Bonjour à tous… Un seul sujet aux premières pages des journaux dominicaux : les manifestations et les grèves contre la réforme des retraites. Avec des interrogations qui ne portent plus sur l’écart entre les chiffres de la police et ceux des syndicats. 825.000 pour les premiers. Trois millions pour les seconds. La presse s’en moque désormais et préfère constater que le mouvement ne faiblit pas. Elle se demande en revanche, jusqu’où la protestation anti-réforme va mener. Jusqu’à quand ? Et avec quelles perspectives sociales et politiques ? François Fillon interviendra sur TF1, ce soir et répondra peut-être à tous ceux qui accusent le gouvernement de surdité sociale. Histoire de débloquer ce qui peut l’être et qui inquiète la presse dominicale, reflet et relais des interrogations de l’opinion. « Grèves : jusqu’où cela peut-il aller », titre sur cinq colonnes à la une le journal LA PROVENCE. Lequel félicite au passage les commerçants du centre-ville de Marseille qui ont débarrassé eux-mêmes hier, les trottoirs des ordures amoncelées. Le COURRIER PICARD s’étonne pour sa part, d’un mouvement vers les pompes à essence, qui continue. PRESSE-OCEAN évoque de son côté, un début d’organisation des automobilistes de Loire-Atlantique, pour conjurer le risque de pénurie. Le REPUBLICAIN LORRAIN s’inquiète lui aussi des ruptures de stock à Metz et dénonce, non seulement le mouvement social qui assèche les stations-service, mais aussi nos concitoyens qui en se ruant à la pompe alimentent la pénurie. Le reste de la presse n’accuse pas, mais constate, d’OUEST-FRANCE, au BERRY REPUBLICAIN, et des DERNIERES NOUVELLES D’ALSACE à l’INDEPENDANT catalan, que si les manifestants étaient un peu moins nombreux dans les cortèges hier, ils semblaient plus déterminés. « Moins de monde, mais plus de colère », c’est la manchette du JOURNAL du CENTRE. A Angers, le COURRIER de l’OUEST a recensé 18.000 manifestants dans le Maine-et-Loire et titre sur « un front de refus maintenu ». MIDI-LIBRE évoque un nouveau samedi mobilisateur à Montpellier. « Un cortège de 15 à 20.000 personnes, mobilisées malgré le froid et la pluie », titre également LA MONTAGNE de Clermont-Ferrand. Il n’y a guère que LE MONDE daté dimanche-lundi pour évoquer, une unité syndicale qui se fissure et quelques quotidiens régionaux, pour souligner une mobilisation moindre des manifestants. C’est le cas du BIEN PUBLIC de Dijon, du BERRY REPUBLICAIN, de PRESSE-OCEAN et des DERNIERES NOUVELLES D’ALSACE, lesquelles soulignent qu’à Strasbourg hier ils étaient moins nombreux mais déterminés. J’ai gardé pour la fin de cette séquence, la VOIX du NORD, inquiète « des blocages surprises » annoncés par les routiers. Le JOURNAL du DIMANCHE, avec sa manchette inspirée de la fameuse chanson de Bécaud : « Et maintenant que vais-je faire De tout ce temps que sera ma vie De tous ces gens qui m’indiffèrent Maintenant que tu es partie… » Je sais, c’est une chanson de rupture, qui n’a rien à voir avec la réforme des retraites, mais elle colle bien au climat de grogne sociale actuel. C’est Georges-Marc Benamou, qui dans sa chronique de NICE-MATIN parle de grogne et de spectacle singulier, donné aujourd’hui par la rue qui n’a comme référence que mai 68 ou décembre 95. Et mon confrère de s’interroger comme le JOURNAL du DIMANCHE. Et maintenant ? Ce mouvement va-t-il s’élargir ? Que va faire la CGT de Bernard Thibault, la CFDT de François Chérèque, face aux jusqu’aux-boutistes de Sud et de Solidaires. Et les partis de gauche, et le PS. Et Ségolène, que Benamou appelle « la menteuse » parce qu’elle a démenti avoir appelé les lycéens à manifester dans la rue. Mais le chroniqueur de NICE-MATIN fait un pas de plus et demande aussi : « Que va faire Nicolas Sarkozy ? Surprenant Président d’un surprenant pays. Restera-t-il inflexible, soucieux de prouver sa force à sa droite, « droit dans ses bottes » jusqu’au bout (à la différence des Juppé et Chirac) comme il nous le promet. Qui peut savoir avec lui ? Je le disais, il y a quelques mois, il y a des moments dans l’histoire sociale française où l’on aimerait bien être allemand, ou scandinave, et s’épargner de tels spectacles régressifs ». Allez savoir, si le chroniqueur de NICE-MATIN aura envie d’être allemand aujourd’hui, quand il apprendra ce qu’a dit la sage et raisonnable Angela Merkel. La chancelière a en effet répondu positivement aux plus durs responsables de la CDU, qui réclament une politique plus ferme vis-à-vis des immigrés. « Oui », a-t-elle dit à Potsdam, « les politiques qui rêvaient de bâtir en Allemagne une société multiculturelle ont échoué, totalement échoué ». Et Madame Merkel, selon la presse d’Outre-Rhin ce matin, aurait donné raison à la droite de son parti chrétien démocrate en estimant avec elle que la République fédérale ne demande pas assez à ses immigrés. Henri-Pierre André, du service français de l’AFP, remarque toutefois que la chancelière s’est tout de même démarquée de l’extrême-droite européenne, en invitant ses compatriotes à accepter des mosquées sur le sol allemand. Et rappeler aussi que l’économie allemande ne pourrait fonctionner sans travailleurs étrangers qualifiés. 400.000 manqueraient à l’Allemagne aujourd’hui. Comme quoi, nous sommes tous, des deux côtés du Rhin, comptables et prisonniers de l’Histoire, de la géographie et de l’économie. Mais mon cher Fabrice Drouelle et ma chère Patricia, puisque vous mesurez tout ça à Blois, avec nos historiens soucieux de justice. Je n’y insiste pas. Je préfère vous parler d’amour, avec le JOURNAL du DIMANCHE, avec PARIS MATCH, avec GALA, qui n’oublient pas que les petites histoires ne sont pas sans influence sur la grande histoire ! On sait que la Comtesse Hélène de Portes, maitresse de Paul Reynaud, siégeait quasiment au Conseil des Ministres en 40. Impensable aujourd’hui, Dieu merci, avec les princes qui nous gouvernent. Néanmoins, quand François Hollande dit cette semaine dans GALA que Valérie Trierweiler est désormais la femme de sa vie. On lit ! Quand dans le JOURNAL du DIMANCHE notre belle consoeur de Direct 8 (car Valérie Trierweiler est journaliste) et pose à côté de son patron Yannick Bolloré. On regarde la photo… et on lit le papier, où Monsieur Bolloré dit… « Pourquoi se passer d’une bonne journaliste. D’autant que la nouvelle compagne de François Hollande promet de ne jamais chercher à interroger sur Direct 8, son compagnon. Manque un détail… Ségolène… l’interrogera-t-elle. J’ai gardé le meilleur pour la fin, PARIS-MATCH et son dossier, des couples politiques people d’aujourd’hui. De François Fillon et Pénélope à Jean-Louis Borloo et Béatrice Schoenberg en passant par Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair.

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