Faire campagne, c'est donc l'ambition désormais des 6 candidats et de la candidate à la primaire de la gauche, et ce n'est pas si facile.

Mon premier chantier sera l'établissement de la République nouvelle

C'est Arnaud Montebourg qui parle dans le Parisien ce matin. Il est le premier invité de la série sur la primaire de la gauche que le quotidien lance aujourd'hui. Et l'ancien ministre a une proposition phare, pour améliorer la représentativité : diviser par deux le nombre de députés et faire entrer au Sénat des citoyens tirés au sort sur les listes électorales, un par département. "Il faut reprendre le contrôle de l'administration" dit Arnaud Montebourg, fidèle donc à son projet de VIème République.

Mais il n'en oublie pas pour autant son ancien porte-feuille de l'économie et se fixe pour objectif le plein emploi grâce à un plan de relance de 30 milliards d'euros. Le chantre du Made in France n'oublie les entreprises hexagonales fixant à 80% le taux de commandes publiques réservées à des entreprises françaises.

Faire campagne, c'est donc l'ambition désormais des 6 candidats et de la candidate à la primaire de la gauche, et ce n'est pas si facile

Pour l'ancien Premier ministre comme pour les anciens ministres, ifaut de la débrouille, de la réactivité et l'envie de soulever des montagnes dit-on du côté de Manuel Valls, dont les premiers déplacements ont été un peu chaotiques. Vincent Peillon a lui installé son QG de campagne dans l’appartement prêté par un soutien et cherche toujours des locaux.

Un début de campagne plus compliqué que prévu titre de son côté Le Monde, évoquant cette fois François Fillon. Après sa victoire à la primaire de la droite, le candidat Les Républicains a dû revoir sa copie sur son projet de réforme de la Sécurité Sociale, mais cela a pris trois semaines. Il a aussi mis plusieurs jours à prendre la parole sur la situation en Syrie et notamment à Alep. Ses proches saluent une résistance à la pression mais certains soutiens s'inquiètent et aimerait bien le voir passer d'une communication de crise à une communication positive.

François Fillon que l'on retrouve également à la Une du JDD

Son plan de bataille, sa garde rapprochée... et son arme de guerre. Son arme de guerre, c'est Patrick Stefanini, son directeur de campagne . "Attention, cet homme est dangereux" écrit Christine Ollivier. C'est lui qui a fait gagner Jacques Chirac en 1995 alors qu'il était devancé dans les sondages par Édouard Balladur. C'est lui également qui a participé à la victoire de Valérie Pécresse à la tête de la région Ile de France l'an dernier.

Stefanini a une recette, qu'il livre simplement :

Une présidentielle, c'est comme un décathlon, il faut un long entrainement, cultiver ses forces et compenser ses faiblesses. Et un travail, 24 heures sur 24

Seul hic, souligne le JDD, celui qui semble si talentueux pour faire élire ses amis n'est jamais parvenu lui à se faire élire.

Et justement si la recette pour être populaire était de n'être candidat à rien ?

Bernard Cazeneuve, dans le sondage Ifop pour le JDD recueille 51% d'opinions favorables. Et le nouveau Premier ministre parvient même à faire remonter la côte de popularité du président de 4 points, à 19% d'opinions favorables.

Politique encore : Jean Luc Mélenchon en rêve, Portland l'a fait !

Qui l'eut cru ? La plus grande ville de l'Oregon a décidé de s'attaquer aux inégalités salariales en obligeant les patrons des entreprises implantées localement à limiter leur rémunération à moins de 100 fois le salaire médian des employés.

Alors bien sûr, nous raconte Le Monde, le ratio adopté par le conseil municipal de Portland est 5 fois moins élevé que celui voulu par le candidat de la France insoumise, mais l'initiative est une première outre Atlantique. La mesure prendra effet le 1er janvier prochain et en cas d'infraction, l'entreprise devra payer une amende qui reviendra dans les caisses de la ville.

Plus de 500 entreprises cotées sont implantées dans la ville, dont Walmart et General Electric. A l'origine de cette initiative, un conseiller municipal démocrate, qui dit s'être inspiré des propositions de l'économiste français Thomas Piketty.

Économie encore avec l'entretien exclusif du patron d'Uber en France dans le Parisien

Un entretien pas vraiment sur le mode de l'apaisement : Thomas Simphal dénonce les agissements très violents et très durs d'une centaine de chauffeurs. L'entreprise va porter plainte après l'agression de chauffeurs non grévistes et de passagers. Le patron d'Uber dit avoir envoyé à la police des vidéos d'agressions pour identifier les casseurs. En attendant, les perturbations persistent. Des négociations sont prévues demain.

