Bonjour à tous… et singulièrement aux Pénélope… qui font ce dimanche la première et la dernière page des journaux. Pénélope Fillon tout d’abord, dont le FIGARO nous dit qu’elle prépare une grande première à Matignon, où elle recevra ce soir, à l’issue du séminaire gouvernemental présidé par son époux, tous les ministres du gouvernement Fillon et leurs conjoints. Et Penelope Cruz ensuite, divine dans le film de Woody Allen, présenté hier hors compétition sur la Croisette. Hélas, pas de photo de Pénélope Fillon dans le FIGARO, et on le regrette. Photos bouleversantes en revanche de Penelope Cruz, en page 30 du JOURNAL DU DIMANCHE et en première page du PARISIEN et de NICE-MATIN ! Face à tant de beauté révélée en mousseline blanche, la radio est évidemment impuissante à transmettre l’émotion du revuiste de presse, sauf à répéter après Georges Brassens… « Toi l’épouse modèle Le grillon du foyer Toi qui n’as point d’accrocs Dans ta robe de mariée Toi l’intraitable Pénélope En suivant ton petit Bonhomme de bonheur Ne berces-tu jamais En tout bien tout honneur De jolies pensées interlopes »… La suite est trop belle, mais je vais la résumer car Brassens y évoque l’absence des Ulysse de banlieue, tandis que les Pénélope, penchées sur leurs travaux de toile rêvaient peut-être aux amourettes qui passent. Vous vous souvenez, celles qui mettent la marguerite au jardin potager, la pomme défendue aux branches du verger, et le désordre aux dentelles. Bref, concluait notre poète chansonnier qui dort aujourd’hui au cimetière marin de Sète, non loin de Paul Valéry. « La feuille de vigne arrachée , la vertu bousculée. C’est la faute commune Et le péché véniel C’est la face cachée De la lune de miel Et la rançon de Pénélope » Voilà comment l’on chantait l’amour, avant mai 1968, au tout début des années 60. Les temps ont changé. Et Woody Allen procède évidemment tout autrement dans Vicky Cristina Barcelona, qui a enchanté la Croisette hier soir, malgré l’absence de son héroïne blonde, Scarlett Johansson. Mais ça ne fait rien, selon l’envoyée spéciale du JOURNAL DU DIMANCHE à Cannes, visiblement ravie d’avoir non seulement découvert le film de Woody Allen, que nous ne verrons, nous autres, qu’à l’automne sur les écrans, mais plus encore, d’avoir assisté à une montée des marches érotisée elle aussi. « Hier soir, écrit-elle en préambule, la brune Pénélope Cruz a une nouvelle fois gravi les marches du Palais des Festivals. Non pas, comme souvent au bras de l’imposant Pedro Almodovar, mais à celui d’un petit bonhomme à binocles, Woody Allen. Lequel lui offre dans Vicky Cristina Barcelona un de ses plus beaux rôles, celui d’une Carmen hystérique, d’une drôlerie et d’une sensualité à couper le souffle ». Et ma consoeur du JDD, Barbara Théate d’ajouter. « C’est drôle, c’est coquin, c’est jubilatoire. Woody Allen en grande forme, s’amuse en effet d’un ménage à quatre, amoureux entre deux touristes américaines, un peintre espagnol au sang chaud et son ex-femme névrosée, Carmen». Cerise sur le gâteau, selon les journaux, un baiser langoureux entre Scarlett et Pénélope, dont Woody Allen ne s’émeut guère, puisqu’il déclare à Emmanuelle Frois du FIGARO. « C’est vrai, certaines scènes de mon film sont réalistes, mais le sexe n’est pas le moteur principal de Vicky Cristina Barcelona »… Question alors de ma consoeur et de mon confrère Jean-Luc Wachtausen à Woody Allen. « Que trouvez-vous de particulier à Scarlett Johansson qui tourne pour la 3ème fois avec vous » ? « Elle a tout pour elle, le talent, l’intelligence, la beauté. Elle est unique. Et Pénélope Cruz… étonnante. En fait j’ai écrit ce film pour elle et pour Javier Bardem ». « Allez-vous tourner un film à Paris » ? « J’aimerais, mais c’est trop cher. Vous savez, je réalise des films à petit budget, à 15 millions de dollars, comme celui-là. Néanmoins, Paris m’inspire, parce qu’ont peut tout y raconter : l’amour, le drame, la comédie, les crimes passionnels ». Comment ne pas remercier celui que Marie Sauvion dans le PARISIEN appelle le rayon de soleil, Woody Allen. Ce jeune homme de 72 