Bonjour à tous… Les sept otages enlevés dans la ville minière d’Arlit ont enfin un visage ! Thierry Dol, conducteur de travaux chez un sous-traitant d’Areva, Daniel Larribe et son épouse Françoise, originaires de Saint-Céré, pour ne citer que ceux-là, figurent aujourd’hui en bonne place dans le JOURNAL du DIMANCHE. Leur proches les évoquent et disent qu’ils se sentaient en danger, mais tenaient à continuer de faire leur métier au Niger, malgré les tensions ressenties ces dernières semaines. Thierry Dol, le conducteur de travaux, avait prévu de rentrer en France cette semaine. La mère de ce jeune Martiniquais le dit à mon confrère Thierry Dupuy. Elle dit aussi, que depuis jeudi, pour elle et son mari, le ciel s’est effondré, mais qu’elle espère que la France fera le nécessaire. Daniel et Françoise Larribe, sont plus âgés que le Martiniquais Thierry Dol, mais tout aussi passionnés d’Afrique. « Mon frère », explique Claude Larribe à la DEPECHE du MIDI, « me rassurait ces derniers temps en me disant qu’il redoublait de prudence et s’interdisait de bivouaquer dans le désert ». « Aujourd’hui », soupire-t-il (et son propos est repris dans le JOURNAL du DIMANCHE), « sa prudence ne l’a pas empêché d’être enlevé avec Françoise, sa femme ». Daniel Larribe est ingénieur des mines, il a assuré au début des années 2000, la sécurité des mines d’ardoise de Trélazé et joué un rôle important dans la réouverture de la mine bleue, si chère aux angevins depuis Du Bellay. Un géographe du Maine et Loire, cousin de notre otage, interrogé par OUEST-France, le décrit comme un homme solide moralement, capable, dit-il, de faire preuve de diplomatie à l’égard de ses ravisseurs. On voudrait le croire, et penser aussi, que ce baroudeur bon connaisseur de l’Afrique, saura déjouer avec les six autres otages, les pièges qui ont coûté la vie, en juillet dernier, à Michel Germaneau. On dit qu’un demi-million de Français, ont déjà vu au cinéma, l’excellent film de Xavier Beauvois : « Des hommes et des Dieux ». Ceux-là, pensent évidemment, pour conjurer le sort réservé hélas aux sept moines de l’Atlas, à ce que fut leur engagement à Tibhirine. Eux aussi étaient sept, comme les sept otages du désert. Et pensant à eux, comme y pense Bruno Frappat dans sa chronique de LA CROIX, on se dit que la fin des moines de Tibhirine, nous hante et nous hantera tant que nous n’en saurons pas plus sur les sept prisonniers du désert. Frappat qui engage ses lecteurs à aller voir « Des hommes et des Dieux », explique très bien comment des gens ignorés, nous deviennent familiers, après un enlèvement. Ils nous sont rendus si proches, écrit-il, qu’on les appelle par leurs prénoms (comme nos confrères de France Télévisions Stéphane et Hervé !). Et le chroniqueur de LA CROIX d’insister sur ces élans de solidarité, de fraternité et d’émotion pour des gens, moines en l’occurrence, qui à Tibhérine en Algérie, ne possédaient rien en propre. Qui n’avaient aucun pouvoir. Pas de compte en banque, pas de voiture, pas de maisons de vacances. Pas de plan média ! A part ça, me direz-vous… Quoi d’autre dans les journaux dominicaux ? Les journées du patrimoine, avec ce week-end, la foule dans les châteaux, les Eglise, les jardins, les musées, dont la France est si riche, comme en témoigne aujourd’hui toute la presse régionale, du BERRY REPUBLICAIN au JOURNAL du CENTRE et de la VOIX du NORD, à PRESSE-OCEAN. « Plus me plait »… disait déjà Du Bellay. « Plus me plait le séjour qu’ont bâti mes aïeux, Que des palais Romains le front audacieux, Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine. Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin, Plus mon petit Liré, que le mont Palatin, Et plus que l’air marin la doulceur angevine ». Malgré cela, s’il faut en croire SUD-OUEST Dimanche, les Français ont mal à la France. « Mal à son image », c’est le titre du SUD-OUEST, appuyé sur un sondage de l’IFOP, selon lequel deux Français sur trois estiment que l’image de notre pays s’est dégradée récemment. A qui la faute ? A Napoléon III et à Bismarck, selon le sénateur UMP, Philippe Marini… A Nicolas Sarkozy, selon le JOURNAL du DIMANCHE, qui publie un sondage de l’IFOP, établissant à 32 % les Français satisfaits du Président, contre 67 % de mécontents. Sécurité- Retraites-Roms… Voilà l’effet boomerang analyse le JOURNAL du DIMANCHE. Luc Châtel, le porte-parole de l’Elysée, reconnaît qu’en cette rentrée beaucoup d’esprits se sont échauffés, mais qu’il convient de garder la tête froide. Il reste 20 mois, avant 2012. Dépassons l’antisarkozysme, à la gauche d’élever le débat, préfère répliquer François Hollande dans une interview accordée au MONDE. Elever le débat… Ce n’est pas franchement le souci du sénateur, rapporteur du budget, Philippe Marini. C’est lui qui déclarait hier sur France-Culture, en réponse aux critiques de la luxembourgeoise Viviane Reding, scandalisée par la stigmatisation des Roms. « Mieux vaudrait que le Luxembourg n’existe pas ». Hélas, soupirait Monsieur Marini, ainsi inspiré que Barrès sur sa colline, hélas, en 1867, Napoléon III et Bismarck ont créé le Grand Duché, un pays où la fiscalité n’existe pas. Et in fine, le sénateur UMP, concluait : « Ah, c’est confortable d’être ministre au Luxembourg ou de le représenter, à la Commission européenne ». C’est la situation la plus heureuse, que l’on puisse espérer en Europe. Deux points de vue plus élevés. Angela Merkel : « Les Allemands devront s’habituer aux mosquées chez eux. Les Allemands ont mis beaucoup de temps à réaliser combien l’immigration était en train de changer leur pays ». L’Allemagne va devoir subir des changements et l’intégration fait partie de la mission d’une société qui accepte les immigrants", explique la chancelière citée par la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Et Claude Imbert dans son édito du POINT : « La France en moins de trois générations, a perdu une guerre et un empire. Trente années piteuses (1981-2010) ont confirmé le déclassement. Grande nation moyenne, elle conserve, dans la piétaille humaine, un sort enviable. Mais les dépressifs pleurent. Et pour ne rien arranger s’ajoute le bourdon d’une grande crise inachevée ».

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