Voilà une semaine que la polémique dure : quel est l'état de santé réel de Michel Polnareff ?

Le chanteur a quitté l'hôpital américain de Neuilly jeudi soir. Le JDD l'a retrouvé : il s'est installé dans un palace de la région parisienne. Il a passé la soirée au bar jeudi et vendredi, à boire du champagne selon le journal... Voilà qui devrait alimenter la polémique lancée par l'organisateur de la tournée qui a exprimé publiquement des doutes sur les raisons de l'annulation des deux derniers concerts de la tournée à Paris salle Pleyel et à Nantes. En jeu, le remboursement des places, soit environ 400 000 euros...

Le dossier médical est désormais au cœur de l'enquête. Le conseil de l'ordre des médecins pourrait être saisi dans les prochains jours.

Et si on se faisait un plan à plusieurs ?

Aucune connotation particulière, c'est simplement le titre d'un long reportage dans le Monde. Reportage consacré au plus grand projet d'habitat participatif sorti de terre en France. Voilà 18 mois qu'une quarantaine de personnes se sont installées dans le quartier de Cronembourg à Strasbourg dans cet immeuble qu'à priori rien de distingue des autres. Sauf que cet immeuble, baptisé K'hutte, a été construit sans promoteur et ce sont les habitants eux mêmes qui ont décidé des espaces partagés, en l'occurence une terrasse de 200 m2 au dernier étage, privatisable gratuitement, une buanderie, et au rez de chaussée, un atelier de bricolage et un garage à vélos. Les habitants ont choisi les matériaux de construction des 1800 m2 divisés en 23 lots. Ensuite, chacun a pu faire ce qu'il voulait dans son appartement. Petites chambres et grand salon, puits de lumière et placards jusqu'au plafond, etc.

Les prix sont ceux du marché : 3300 euros le mètre carré. L'idée, c'est de défendre un circuit court de l'immobilier accessible à tous.

Une pratique courante en Allemagne et en Suisse mais assez peu répandue en France.

Alors est-ce un paradis pour bobos ?

Non répondent les intéressés. Partager sa buanderie n'est plus un délire hippie, à l'heure du co-voiturage et des circuits courts.

Des centaines de projets sont à l'étude. A Paris, dans le nouveau quartier des Batignolles, un promoteur a prévu dans un immeuble une chambre d'amis partagée, une cuisine ouverte sur un toit terrasse et une buanderie... pour laver son linge sale entre voisins !

Et si les projets architecturaux vous intéresse, découvrez dans le JDD le spectaculaire projet pour l'Ile de la Cité.

Le rapport a été remis vendredi soir au chef de l'Etat : 35 propositions pour l'avenir du cœur de Paris. Propositions de l'architecte Dominique Perrault à qui l'on doit la BNF, et Philippe Balval, président du centre des monuments nationaux.

Et le tandem a imaginé pour l'île de la Cité un audacieux projet avec une gigantesque dalle en verre transparente au-dessus de la crypte archéologique à la place du Parvis de Notre-Dame, un débarcadère pour les visiteurs et une promenade végétalisée le long des quais.

Nous allons terminer cette revue de presse avec Ali

Ali, Ali Akbar c'est l'ami de la presse : un fervent défenseur des journaux qu'il vend à la criée depuis près de 40 ans à Saint Germain des Prés.

Les habitués des terrasses de café, au Flore ou chez Castel, le connaissent bien, lui qui a une façon si particulière de vendre des journaux. A la criée donc, et en rajoutant un petit commentaire personnel et toujours facétieux : "Fuite des cerveaux: Johnny Halliday part en Belgique"...

Ali est une figure du quartier, vendant le Monde aux étudiants de Sciences Po. Et ce sont eux d'ailleurs qui ont lancé une pétition sur change.org pour sauver Ali, le dernier vendeur de journaux à la criée de Paris.

Car l'activité d'Ali Akbar est menacée : les entrepôts du quotidien Le Monde ont quitté Paris pour Bobigny et c'est trop loin pour Ali et son vélo.

La pétition a trouvé un écho favorable : en quelques heures, elle a été signée par plus de 4000 personnes.

Alors défendre l'identité et l'âme d'un quartier intellectuel, peut paraître un peu vieux jeu souligne le texte de la pétition, mais Ali, c'est aussi une histoire terriblement actuelle. Ali est né au Pakistan en 1954, un pays qu'il a du fuir très jeune. Il a donc pris la route de l'exil passant par le Pakistan, puis la Grèce pour débarquer d'un navire à Rouen et gagner Paris. Il a alors 18 ans et il n'a pas de papiers.

Aujourd'hui, Ali est le symbole du plus symbolique quartier de Paris, défenseur d'une presse libre.

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