Nous aimons tellement la Corée… que nous sommes heureux, qu’il y en ait deux ! - La Corée du Sud, de Monsieur Ban Ki-Moon, élu par acclamations, secrétaire général des Nations Unies qui doit succéder à Kofi Annan le 1er janvier prochain. Monsieur Ban-Ki Moon qui figure, ce matin, en première page du journal « La Montagne », est un diplomate terne et effacé selon « Le Monde », qui le juge plus secrétaire que général, tout en attendant de lui de surprises. Car la fonction crée l’organe et peut changer les hommes ! - L’autre Corée, celle du Nord, fait elle aussi, la une des quotidiens ce matin, d’une part parce que le Conseil de Sécurité a décidé de sanctionner l’explosion quasi-confirmée, de sa première bombe nucléaire, le 9 octobre dernier. Et d’autre part, parce que cette Corée-là, qui va être privée, d’armes, de matériels liés à la technologie nucléaire, et de produits de luxe, est dirigée par un dictateur pervers que George Bush, a traité de pygmée, quand il a rangé en 2003, la Corée du Nord dans les pays de l’Axe du Mal. - Gilles Delafon ne partage qu’en partie cet avis du Président des Etats-Unis, dans le portrait de Kim Jong-Il, qu’il signe aujourd’hui dans le « Journal du Dimanche ». Selon mon confrère, « le cher leader » Nord-Coréen fils de Kim-il-Sung, « le leader éternel », n’est pas dingue. Il est simplement prêt à tout, pour sauver son régime, et ses tirs de missiles, ses expériences nucléaires seraient les dernières cartes, de ce pragmatique, en partie soutenu par la Chine et par la Russie. Gilles Delafon, appelle ça, « le poker atomique » d’un homme qui n’a plus rien à perdre, et dont le pays, on le sait, est au bord de la pénurie alimentaire. Mais Kim-Jong Il, obéit à ses militaires qui gouvernent d’une main de fer, 22 millions d’affamés au Nord du 38ème parallèle entre les deux Corée. Bref, le dictateur aux talonnettes soucieux de rehausser son petit mètre soixante, et dont on connaît le goût pour le cognac et les belles voitures, voudrait faire croire, qu’il possède la bombe, pour monnayer sa capacité de nuisance, et survivre. Le cher leader est déterminé mais pas suicidaire. Jacques Attali dans sa chronique de « L’Express » le croit lui aussi, quand il évoque ce qu’il appelle « le leurre de Pyong-Yang ». Selon Jacques Attali, la Corée du Nord, n’aura jamais les moyens de développer durablement l’arme nucléaire. En une seule famine, écrit-il, 2 millions de Nord Coréens sont morts, et beaucoup décèdent pendant les dix années que dure le service militaire. Ce pays-prison, ne vit que parce que la Chine et la Corée du Sud, ses partenaires commerciaux ont eu jusqu’à présent intérêt à sa survie. La Chine pour faire peur au Japon. Et la Corée du Sud, pour éviter qu’une réunification trop brutale des deux Corées, ne remette en question son 10ème rang économique mondial, si difficilement acquis. Mais conclut Jacques Attali, quand la Chine et la Corée du Sud se décideront, le régime du Nord s’effondrera, comme se sont effondrées avant lui d’autres dictatures animées de velléités nucléaires, en Afrique du Sud et au Brésil. Pékin et Séoul le voudront très bientôt, pour éviter que le Japon ne prenne prétexte de la nucléarisation de la Corée du Nord pour se doter, lui aussi, de l’arme atomique ! Alors, comme à trois reprises dans les trois derniers siècles, la Chine assurera l’indépendance de la Corée réunifiée sans l’envahir. Et les deux pays se réconcilieront avec le Japon. D’ailleurs, il conclut : tout cela aura lieu sous les auspices des Nations unies, dont le tout nouveau secrétaire général, Ban Ki-moon, est justement un… Sud-Coréen. Nous aimons tellement la pré-campagne présidentielle, que nous sommes heureux, qu’elle soit aussi longue, et crée autant de difficultés, à gauche pour Ségolène, qu’à droite pour Sarkozy. Naturellement, je ne parle que des journalistes, qui s’évertuent ce dimanche encore, à souligner les obstacles dressés, sous les pas de Madame Royal au PS, et sous ceux du Ministre de l’Intérieur à l’UMP. Paul Wermus, hier, en traitait gentiment dans France-Soir, en publiant les surnoms donnés dans les couloirs, par les militants socialistes aux trois candidats qui demeurent en lice. Dominique Strauss Kahn serait surnommé, gentlemen-frimeur. Ségolène Royal, aurait été rebaptisée Marie Besnard, parce qu’elle empoisonne tout le monde. Et Laurent Fabius, « Louis la brocante », je ne sais pas pourquoi, peut-être à cause de la moto, ou de ces petits métiers disparus… Peu importe, car aujourd’hui, c’est un de ceux qui ont choisi