C’est l’histoire d’un mec…

C’est l’histoire d’un mec…

C’est l’histoire d’un mec, il est mort il y a 30 ans dans un accident de la route. Fauché sur sa moto par un camion. « Putain de camion », comme le chantait Renaud… Coluche avait 41 ans, et 30 donc, après sa disparition, LE PARISIEN DIMANCHE assure que l’humoriste continue de manquer sérieusement au pays. Parce que, précisément, il n’était pas qu’un humoriste. Il était également un agitateur d’idées, humaniste au grand cœur, fondateur des Restos, et un trublion politique toujours pas remplacé.

Qu’aurait dit Coluche sur le mouvement social que connait la France aujourd’hui ?

Qu’aurait dit Coluche sur la loi Travail ou bien sur la moustache du leader de la CGT ?

Qu’aurait dit Coluche sur les attentats ?

Sur Donald Trump ou l’Angleterre qui pourrait quitter l’Union ?

« Coluche n’a pas changé la politique française, mais il a contribué à une prise de distance vis-à-vis des politiques », analyse le député Noël Mamère dans le journal. « Il a apporté à la France ce que les Anglo-saxons pratiquaient depuis des décennies, à savoir la capacité à ébranler les totems, tournant en dérision tout le système politique. » Un système que, de fait, il moquait sans arrêt. « Les hommes politiques, disait-il, font le même métier que moi, sauf qu’ils se mettent moins de rouge sur le nez. » Coluche qui, sans lâcher son nez rouge, fût même un temps candidat à la présentielle de 1981. Il s’agissait d’une blague, mais certains l’ont pris au sérieux. Et c’est justement parce qu’on le prenait trop au sérieux qu’il avait finalement annoncé qu’il jetait l’éponge.

François Hollande, en revanche, pourrait bien être candidat à sa réélection. Et contre toute attente, il devrait même se soumettre à la primaire décidée hier par le Parti Socialiste. « Une primaire taillée sur mesure », titre à sa Une ce matin LE JOURNAL DU DIMANCHE. Et une primaire dont il a lui-même validé le principe, nous explique Cécile Amar, en pointant une étonnante concordance des dates.

C’est le 22 janvier 2012 qu’il avait prononcé ce qui fut certainement son meilleur discours de campagne. C’était au Bourget, et c’est ce jour-là qu’il avait conquis le cœur du peuple de gauche… Et ce sera le 22 janvier 2017, s’il décide effectivement d’être candidat, que François Hollande aura de nouveau rendez-vous avec ce peuple qui l’avait choisi cinq ans plus tôt.

22 janvier 2017 : premier tour, donc, de cette primaire votée à l’unanimité par le conseil national du PS. Ce clin d’œil de l’Histoire faire sourire le chef de l’Etat, nous confie ma consœur. « Ce sera un triste anniversaire », commente en revanche un autre candidat potentiel face à cette concordance des dates

Et des candidats potentiels, il y a en a déjà un bon nombre aujourd’hui : Arnaud Montebourg, Benoit Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche (les deux derniers s’étant même déjà déclarés). Chez les alliés du PS, ça se bouscule également : la PRG Annick Girardin a dit sa disponibilité. Quant à la PRG Sylvia Pinel, elle se trouve « aussi légitime que Girardin ». L’écolo François de Rugy est aussi sur les rangs, et Jean-Luc Benhamias assure qu’il peut, lui aussi, pourquoi pas, être candidat, de même que Pierre Larrouturou, le président du mouvement « Nouvelle Donne ».

Interrogé par le JDD, le Premier ministre Manuel Valls ne voit, lui, en tout cas, aucun inconvénient à ce qu’un président en exercice se présente à une primaire. Rien de « dévalorisant », dit-il, en jugeant que ceci s’appelle « la démocratie ».

