Bonjour à tous… … le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? A ces trois questions toujours d’actualité, en France, comme au Proche-Orient, Charles de Gaulle dans son inoubliable appel du 18 juin 1940, répondait : Non. Le dernier mot n’est pas dit. Et il ajoutait : « Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause. Je vous dis que rien n’est perdu, pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus, peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Moi Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans les armes, j’invite les ingénieurs, et les ouvriers qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Et il concluait : « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française, ne doit pas s’éteindre, et ne s’éteindra pas. » On fêtera demain, lundi, pour la 67ème fois, l’anniversaire de l’appel du 18 juin, qui mariait si bien, le courage d’un homme et ses intuitions politiques géniales. Le courage disait Jean Jaurès, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel. Pascal Bruckner, dans la revue trimestrielle « Le meilleur des Mondes », y revient aujourd’hui, dans un grand article consacré au fondamentalisme, dans lequel il explique que « la culture du courage, c’est peut-être ce qui manque le plus aujourd’hui à nos directeurs de conscience »… Selon Pascal Bruckner en effet, nos directeurs de conscience seraient plutôt les symptômes d’une Europe fatiguée qui doute d’elle-même et se couche à la moindre alerte. Derrière leur mélasse rhétorique de bien-pensants, on entend une vieille musique, toujours la même, celle de la capitulation. Et Bruckner de se demander, à propos de ce qu’il appelle un fondamentalisme des lumières à opposer éventuellement au fondamentalisme religieux. Le philosophe cite Voltaire qui s’interrogeait déjà lui aussi, au XVIIIème siècle français, dans les mêmes termes quand il disait : « Que répondre à un homme qui vous dit qu’il aime mieux obéir à Dieu qu’aux autres hommes, et qui en conséquence est sûr de mériter un jour le ciel en vous égorgeant… » Et bien, écrit Bruckner, dans cet excellent numéro de la revue « Le meilleur des mondes… » « Il faut en convenir, les ennemis de la liberté se recrutent d’abord, dans nos sociétés libres, chez une partie des élites éclairées, qui dénient le bénéfice des droits démocratiques au reste de l’humanité, voire à leurs compatriotes, si ceux-ci, ont le malheur d’appartenir à une autre religion, ou à une autre ethnie. Gare, conclut le philosophe… à ne pas organiser dans notre Europe, à partir d’une remise en cause de nos valeurs, un apartheid des communautés… Car, c’est une chose de reconnaître les convictions et les rites de concitoyens d’origine différente, et une autre chose de donner sa bénédiction à des communautés insulaires qui dressent des remparts entre elles et le reste de la société. » C’est une belle interrogation que l’interrogation de Pascal Bruckner un jour d’élection, et c’est aussi une bonne illustration aussi de la crise qui paralyse sous nos yeux un peuple partagé, comme l’écrit Le JOURNAL DU DIMANCHE, entre deux Palestine. Celle du Hamas d’Ismaël Haniyeh, à Gaza, et celle du Fatah, de Mahmoud Abbas, replié en Cisjordanie, à Ramallah. Il faut aider Mahmoud Abbas, et son nouveau gouvernement formé de personnalités indépendantes s’écrie Madame Hind Khoury, la déléguée générale de Palestine en France. L’urgence, explique-t-elle, dans LE PARISIEN ce matin, en répondant aux questions d’Henri Vernet, c’est le retour, sur le terrain, à un minimum de normalité. Sinon, nous risquons d’aller, vers la fin de notre rêve d’un état palestinien unitaire. Pierre Taribo, dit pour ainsi dire la même chose, dans les colonnes de l’EST REPUBLICAIN de Nancy… après avoir accusé l’Europe, Israël et le monde, de n’avoir rient fait depuis des années. Madame Khoury le dit elle aussi à mon confrère du PARISIEN, quand il souligne… Gaza au Hamas, la Cisjordanie au Fatah… Voilà deux embryons d’Etat, et non pas un… On est, explique la déléguée générale de la Palestine en France, on est devant une situation de chaos. Mais le monde s’alarme maintenant, alors que depuis des années nous crions contre l’occupation, contre la vie de misère des Palestiniens, contre l’asphyxie des territoires. J’espère qu’avec l’intervention des pays arabes et d’autres pays amis, la situation se calmera, et que des pourparlers internes pourront reprendre. Le journal LE MONDE, daté dimanche-lundi, évoque lui, l’inquiétude des Gazaouis, face au Hamas qui