot, Christine Lagarde, Corine Lepage, Fleur Pellerin, Dominique Voynet, Nathalie Kossiusko-Morizet, Aurélie Filipetti, Yvette Roudy, Rama Yade… Au total, donc, elles sont 17, 17 anciennes ministres qui signent cet appel contre le sexisme en politique, et même, plus largement, contre le sexisme tout court… Un appel qui fait suite aux révélations de FRANCE INTER et du site MEDIAPART à propos de Denis Baupin. Des témoignages accusant de harcèlement sexuel le député écologiste… Témoignages qui ont révolté ces anciennes ministres qui lancent, dans leur tribune, que « l’impunité, c’est fini »« Nous ne nous tairons plus, disent-elles. Nous dénoncerons systématiquement toutes les remarques sexistes, les gestes déplacés, les comportements inappropriés. Et nous encourageons toutes les victimes à parler et à porter plainte. »

A cet effet, elles proposent même plusieurs mesures, pour mieux lutter contre le harcèlement sexuel . Notamment l’allongement des délais de prescription, la possibilité pour les associations de porter plainte en lieu et place des victimes, ainsi qu’une meilleure indemnisation des victimes… Des victimes que l’on peut retrouver dans toutes les professions et dans tous les milieux, y compris donc dans le monde politique, monde dominé par des hommes qui ne sont pas tous sensible au devoir d’exemplarité…

Témoignages, dans l’hebdomadaires, d’élues et d’assistantes, qui détaillent le sexisme politique au quotidien : blagues douteuses, mains baladeuses et parfois c’est bien pire encore… Un ministre du gouvernement actuel qui, à propos d’une députée, lance à Cécile Duflot : « Mis à part ses seins magnifiques, elle est comment ? » Une ancienne ministre de Nicolas Sarkozy raconte, elle, qu’un de ses collègues ne cessait de lui demander si elle portait des culottes ou des strings… « Et ta jupe est trop longue, il faut la raccourcir. » Rama Yade raconte « les gens qui vous tripotent et vous mettent les mains sur la taille » … Une autre se souvient d’un député lui proposant de venir dîner chez lui : « Tu pourrais visiter ma maison, ma femme n’est pas là. » _ Une assistante parlementaire a même confié au journal que pas plus tard que la semaine dernière, une de ses jeunes collègues s’était fait « coincer par son député dans le parking »_ … Elle pourrait porter plainte, mais elle ne le fera pas. Trop peur que ça brise sa carrière… Libérer la parole : ce n’est pas encore gagné.

Lui, il a toujours eu la parole très libre : interview de Jean-Luc Mélenchon dans LE JOURNAL DU DIMANCHE . Le candidat du parti de gauche à la présidentielle assure que Manuel Valls sera renversé dans deux mois. C’est du moins ce qu’il souhaite : que Manuel Valls s’en aille. Et s’il dit « dans deux mois » , c’est parce que c’est à ce moment-là que le texte sur la réforme du Code du travail reviendra à l’Assemblée… L’occasion, pour les députés frondeurs du parti socialiste d’imaginer éventuellement une nouvelle motion de censure… Jean-Luc Mélenchon les appelle d’ailleurs à faire équipe avec lui, affirmant qu’il est la seule alternative à une candidature sociale-démocrate. Aujourd’hui, assure-t-il, « je peux être en situation d’être présent au second tour » .

De son côté, LE MONDE , nous explique qu’Arnaud Montebourg devrait en dire davantage sur ses intentions dès demain, dans son discours au Mont Beuvray…

Quant à LA DEPECHE DU MIDI , elle revient sur la polémique politique de la semaine : « La polémique après l’annulation du show de Black M. à Verdun » . Hier, la ministre de la Culture a dénoncé « un ordre moral nauséabond » . A ce propos, d’ailleurs, un mot sur la boulette que j'ai commise hier. Pour illustrer cette polémique autour du concert de Black M., j'ai donné à entendre une chanson de son collègue et ami Maître Gims. Les fans des deux rappeurs m'ont illico fait part de leur consternation. C'est comme si en parlant de Lara Fabian par exemple, j'avais diffusé une chanson d'Hélène Ségara. Ou comme si en parlant de Bob Sinclar, j'avais diffusé du David Guetta. Mes plates excuses, donc, à Black M., mes plates excuses à Maître Gims. J'ai confondu, j'en suis confus. Et, par avance, j'en profite pour m'excuser aussi auprès de Lara Fabian, Hélène Ségara, Bob Sinclar et David Guetta.

