Bonjour, bonjour à tous, bonjour à Guillaume Peltier aussi, à qui je poserai une question tout à l’heure.

Ce matin, dans vos journaux, il est question de chaleur – de canicule même -, et de rentrée – et oui, c’est bientôt la rentrée – notamment pour le président Hollande.

Mais d’abord ces trois jeunes femmes. Elles sont ce matin à la Une de Libération . Elles sourient sur la photo. Et encore plus franchement sur le cliché que publie Le Parisien . Bravaches, courageuses, car ces jeunes femmes s’apprêtent à faire deux ans de prison, de camp, pour une chanson : ce sont bien sûr les membres du groupe punk Pussy Riot, qui viennent d’être condamnées en Russie pour une chanson anti-Poutine.

« Au goulag pour une chanson », « Du chant au camp » titre Libé , qui aurait aussi pu tenter, soit dit en passant, mais ça n’engage que moi, « Les archibelles du Goulag ».

On croit rêver ! Mais on ne rêve pas : les trois membres des Pussy Riot – « Révolte de chattes », nous traduit VSD – merci VSD - ont bien pris deux ans pour une chanson. Pourtant, Le Figaro n’est pas surpris ce matin : « Ce verdict est totalement cohérent avec le durcissement du régime perceptible en Russie depuis le retour à la présidence de Poutine ». Le Figaro pour qui « l’affaire des punkettes rappelle les procès staliniens contre les dissidents soviétiques ». C’est « Back in the USSR » estime également le magazine les Inrockuptibles en reprenant le titre de la célèbre chanson des Beatles. Ces mêmes Beatles dont les membres ont demandé ces derniers jours l’annulation des poursuites conte les trois jeunes femmes, comme Sting, Madonna, Björk, et de très nombreux artistes à travers le monde. Libération se demande pourquoi les artistes français, eux, sont si silencieux ? Le journal regrette que, mis à part une pâle pétition publiée hier sur le site d’information Huffington Post , le milieu culturel ne réagit pas.

Libé n’y a pas pensé. Mais c’est peut-être la faute à la chaleur ! Cette chaleur qui envahit la France, et qui engourdit les esprits, les endort. Sauf les nôtres bien sûr Clélie, puisque nous avons la chance de travailler tôt le matin.

En tout cas, bien plus que les punkettes russes, c’est la chaleur qui est à la Une de vos quotidiens. La France a chaud, constate-t-on ce matin en feuilletant la presse régionale. Et chacun voit midi à sa porte. « Grosse chaleur sur la Normandie » constate Paris-Normandie . « Coup de chaud sur la Corse » peut-on lire dans Corse-Matin , « Le département se prépare à la canicule » nous explique Nice-Matin , quand « Le Lot est prêt à faire face », nous rassure La Dépêche du Midi .

« Ingrats que nous sommes », se moque Libération ce matin. « A peine le thermomètre tutoie-t-il les 40 degrés que l’on est déjà en train de pester contre la canicule. C’est oublier qu’il y a un mois à peine, on se lamentait contre l’été pourri qui sévissait sur le nord du pays ».

« Il fait chaud, et alors ? » dit aussi Christian Bachelier dans L’Indépendant : « Très bien les ventilos, la clim, les attentions touchantes envers les personnes âgées. Mais attention à ne pas trop en faire, au nom du principe de précaution, tout le monde en fait des tonnes ». L’éditorialiste se demande si dans notre pays « le stress ne fait pas plus de dégâts que les aléas climatiques ».

Clélie, question : quand vous partez en vacances, êtes-vous du genre à emmener du travail sur la plage, à lire vos mails, à passer des coups de fils professionnels ?

Je vous demande cela parce que Ouest-France ce matin, s’inquiète de ce phénomène : « Le travail les poursuit sur le sable chaud » tire le quotidien, avec cette photo : une belle plage, du soleil, la mer, et au premier plan, un homme qui travaille sur son ordinateur portable tout en répondant au téléphone.

Pas très raisonnable tout ça, estime Le Figaro qui publie un sondage selon lequel 42% des vacanciers avouent « ne pas arriver à décrocher totalement du travail pendant les vacances ».

A propos de travail, est-ce-que vous sentez ? Est-ce que vous sentez en ce moment ce parfum dans l’air ? Pour l’instant, la note est timide, fugace, mais elle est bien là. C’est le parfum de la rentrée. Oui, je sais, on vient à peine de passer le 15 août ! Et pourtant, c’est déjà « la rentrée littéraire » dans Le Nouvel Observateur et Le Point . La « rentrée cinéma », dans les Inrocks . La rentrée sportive avec la reprise du championnat de rugby ce week-end dont nous parlent notamment L’Equipe et Sud-Ouest ce matin.

Et c’est aussi déjà la rentrée pour la président Hollande, nous apprend Le Figaro (et France Inter, puisque nous en parlions dans le journal de 8H). Le chef de l’Etat sera de retour à Paris « ce week-end ou au plus tard lundi ». « Difficile rentrée » estime Le Figaro , pour François Hollande qui « doit maintenant écrire la deuxième page de sa présidence. Celle qui doit convaincre l’opinion que le président va maintenant construire, « après avoir consacré les premiers mois du quinquennat au détricotage des mesures emblématiques du quinquennat Sarkozy », écrit le journal.

Puiqu’on parle de politique, j’ai une question pour votre invité Clélie :

Guillaume Peltier, le site Rue89 nous apprend que vous êtes – depuis peu – propriétaire de la marque « Droite Républicaine », que vous avez déposée auprès de l’INPI, l’Institut national de la propriété industrielle. Ce qui ne fait pas les affaires de François Fillon, Jean-François Copé ou encore Nathalie Kosciusko-Morizet, qui ne cessent de se référer à ce concept de « Droite Républicaine ». Les journalistes de Rue89 expliquent qu’ils n’ont pas réussi à vous joindre. Ce matin, est-ce-que vous voulez bien nous expliquer pourquoi vous avez acheté la marque « Droite Républicaine » ?

réponse de Guillaume Peltier

Pourtant, vous, ancien du Front National, votre truc, c’est pourtant « La Droite forte » ?

réponse de Guillaume Peltier

Merci Guillaume Peltier de nous avoir éclairés.

Demain, Clélie, dans la revue de presse, on parlera d’amour. Parce que c’est important l’amour. Et notamment de cette question essentielle s’il en est : « Peut-on s’aimer toute la vie ? ».

Mais pour l’heure, on va se quitter en musique. En musique punk bien sûr, en hommage aux Pussy Riot dont nous parlions tout à l’heure. « Dirty Old Town » des Pogues. Mythique groupe irlandais qui va donner bientôt deux concerts à Paris, nous apprennent les Inrocks , qui publient une interview du très allumé et très édenté chanteur Shane MacGowan…

© Samuel Etienne

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