ans, dont on connaît les aphorismes. « L’éternité, ce doit être long, surtout vers la fin. » Ou encore : « Si Dieu existe, j’espère qu’il a une bonne excuse » Bravo en tout cas au maquettiste de l’édition dominicale d’AUJOURD’HUI EN FRANCE. En trois photos, bien hiérarchisées, il a résumé toute l’actualité hexagonale du week-end. En bas à gauche, grande photo de Pénélope Cruz, épaules nues et Woody Allen en pull de dos. Au centre, moyenne photo de Fred et de Benzema, les buteurs lyonnais, exprimant leur joie, d’avoir arraché hier à Auxerre, leur 7ème titre de champion de France. Et en haut à droite, petite photo de Dominique Strauss-Kahn, sortant du Bistrot de Paris, un restaurant du 7ème arrondissement, où il aurait répliqué hier avec les membres de son courant à la déclaration de candidature de madame Ségolène Royal. Selon Eric Hacquemand du PARISIEN, le directeur général du Fond Monétaire International n’aurait fait au cours de ce déjeuner, qu’une brève allusion à Ségolène, avant d’assurer à ses lieutenants présents, Cambadélis, Jean-Marie Le Guen, Jean-Paul Huchon, Marisol Touraine que son objectif restait 2012. A Mulhouse, le journal l’ALSACE préfère titrer sur : « Ségolène Royal qui, je cite, veut s’emparer à l’automne du parti socialiste ». Tandis que plus au nord, à Strasbourg, LES DERNIERES NOUVELLES D’ALSACE flashent sur Bertrand Delanoë, dont les atouts sont solides, écrit le journal, la preuve d’après les DNA, le maire de Paris perce vraiment dans tous les sondages de popularité. Et c’est vrai, on le constate et on le vérifie en lisant le POINT qui publie une batterie de sondages IPSOS sur la popularité de Monsieur Delanoë. Dominique de Montvallon interroge là-dessus Eric Worth, le ministre du budget, et il lui demande sa préférence dans le PARISIEN. « Ségolène ou Bertrand » ? Pas de réponse de Monsieur Worth, sinon celle-ci. « C’est la droite qui aujourd’hui est porteuse d’idées dans notre pays. Encore, la droite doit-elle jouer collectif ». Tout de même plaide alors mon confrère. Quand Nicolas Sarkozy dit que Jacques Chirac avait choisi l’immobilisme, 6 mois après avoir été élu Président de la République, c’est plutôt rosse, non ? « Ecoutez, réplique le ministre du budget, maire de Chantilly, si on attend de Sarkozy qu’il ne dise rien alors il ne fallait pas voter Sarkozy » Quelques méchancetés bien senties à signaler pour conclure. Frédéric Lefèbvre cité lui aussi par le PARISIEN pour cette petite phrase du porte-parole de l’UMP. « Le parti socialiste va-t-il choisir entre une candidate Ségolène Royal, qui fait l’inverse de ce qu’elle dit, ou un candidat Bertrand Delanoë, qui ne dit rien et ne fait rien, pour ne pas risquer l’impopularité. J’ai trouvé pire encore dans le FIGARO-DIMANCHE et dans MARIANNE. Dans le FIGARO, confidentiel. « Le Cercle des économistes a reçu mardi dernier Ségolène Royal». Bon le Cercle des économistes c’est un club, ils sont 30, ce sont des têtes bien faites et bien pleines et ils sont présidés par Jean-Hervé Lorenzi. Je lis le FIGARO. « Le dîner-débat organisé à Paris dans le restaurant chez Laurent a tourné au vinaigre. Effarés par les assertions de l’ex-candidate à la présidentielle et par ses perpétuelles comparaisons des enjeux économiques mondiaux avec ceux de la région Poitou-Charente, les experts de droite comme de gauche ont voulu la pousser dans ses retranchements. A cours d’arguments, Ségolène Royal a menacé de quitter la table, arguant qu’elle n’était pas venue repasser le bac. Il est bien question du bac, nous sommes tous professeurs à Polytechnique ou à l’université. Il y a effectivement erreur sur le niveau, s’est moquée l’une des têtes d’œuf présente à ce dîner". Et enfin dernière méchanceté dans MARIANNE. François Darras écrit à propos d’une majorité qu’il juge sourde et d’une opposition aveugle. Il écrit ceci : « que disent les socialistes aujourd’hui. Rien, silence, nada, encéphalogramme plat »… On verra ce qu’il en est ce soir puisque Roland Mihaïl recevra à 18h30, Monsieur François Hollande.

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