Devoir porter une couche sur son lieu de travail. Dit comme ça, la formule peut prêter à sourire. Mais c'est une réalité vraiment pas drôle du tout que dénonce l'ONG américaine Oxfam.Aux États-Unis, certains ouvriers du secteur de la volaille sont contraints de porter des couches, faute d'avoir le temps et le droit de se rendre aux toilettes.__ C’est ce que rapporte ce week-end LIBERATION , précisant que l'ONG a recueilli différents témoignages à travers le pays. Et tous racontent des situations similaires : une pression infernale, des cadences infernales et l'impossibilité de prendre les pauses nécessaires. « Moi et beaucoup d'autres, nous portions des Pampers » , raconte par exemple Dolorès, une ancienne employée d'une usine de l'Arkansas. Selon le rapport que cite le journal, la grande majorité des 250.000 employés du secteur avicole lutteraient pour s'adapter à ce déni des besoins de base. Près de 9 sur 10 déclarent avoir moins de 2 pauses-pipi par semaine. En conséquence, « les travailleurs urinent et défèquent debout face à la ligne d'assemblage » , ce qui représente, d'après l'ONG, « une claire violation des lois américaines de sécurité au travail » . On dira que c'est également une claire violation du respect de la dignité.__

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Où est la dignité ? C’est aussi la question qu’on se pose à la lecture du PARISIEN . Dossier et reportages « dans l’impasse des Balkans » … En l’occurrence, en Grèce, où des milliers de réfugiés sont bloqués depuis les accords signés au mois de mars entre l’Union Européenne et la Turquie. Pour ces réfugiés, l’île de Lesbos est aujourd’hui devenue comme une prison à ciel ouvert…

Et puis c'est dimanche prochain que débutera Roland Garros... Et pour l'occasion, SOCIETY est allé rencontrer l'un des favoris du tournoi : Rafael Nadal, déjà 9 fois vainqueur et actuel 5ème joueur mondial.

Or malgré les victoires, malgré son palmarès, le tennisman confie qu'il est toujours rempli de doutes, et que le pire, c'était l'an dernier, une saison difficile, avec de vraies d'anxiété, y compris sur les cours. Rafael Nadal rempli de doutes, et puis rempli de tics aussi. Des tas de petites superstitions... Ses bouteilles d'eau doivent être à une place précise, avec les étiquettes dans un sens précis... Entre les échanges, il s'efforce de ne jamais marcher sur les lignes, ni sur les inscriptions peintes sur le terrain... Et puis avant de servir : il se touche le visage, il se remet les cheveux derrière les oreilles et il réajuste son slip... Autant de rituels qui confinent à maniaquerie. « Est-ce là votre façon de gérer le stress ? » lui demande Carole Bouchard. Réponse du Majorquin : « Au fond de moi, je n'ai pas l'impression que tout ça soit indispensable, mais simplement je me sens mieux en faisant tous ces trucs. D'ailleurs, précise-t-il, hors du cours, je n'ai pas du tout ce genre de tics ! »

Dans cette interview, Nadal revient aussi sur les accusations de dopage formulées par Roselyne Bachelot. Il a porté plainte pour diffamation, il attend maintenant le procès. Mais il assure qu'aujourd'hui, le monde du tennis est clean. « Ceux qui ont triché ont été chassés des tournois. Personne ne couvre qui que ce soit et je crois que tous mes rivaux sont propres à 100%. »

Rafael Nadal qui, soit dit en passant, vient de s'offrir un joli bateau pour la coquette somme de 13 millions d'euros. L'info est à lire dans GALA , qui précise qu'il s'agit d'un yacht de 23 mètres, soit la longueur exacte d'un terrain de tennis . « Un jouet à sa mesure », commente l'hebdomadaire. A ce compte-là, on ne peut s'empêcher de penser que si Nadal avait joué au ballon rond, il se serait payé un yacht de la longueur d'un terrain de foot. A l'inverse, s'il avait été champion de tennis de table, il se serait, dès lors, contenté d'un voilier nettement plus petit. C'est moins de 3 mètres, la longueur d'une table de ping-pong... Allez, vive le ping-pong, vive le tennis et vive les femmes !

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