Fabius, Monsieur Jean-Luc Mélanchon, qui tient tribune, dans le « Parisien-Dimanche ». Et l’homme est sévère, pour les concurrents-adversaires, de son poulain… Question de Dominique de Montvalon : La vraie compétition, pour vous, c’est Royal-Fabius ? Oui, mais il y a trois candidats et trois orientations différentes et légitimes. Royal, c’est la droite de la social-démocratie : on survalorise les questions sociétales et on juge habile tactiquement de reprendre les mots de l’adversaire. C’est une ligne désastreuse… Les candidats n’ont pas le droit de dire qu’ils n’ont pas d’avis. Le second choix, pour les militants PS, c’est Strauss-Kahn… Réponse de Jean-Luc Mélanchon : lui, c’est la candidature de nostalgie du bon vieux temps où la social-démocratie européenne arrivait à faire des compromis avec le patronat parce qu’il y avait du grain à moudre. Mais le capitalisme a changé. La finance transnationale le domine. Il faut inventer une nouvelle stratégie de négociation. Reste votre ami Fabius… Oui, j’ai choisi Fabius. C’est un choix de raison. Il a la stature d’un homme d’Etat. Question alors de Dominique de Montvalon : Comment va finir cette campagne interne ? Ah, si je savais ! Nous ferons pour le mieux. Les médias « pipolisent » notre débat et, en plus, 80 000 personnes viennent d’adhérer chez nous à tarif réduit pour désigner le candidat, mais sans qu’on les éclaire sur notre histoire collective et sur les enjeux. Il y a en tout cas une certitude : ce n’est pas un match entre la gazelle et les éléphants car tous les éléphants du parti font bloc derrière Ségolène. Le féminin d’éléphant, ce n’est pas gazelle. Vos adversaires vont dire que vous n’avez pas un mot contre la droite… Je parle du PS car, en l’état, c’est au PS que nous avons un choix crucial à faire. Mais, au fond, la droite vit une crise semblable à la nôtre. Allez suivre le débat au Sénat sur la fusion GDF-Suez : non seulement toutes les cartes ne sont pas sur la table mais, dans une ambiance crépusculaire, aucun ténor de droite ne prend la parole. En fait, la masse du petit peuple de droite n’aime pas le libéralisme, n’aime pas la richesse arrogante et croit à l’Etat, aux valeurs du travail bien fait et bien payé. Mais, comme nous, ils se sont fait piquer les clés de la voiture par des libéraux et ils ne peuvent plus descendre en marche ! Interview parallèle, et anti-Sarkozy, de Jean-Louis Debré dans le Journal du Dimanche, réalisée celle-là, par Virginie Le Guay. Elle est titrée : Ce dénigrement continu est insupportable. Réponse de Jean-Louis Debré : Au nom de quoi empêcher Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin ou qui que ce soit d’autre d’être eux aussi candidats ? Tout le monde a le droit de faire valoir ses idées, de les défendre. Le débat doit vivre, être riche. N’excluons rien, ni personne. Tout est ouvert et devra le rester encore un bon moment. Nous ne sommes qu’à sept mois de l’élection présidentielle. Que le calendrier de Monsieur Sarkozy rythme sa propre campagne, quoi de plus normal. Mais rien ne l’autorise à l’imposer aux autres. Chacun doit se sentir libre de se présenter quand bon lui semble et de la façon qui lui convient. On dit que certains chiraquiens dont vous feriez partie préféreraient voter Ségolène Royal plutôt que Nicolas Sarkozy. C’est de la manipulation pure. De l’intox dangereuse. Et c’est d’autant plus irresponsable que nous avons tous en tête certaines élections passées. Je me souviens du fameux « Oui mais ». Ne jouons pas à ces petits jeux stériles et politiciens. Pour autant, j’adresse tous mes vœux chaleureux à Ségolène Royal. Elle aussi a dû apprendre à se méfier de ses propres amis. A juste titre. Qui souhaitez-vous comme candidat pour l’UMP lors de l’élection présidentielle de 2007 ? Nicolas Sarkozy : 40 % Michèle Alliot-Marie : 11 % Dominique de Villepin : 9 Jacques Chirac et Alain Juppé : 2 Jean-Louis Borloo : rien Philippe Douste-Blazy : rien non plus. Insécurité dans le 9-3…et j’en aurai fini… Il ne faut pas dire racaille… ni karcher… peut-on dire sauvageons, quand on voit le guet-apens dressé aux policiers, ou regretter avec Prévert… Les gentils enfants d’Aubervilliers. Jean-Claude Kiefer dans les Dernières Nouvelles d’Alsace. « Que des policiers soient agressés est déjà intolérable. Que des événements se répètent, avec toutes les apparences de « guet-apens » organisés, devient inquiétant, surtout à la veille d’un triste anniversaire : les émeutes dans les banlieues en novembre 2005. »

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