Bonjour à tous… C’est un grand français. Il épousera dans trois semaines en l’église Saint-Germain l’Auxerrois Eva Longoria la star américaine, élue première en 2005 au hit parade des most beautiful people planétaires. Au point que l’on appelle déjà, le basketteur français de Saint-Aignan Tony Parker : M. Eva Longoria. « Le meilleur c’est lui », s’écrie aujourd’hui, « L’Equipe » sur une photo du frenchie, remportant aux Etats-Unis le titre de meilleur joueur de la finale NBA. « C’est phénoménal », s’exclame dans son éditorial, le quotidien du sport. Parker est le premier européen à triompher ainsi dans une discipline collective mondiale dominée par les Etats-Unis. Son palmarès rejoint désormais celui de Larry Bird, de Magic Johnson ou de Michaël Jordan. Chez nous, il faudrait le comparer au Zinedine Zidane de 1998, tant l’ascension de Tony Parker de Mont Saint-Aignan à Cleveland, est fascinante et fulgurante… Une fée a du se pencher, il y a 25 ans sur le berceau de ce surdoué, poursuit l’éditorialiste de l’EQUIPE, avant de noter : « Voilà un homme qui transforme en or, tout ce qu’il touche ». Il est réaliste et pragmatique comme un américain, avec du caractère et une devise bien française qu’il a su s’appliquer : « quand tu veux, tu peux. » Parker, vous le retrouverez dans tous les quotidiens ce matin, aux premières pages, où il l’emporte souvent sur les vainqueurs et les vaincus annoncés, de notre second tour législatif, demain… Tout juste s’il ne renvoie pas provisoirement au second plan, la confrontation ente les deux Palestine rivales du Proche-Orient, celle d’Ismaël Haniyeh à Gaza, et celle de Mahmoud Abbas, en Cisjordanie à Ramallah. Mais LE PARISIEN, n’est pas seul à expliquer ce matin pourquoi. OUEST-FRANCE, LA MONTAGNE, MIDI LIBRE, L’INDEPENDANT CATALAN, LE FIGARO, LIBERATION, tous consacrent en effet beaucoup de place au sacre du français, son entrée dans la légende… Même si LE PARISIEN est seul à souligner aujourd’hui la trilogie : Basket, amour, argent… avec ce titre-cri de première page : Tony-Eva, quel destin ! Antoine Blanchard, a interviewé à Cleveland, le héros, qui lui confie, je me souviendrai de 2007, toute ma vie… avant d’ajouter, je veux encore gagner, et fait un back to back. D’ailleurs, ce n’est pas par hasard, si je me marie à Paris le 7 juillet prochain. 7… 7, 7. Il fallait y penser… Et LE PARISIEN de consacrer, une pleine page, à la folie superstitieuse… de ces trois chiffres, qui seront rassemblés dans 3 semaines, comme dans les machines à sous qui sur cette combinaison, ouvrent le jackpot. Il paraît en effet, que 7 est un chiffre parfait et porte-bonheur, tellement parfait même, que des milliers de couples, vont convoler le 7 juillet 2007. Le loto prévoit lui aussi déjà, une super-cagnotte à 7 millions d’euros… et cent manifestations heureuses et magiques, sont prévues en Ardèche, dans trois semaines, le département 07. A Pouzin, dans l’Ardèche justement, commune de 2700 âmes, 7 véhicules anciens et calèches, défileront à 10 heures 07, et l’apéro sera offert à 12H07. Plus intéressante est la question évidemment de l’origine de cette superstition. LE PARISIEN l’évoque en encadré, et il n’est guère besoin de s’y appesantir… mais tout de même. Mais Dieu a créé le Monde en 7 jours… La rose de la Bible a sept pétales, le chandelier 7 branches. Il y a sept péchés capitaux, sept bêtes de l’Apocalypse, sept dons du Saint-Esprit, sept merveilles du monde, sept couleurs de l’arc-en-ciel, sept notes de musique, sept ans de malheur quand le miroir se brise, des bottes de 7 lieues, les sept nains de Blanche Neige, les 7 mercenaires, les 7 samouraïs , Tintin et les sept boules de cristal, James Bond 007, le septième ciel, et la langue qu’il faut tourner, 7 fois dans la bouche, avant de parler. Tout cela est page 12 du PARISIEN, et me permet de ne pas évoquer, les élections législatives dont nous