Dans cette interview, le chef du gouvernement défend par ailleurs une nouvelle fois la loi Travail… « Maintenant, lance-t-il, il faut aller vite et faire adopter le texte. » « En passant de nouveau par le 49/3 ? », lui demande le journal, sans avoir de réponse… Il répond cependant au sujet à la nouvelle journée de mobilisation contre la loi prévue jeudi prochain, Manuel Valls en appelle au « bon sens » des syndicats. « Compte-tenu de la situation, des violences qui ont eu lieu, de l’attentat odieux contre le couple de policiers mais aussi de la tenue de l’euro, les organisateurs devraient annuler eux-mêmes les rassemblements. C’est du bon sens ! » dit-il donc, ajoutant que la CGT doit aujourd’hui « sortir de l’impasse ».

En Grande-Bretagne, c’est évidemment un autre débat qui agite l’ensemble du monde politique : le référendum qui aura lieu jeudi prochain. Partir ou rester dans l’Union Européenne, telle est la question, et après trois jours de pause à la suite du meurtre de la députée travailliste Jo Cox, la campagne reprend ce dimanche… Ce matin, un sondage, premier sondage depuis l’assassinat de Jo Cox, donne une légère avance aux partisans d’un maintien dans l’Union…

Mais dans le cas où ce serait l’autre camp qui l’emporte, on perçoit l’inquiétude çà et là dans les journaux. Dans NORD LITTORAL, vous lirez l’inquiétude des Anglais installés dans le Calaisis. Dans HAVRE DIMANCHE, vous lirez l’inquiétude des Anglais installés en Normandie. Et puis, parmi ceux qui s'inquiètent, il y a également les Français installés outre-Manche. C'est eux que Caroline Lumet est allée rencontrer pour GRAZIA. En cas de sortie du Royaume-Uni de l'Union, « Pourrons-nous toujours, nous les expatriés, avoir accès au système de santé anglais ? », s'interroge Francine, diététicienne à Londres. « Et nous faudra-t-il un visa ? » « Aurons-nous même envie de rester ? », se demande Marc, un banquier, qui précise que ce que montrent les débats actuels, c'est qu'une bonne moitié de population britannique ne veut plus d'étrangers chez elle. De son côté, Nathalie, une mère au foyer, avoue qu'elle est préoccupée comme jamais. Pour la première fois depuis qu'elle a émigré en Angleterre il y a dix ans, elle souffre, dit-elle, d'une « atmosphère pesante ». Son mari travaille à la City, et il pourrait bien faire les frais du référendum. Devoir repartir en France, ou pire : perdre son boulot. Il y a quelques jours, en rentrant de l'école, leur fille de 11 ans a même été gagnée par une attaque de panique. D'après sa mère, elle faisait un amalgame avec les images de réfugiés qu'elle avait vues à la télé – des enfants dans des camps, d'autres sur des bateaux. Et donc elle avait peur que, dès la semaine prochaine, on la jette de sa classe et qu'on l'expulse du pays.

Et sinon, c’est l’histoire d’un mec, il voulait contrôler l’image de son entreprise ! Et c’est la suite de l’enquête de l’hebdo POLITIS consacrée aux curieuses méthodes de la société FREE… Le mois dernier, POLITIS révélait de quelle manière l’opérateur parvenait à pousser à la démission les salariés dont il voulait se débarrasser… Eh bien cette semaine, Erwan Manac’h et Nadia Sweeny nous explique comment l’entreprise de Xavier Niel a obtenu le label des boîtes « où il fait bon travailler »… En l’occurrence, en écartant de l’enquête tous les salariés qui auraient pu formuler d’éventuelles critiques… Dans un groupe qui compte 5.500 personnes, moins d’une centaine, triées sur le volet, ont répondu au questionnaire… Un listing de salariés à exclure du panel avait même été rédigé, listing accompagné de commentaires succincts : « pas évident à gérer », « assez particulier », ou carrément « à éviter ». Et c’est donc grâce à cela que FREE a pu figurer en bonne place dans le palmarès 2013 des entreprises « où il fait bon travailler », classement que certains dans le groupe ont, dans un premier temps, pris pour une mauvaise blague…