pille la ville… Vous avez qu’un certain nombre tentent de franchir les frontières, il y en a deux, une côté israélien, et l’autre, côté égyptien. Le Monde s’inquiète, sur une pleine page d’une Autorité palestinienne menacée. Dans LE NOUVEL OBSERVATEUR, paru il y a quelques jours, René Backmann, faisait me semble-t-il, un pas de plus, en se demandant si d’aventure, ce ne serait pas l’utopie palestinienne, qui serait aujourd’hui condamnée. Dans LE FIGARO du week-end, Alexandre Adler, voit bien lui, des petites mains, s’agiter derrière tous les événements récents du Proche-Orient. Il évoque les évènements du Liban, l’autre semaine, et les événements de Gaza, en ce moment. Et il écrit ceci : C’est le Hamas qui est monté au créneau à Gaza pour le compte de la famille Assad et qui lui a fait miroiter un soutien iranien qui pour l’instant, selon Alexandre Adler, tarderait à se manifester. Et il ajoute : c’est dans ce sens que le coup d’audace islamiste de Gaza risque de se transformer en catastrophe stratégique que certains rêvent de constituer depuis la faculté de théologie d’Al Azar au Caire jusqu’aux grandes écoles iraniennes de Rome et Adler d’ajouter : si l’Iran devait basculer de facto dans le camp de la modération relative, en revanche, il se pourrait que les événements de Gaza affectent de façon particulièrement malheureuse, un autre pays voisin : l’Egypte. D’où, conclut-il, ce paradoxe terrible qui est en train de se déployer sous nos yeux, le suicide violent d’un mouvement national palestinien désormais démembré, idéologiquement et géographiquement qui pourrait aussi conduire, ce qui n’était absolument pas prévu au départ, à l’implosion de l’Egypte, un état qui, du Darfour aux rues populeuses du Caire, est défié aujourd’hui sur tous les fronts. Autrement dit, Alexandre Adler voit derrière les événements de Gaza, la main de la Syrie et de Damas. Il ne voit pas encore la main de l’Iran mais il est persuadé que l’incendie peut se propager aux différents états de l’ensemble de la région. Si j’osais, je dirai : Quand l’un bouge, l’autre pas… Damas a bougé pas encore Téhéran. Mais pour le chroniqueur du FIGARO, évidemment c’est la Syrie qui est derrière les événements récents de Gaza. Boudiou ! Je m’aperçois que je n’ai rien dit du quatrième tour des élections françaises. Ah si, je vous invite à lire dans LE FIGARO la chronique d’Henri Amouroux qui rappelle qu’alors qu’on s’inquiète d’une vague bleue, d’une majorité bleue à l’Assemblée nationale… On oublie qu’en 81, il y a une chape rose, écrit-il sur le Palais Bourbon et tout s’est bien passé. Et puis je voudrais vous demander de jeter un œil à la première page du MONDE où je lis ce titre tout de même : « La gauche s’est efforcée de motiver ses électeurs. » On verra ce qu’il est ce soir ce qu’il en est. Et Plantu de son dessin, il y est allé, alors lui… assez brutalement, il dessine un palais Bourbon avec des petits Sarkozy triomphant partout et même un drapeau français, on voit le visage de Nicolas Sarkozy hilare. Et juste devant, il y a un homme avec une pancarte, c’est Dominique Strauss-Khan. Sur sa pancarte, on voit une Ségolène Royal triomphante. Et à côté de Dominique Strauss-Kahn, il y a François Hollande. Strauss-Kahn dit : ouais tout ça, c’est à cause de cette cruche ». Et la cruche en question, c’est Madame Royal. Et François Hollande dit : non non quand même Dominique, tu pourrais attendre lundi. Et puis maintenant avant de vous inviter à aller voir l’exposition Vola à Paris . C’est une exposition absolument formidable, c’est un grand collectionneur où on voit 200 de ses tableaux. Ca c’est mardi. Demain au Bourget… Je voudrais évoquer une affaire un peu délicate avec l’Elysée. Il y a un peintre formidable. C’est Caroline de Boissieux, c’est la fille de Monique Pelletier. Elle a dessiné le 7 mai dernier un tableau de 150 centimètres sur 130, tout en bleu, bleu, bleu, bleu comme un ciel de Provence, avec Nicolas Sarkozy qui fait son jogging. C'est-à-dire qu’elle a prévu ce qui allait arriver aux différentes élections. Et elle voudrait le faire porter à l’Elysée mais elle ne sait pas comment faire. Alors j’en appelle à Catherine Péguard du Point qui est maintenant à l’Elysée. J’en appelle à Georges Marc Benamou qui est lui aussi à l’Elysée. Faites quelque chose parce qu’elle ne peut pas aller avec son camion de déménagement demain et offrir... Comment fait-on pour offrir pour offrir un cadeau à Sarkozy ? C’est pas facile.

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