n’avons pas le droit de parler. Comme on n’a pas le droit d’en parler, donc, je ne dirai pas, que LE FIGARO titre sur la dernière étape avant les réformes, et le scrutin de demain qui devrait confirmer, ce que vous savez. LIBERATION est plus explicite, avec une première page, couleur de ciel outre-mer, et cette interrogation, à côté d’un portrait de Nicolas Sarkozy qui a l’air ravi… Aura-t-il un chèque en bleu ? François Régis Hutin, dans OUEST France, rappelle ses lecteurs de l’Ouest, à leur devoir de citoyen. Electeurs, leur dit-il, encore un effort, ce sera le dernier de la longue série électorale que avons vécu cette année. Vertiges… ou clarification ? Enjeux en tout cas, pour la gauche comme pour la droite, écrit Dominique Taribo, dans l’EST REPUBLICAIN de Nancy. Tandis que l’HUMANITE prend parti, avec un titre dont je peux, sans enfreindre, la loi, vous lire au moins la moitié : « La démocratie a besoin d’air. » Juste au-dessus, en exergue un mot magnifique et très philosophique de Martin Luther King… « Si on m’apprenait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier… » Que ne plantent-ils des arbres fruitiers, les adversaires acharnés du Proche-Orient… du côté de toutes les frontières, mal dessinées et si peu sécurisées… Deux extraits… que je voudrais vous soumettre à tous parce qu’ils me paraissent intéressants. Celui de Jules Clauwaert de Nord-Eclair à Roubaix, et celui de François Becet qui écrit dans le Journal l’Alsace de Mulhouse. D’abord celui de Jules Clauwaert. Il pose une question : est-ce qu’on va vers l’irakisation au Proche-Orient. Et il commence ainsi : Des images de guerre civile, prise par des cameramen intrépides ou par des amateurs qui savent les monnayer ; c’est ainsi que nous avons assisté, quasiment en direct, à la prise de pouvoir dans la violence, sur la « bande de Gaza » par les extrémistes du Hamas. Ce qui permettait aussitôt d’évoquer l’installation d’une « petite république islamique » nouvelle au Proche-Orient. Ces « milices illégales », poursuit Jules Clauwaert, tout de noir vêtues et cagoulées n’avaient pas hésité à tirer, la veille, sur les manifestants désarmés d’une « marche pour la paix » qui se voulait de conciliation. Après quoi, la garde particulière du Président Mahmoud Abbas, lorsqu’il séjourne à Gaza, ayant cédé sous le nombre, les bâtiments officiels étaient assaillis, leurs occupants subissant le sort des vaincus : exécutions, jusque dans les hôpitaux, « interrogatoires musclés », et libération des autres, par suite d’une clémence soudaine proclamée à la sortie des mosquées. Second extrait, je vous l’ai dit, il est signé François Becet et il est publié dans L’Alsace publié à Mulhouse. Ca commence ainsi : Le rêve de Yasser Arafat d’une Palestine indépendante s’est éloigné. S’il n’est pas mort, il a été gravement blessé par les balles tirées par le Hamas et le Fatah pour des questions de pouvoir, sans aucun souci pour les civils palestiniens, qui ont le plus grand mal à survivre. Alors qu’ils avaient juré de respecter les accords signés, les « seigneurs de guerre » des deux camps n’ont servi que leurs ambitions, oubliant cette indépendance qu’ils disent être leur seul but. Désormais, conclut mon confrère de Mulhouse : il existe deux entités palestiniennes, deux sociétés distinctes et même deux gouvernements qui se prétendent également légitimes. La guerre peut gagner la Cisjordanie. Certains pourront dire que cette véritable catastrophe était prévisible depuis les élections qui ont porté les islamistes du Hamas au pouvoir. En réalité, le mal est plus profond, les rivalités entre factions palestiniennes ne sont pas seules en cause. Depuis des années, la région est victime d’un formidable gâchis. Le Fatah, le Hamas, Israël, les Etats-Unis, la Syrie, l’Europe, l’Onu ; ils sont tous responsables, tous coupables.

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