Bonjour à tous. « La joie promet un avenir passionnant » assure la publicité pour une voiture allemande… «Tu parles Charles » proteste Nicolas Rey dans LIBERATION. « La joie ne promet jamais rien, et surtout pas un avenir passionnant. C’est ce qui faire son charme. La joie, ça s’arrache au passé, au présent, aux suites prévisibles et c’est tout ! D’ailleurs je vois mal ce que vient faire la joie dans une pub pour voiture ! » Nicolas Rey, qui chronique chaque matin chez Pascal Clark sur France Inter, a mille fois raison de nous inviter à regarder de près les mots de la publicité. On les garde longtemps gravés dans notre part de cerveau disponible. C’est ainsi, qu’apprenant aujourd’hui le blocage des raffineries françaises de Total et la crainte d’une pénurie d’essence évoquée par FRANCE-SOIR, la PROVENCE, la NOUVELLE REPUBLIQUE, OUEST-FRANCE, le PARISIEN, nous revient en mémoire le slogan du pétrolier : « Vous ne viendrez plus chez nous par hasard ! ». On ne peut mieux dire ! Même si Monsieur Christophe de Margerie, le patron de Total, affirme aujourd’hui dans le JOURNAL du DIMANCHE qu’il n’a aucun projet de fermeture de raffinerie, la grève s’étend, sur les sites du groupe… lequel fournit, rappelons-le, un litre de carburant sur deux ! Le PARISIEN précise même ce matin que sur les 12.700 stations-service installées en France, 4.900 sont à l’enseigne Total, et écoulent bon an mal an, le quart de notre consommation de carburant… Malgré les blocages des raffineries, le COURRIER PICARD, le PROGRES de Lyon et OUEST-FRANCE semblent moins redouter la pénurie que l’EST REPUBLICAIN de Nancy ou la DEPECHE du MIDI… Mais le bras de fer, syndicats-direction, inquiète néanmoins en dépit des propos rassurants tenus hier par Christine Lagarde et l’Union française des industries pétrolières, aujourd’hui. On verra, s’il y aura encore de l’essence lundi, déclare Damien Galera, délégué CFDT de la raffinerie Total de Feyzin, dans une interview au PARISIEN. Feyzin, qui alimente 70 % de la région Rhône-Alpes où tout indique que vous êtes nombreux à circuler ce week-end et pas par hasard… Puisque vous revenez de la montagne ou vous y partez. Oublieux du rationnement de mai 68, et peut-être aussi des chansons de Pierre Mac Orlan qui disait : « Le pétrole me paraît l’odeur la plus parfaite de désespoir humain… si le désespoir humain a une odeur ». Ce pourrait être un slogan, opposé aux joies automobiles, qui agace notamment tant Nicolas Rey et au fameux « Shell que j’aime », inventé chez Publicis par Marcel Bleustein-Blanchet. Je ne sais en revanche à qui l’on doit la publicité de précaution « Philips, c’est plus sûr ! ». Un slogan auquel ne croyaient guère, la semaine dernière, les 212 salariés de l’usine Philips de Dreux, lockoutés, comme l’on sait, mais unis dans la protestation et le refus d’obtempérer. Leur joie éclate ce matin à la page 5 du PARISIEN, sur une photo signée Alain Jocard de l’AFP. Les salariés drouais y bondissent de joie, après avoir appris, hier après-midi, que la justice annulait le plan social qui les visait. C’est historique, écrit mon confrère Renaud Domenici, citant le délégué FO de l’usine. Du jamais vu, mais le tribunal a estimé que des informations primordiales nous ont été cachées par la direction. Les licenciements sont annulés… Nous avons gagné, renchérit Manuel Georget, le délégué syndical de la CGT. Le PARISIEN relève là-dessus que Christian Estrosi, le ministre de l’industrie, avait reçu jeudi, direction de l’entreprise et représentants des syndicats… Et aussi, qu’il faudra suivre vendredi prochain le comité central d’établissement extraordinaire, prévu avec à l’ordre du jour, la fermeture de l’usine drouaise, « Philips ». Actualité, publicité, promotion, réclame… Oui, encore une qui ne vous a pas échappé.. Elle figurait cette semaine dans un grand nombre de quotidiens et aujourd’hui dans la plupart des magazines, y compris l’hebdomadaire Marianne. C’est une publicité du gouvernement mettant l’accent sur la France qui investit dans son avenir… Enseignement, formation, recherche, PME-Industrie, Développement durable, économie numérique. Et symbole de tout cela, une jeune femme en blanc, bonnet phrygien sur la tête, blanc lui aussi. Elle est pieds-nus, jolie, et tient à deux mains son ventre rond. Disons, qu’elle est enceinte de 8 mois et bien sûr, de l’avenir du pays. Bizarre cette pub… Vous avez dit bizarre, et oui, mon cher cousin, sans savoir si cette image sainte de la République est signée ou non par l’imaginatif Thierry Saussez. Celui-ci ne m’en voudra pas, si je lui rappelle que Marianne était jolie aussi dans la chanson de Michel Delpech. « Dieu mais que Marianne était jolie Quand elle marchait dans les rues de Paris… » Ca c’est le refrain… Les couplets étaient disons plus libertaires. « Elle est née dans le Paris 1790 Comme une rose épanouie Au jardin des fleurs de lys Marianne a cinq enfants Qu’elle élève de son mieux Marianne a maintenant Quelques rides au coin des yeux. » MARIANNE… encore… l’hebdomadaire… consacre sa une… à un historien au verbe haut. Georges Frêche. Frêche qui règle ses comptes et répond à Renaud Dely. L’interview est très défensive. Quelques extraits : « A Montpellier, j’ai tout fait pour les harkis. C’est d’ailleurs pour cela que 90 % d’entre eux m’ont soutenu lors de cette affaire »… « Comme on ne peut pas m’attaquer sur mes actes, on m’attaque sur mon image. C’est mon talon d’Achille. Je ne respecte pas les codes d’aujourd’hui ». « Je ne suis pas un beauf ! » « Je mords avant d’être mordu ! » « On se fait rattraper par un groupe de loups affamés, et on se fait traîner dans la boue, déchiqueter, tout surpris que cela fasse encore autant de peine. » « Je suis du sud » et au sud… con n’est pas une injure ! Léo Campion dans son dictionnaire illustré en donnait une définition charmante. « Con : imbécile qui n’a de cet organe, ni la profondeur, ni la saveur. ». Pour conclure une information étonnante dans le journal en ligne BAKCHICH. « Les députés sont les premiers à faire les frais de la loi sur la sécurité intérieure (LOPSI) votée mardi. Un filtrage internet en interne les prive d’accès aux sites pornographiques ». Avec quelques ratés… puisque deux sites subsistent… L’article est signé Jean-Pierre Pornaut.

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