Pas de blague, mais des sourires à la lecture du nouveau magazine scientifique en kiosque depuis cette semaine... GENIUS SCIENCE, c'est son nom, et il s'agit de l'adaptation du FOCUS SCIENCE anglo-saxon. Une publication grand public, et des sujets très grand public : ce que votre visage dit de vous, peut-on voir à travers les murs ou encore pourquoi les cookies sont aussi addictifs que la cocaïne. Ce nouveau magazine se fait par ailleurs l'écho des dernières découvertes et des dernières études publiées à travers le monde. Celle, notamment, d'une équipe américaine, qui suggère que les propriétaires de chiens sont nettement plus heureux et bien moins névrosés que les propriétaires de chats. Autre équipe, autre étude et une conclusion à l'opposé de ce que l'on entend d'habitude : faire du sport pourrait ralentir la perte de poids. Et ceci parce que l'organisme compense en s'adaptant à la demande de l'exercice. Si un jogging à la pause déjeuner brûle des calories, notre corps y répond en s'accrochant aux calories restantes jusqu'à la fin de la journée. En somme, si vous voulez maigrir, oubliez le sport ! Arrêtez juste les cookies.

« Les sportifs, le temps qu’ils passent à courir, ils ne le passent pas à se demander pourquoi ils courent… Et alors, après on s’étonne qu’ils soient aussi cons à l’arrivée qu’au départ. » Là, encore c’est une citation de Coluche… Cependant, ce soir, les joueurs de l’Equipe de France sauront très bien pourquoi ils courent : en l’occurrence pour conserver la première place de leur groupe dans l’Euro de football. Déjà qualifiés pour les 8èmes de finale, ils rencontrent la Suisse, et pour rester en tête, un match nul suffirait… Mais, ainsi que le titre LA PROVENCE ce matin, « Les Bleus vont jouer la gagne ! » Et une victoire serait rassurante, comme le souligne L’ARDENNAIS, qui évoque « un sans-faute qui reste à confirmer ».

Et puis, de son côté, LE PARISIEN nous parle de « L’autre équipe de France »… Pas l’équipe féminine – elle ne fera jamais la Une, mais l’équipe constituée par les femmes des Bleus : Jennifer Giroud, Marine Lloris ou encore Ludivine Payet. La présence des familles – les femmes et les enfants (ou encore les parents de ceux qui sont célibataires) – cette présence fait l’objet de toutes les attentions, car comme l’explique un membre de la Fédération Française de Football, « les familles participent au bien-être des joueurs et, par conséquent, aux performances de l’équipe ». Pour les déplacements, tout est donc pris en charge par la FFF. Ce qui représente un budget d’environ 15.000 euros par match…

Enfin, c’est l’histoire d’un mec, il avait un tout petit zizi ! Intéressant papier de Chloé Rébillard dans le SCIENCES HUMAINES de juillet : « Pourquoi les Romains préféraient les petits phallus ? » Dans nos représentations actuelles, les pénis de taille imposante sont souvent assimilés à un surcroît de plaisir féminin et, dès lors, ils confèrent une certaine aura de virilité aux hommes qui en sont pourvus. Une vision qui laisse à penser qu’il en a toujours été ainsi. Mais c’est une erreur… Dans la Rome antique, société pourtant patriarcale par excellence, ce sont bien les tout petits sexes qui avaient la cote. Pour preuve, les nombreuses statues qu’on expose dans les musées. Contrairement aux phallus importants, qui étaient associés à la bestialité et à l’obscénité, les plus petits passaient comme un signe de tempérance, d’élégance et de distinction sociale… Tempérance, élégance, distinction… En ce dimanche de fête des pères, et alors que la Une de M, LE MAGAZINE DU MONDE, propose une photo de l’acteur de porno Rocco Sifredi, ce petit rappel historique pourrait donner la pêche à un paquet de messieurs !

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