Bonjour à tous… « J'avoue, j'en ai bavé / pas vous / mon amour / avant d'avoir eu vent de vous / mon amour. Ne vous déplaise / en dansant la Javanaise… / nous nous aimions / le temps d'une chanson ». Serge Gainsbourg et François Hardy font irruption au kiosque aujourd’hui, comme pour atténuer la brutalité de la crise et les mille et un scandales de la semaine. « Françoise Hardy, c’est la lucidité et la grâce », s’émerveille Bernard Pivot dans le JOURNAL DU DIMANCHE après avoir lu le livre-confession de la compagne de Jacques Dutronc : «Désespoir des singes et autres bagatelles » paru chez Robert Laffont. Serge Gainsbourg, quant est à lui, est à la première page du NOUVEL OBSERVATEUR et des INROCKUPTIBLES, où l’on salue la renaissance du Phénix, grâce aux disques, au film et à l’exposition consacrée au chanteur, qui ouvrira ses portes mardi, à la Cité de la Musique. Gainsbourg 2008, sons et images à tous les étages, applaudissent les INROCKUPTIBLES qui ont eu la bonne idée d’interroger un certain nombre de personnalités invitées à choisir leur chanson préférée. Selon les uns, ce serait « Je t’aime, moi non plus » ou « Valse de Melody ». Pour d’autres, comme Marie Modiano ou la chanteuse Anaïs, la plus belle c’est incontestablement « la Javanaise ». « La plus belle chanson jamais écrite», assure Marie Modiano. « Une construction si particulière. Un réel travail de composition, des accords très compliqués », renchérit Anaïs. Et au final une chanson simple à retenir, un peu comme « Over the Rainbow », qu’interpréta si bien autrefois Judy Garland, et que reprend aujourd’hui Isabelle Georges, invitée l’autre jour de Stéphane Bern. « J'avoue, j'en ai bavé, pas vous, mon amour ». « La Javanaise » aurait pu accompagner hier soir, sur France 2, Laurent Delahousse, qui recevait Françoise Hardy, dont Pivot nous dit aujourd’hui que l’amour fut la grande affaire de sa vie. « D’abord », écrit-il page Culture du JOURNAL DU DIMANCHE, « avec Jean-Marie Perrier, son Pygmalion. Puis avec Jacques Dutronc qu’elle a adoré, malgré tant de je-m’en-foutisme et d’infidélités ». « Mais qu’on ne s’y trompe pas », poursuit Pivot, « le livre de Françoise Hardy n’est pas une bluette du répertoire, ni une chansonnette nostalgique écrite en gratouillant la guitare. C’est le récit sans fard, sans concession, sans illusion de sa vie. Impudique et impitoyable. On l’y entend chanter et déchanter. Les succès et les fausses notes. Le showbizz et la solitude. Les cœurs synchros et les voix désaccordées ». Et Pivot de citer l’ex-idole du temps des yé-yés : « Le sentiment amoureux est un moteur extraordinaire, même s’il faut le payer de tourments perpétuels, sans lesquels je n’aurais d’ailleurs écrit aucun texte de chansons ». Et l’académicien Goncourt, de saluer « la confession douloureuse, vivifiante et sincère d’une femme qui a toujours aimé Jacques Dutronc, son mari. Envers et contre tout : l’absence, l’alcool, les copains, les femmes. Cynisme, muflerie, paresse, dérision. Mais aussi un charme fou, un charisme sans égal, une insolence ravageuse, une tendresse intermittente. Fallait-il qu’elle l’adore, malgré toutes les infidélités pour en parler aujourd’hui avec tant de grâce et de lucidité ». Et que dire de Jane Birkin, qui dans le Dossier établi cette semaine dans le NOUVEL OBSERVATEUR, se confie avec pudeur, elle aussi, sur ses amours passionnées et difficiles avec Serge Gainsbourg ? Ca s’appelle « Serge, par Jane ». Et vous lirez peut-être, ce que fut le premier jour de la rencontre, grâce à Pierre Grimblat, lequel avait repéré Jane Birkin dans le film « Blow-up » d’Antonioni et l’avait faite venir à Paris. Champagne, Pigalle. Un dîner. « Je vous dépose chez vous » propose Serge. « Non », dit Jane, «à votre hôtel ». Surprise par son audace, dans l’ascenseur Birkin grimace pour se donner du courage. Je cite la suite, page 18 du NOUVEL OBSERVATEUR : « Mais quand je suis sortie de la salle de bains, il dormait. J’ai filé au Drugstore, et j’ai acheté un 45 tours, qui était un tube, à l’époque : «Yummy, Yummy ». Et je lui ai glissé entre les doigts de pieds. Puis je suis rentrée à mon petit hôtel. Pas touchée, donc nickel. J’avais si peur qu’il me prenne pour une fille facile ! Quand je l’ai connu, je venais d’être brûlée par un mariage qui avait échoué. Et lui aussi était brûlé par sa séparation d’avec Bardot. Chacun de nous faisait gaffe. Et petit à petit, on s’est fait des pansements. Un jour, à Venise, il m’a donné une photo d’une jolie église. Au dos, il avait écrit «l’amour doit être pur, et impur". Voilà comment ça a commencé. Au Kiosque aussi, ce dimanche, la crise, les crises, les scandales, l’amour, l’argent, le pouvoir. La MONTAGNE de Clermont-Ferrand choisit Bush, prêt à organiser un sommet mondial, pour refonder le système financier déréglé, comme le souhaite Nicolas Sarkozy. En revanche, le REPUBLICAIN LORRAIN, la DEPECHE du MIDI, le JOURNAL du DIMANCHE, mettent l’accent sur ce que le premier journal cité appelle : «les liaisons dangereuses de Dominique Strauss-Kahn». Tandis que les autres journaux dominicaux expliquent qu’une liaison entre le Directeur général du FMI provoque aux Etats-Unis une enquête pour abus de pouvoir éventuel, et déstabilise l’ancien ministre des finances de Lionel Jospin. Dominique Strauss-Kahn, déstabilisé selon le JOURNAL du DIMANCHE, même si l’intéressé pense être blanchi de l’accusation de d’abus de pouvoir, avant la fin du mois. SUD-OUEST se veut plus sobre, et titre dans sa page Justice : « Enquête sur Dominique Strauss-Kahn. Le directeur général du FMI est suspecté d’abus de pouvoir dans le cadre du licenciement de son ex-maîtresse et collègue ». L’intéressé dément. Et juste au-dessus, Sarkozy en tête pour la réforme avec cette explication, sobre elle aussi, de SUD-OUEST : « Cheval de bataille du Président français, l’idée d’un sommet mondial pour changer le système financier international progresse ».

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