Bonjour à tous. Dimanche 20 septembre : fin du Ramadan et début du Nouvel an juif… « Chana Tova ! ». Que l’année 5770 ait pour vous tous un goût de pomme et de miel. Dimanche 20 septembre 2009 : la Chine fête le 60ème anniversaire de son parti communiste et notre Patrick Poivre d’Arvor ses soixante-deux ans. Bon anniversaire confrère. France Inter ajoute ses vœux à ceux du PARISIEN-DIMANCHE sans s’arrêter à votre horoscope, qui prévoit, pour vous et pour tous ceux nés sous le signe de la vierge : des tensions à la maison et la nécessité de prendre au plus tôt, rendez-vous avec votre banquier. Anniversaire encore, mais pour notre bonne vieille maison… Puisqu’il y a trente ans exactement, commençait, ici même, à onze heures du matin, le Tribunal des Flagrants délires, du cher Claude Villers, avec Pierre Desproges et Luis Rego. Studio-Canal, l’Ina et naturellement France Inter vont fêter ça, cet automne, avec livres, film et DVD. Encore dois-je rappeler aux jeunes générations que cette émission culte, parodiait notre appareil judiciaire et organisait des procès farfelus, avec procureur, avocat, inculpé, chefs d’accusations, réquisitoire et sanction. Et le plus fort, c’est que les accusés venaient en direct, à leur procès et répondaient aux questions du Président Villers. C’est ainsi qu’ont défilé, sur ce banc d’infamie radiophonique : Jean-Marie Le Pen, Frédéric Mitterrand, Yannick Noah, Juliette Gréco et bien d’autres. Face à ces célébrités, le procureur Pierre Desproges, balançait des phrases du genre : « J’aime pas la mode. J’aime pas les chanteurs. Je comprends même pas qu’on chante, c’est simple ! Je n’aime pas non plus les olives vertes, Roland Barthes, la joie dans les yeux d’un enfant, les sportifs, les racistes, les Arabes bien sûr et les mecs qui ferment le bouton du haut de leur polo. Je peux pas. Je supporte pas. Et les coiffeurs. De tout mon cœur, de toute mon âme, je hais les coiffeurs ! ». C’était il y a trente ans. Aujourd’hui, l’humour comme bien des choses, s’est transformé. C’est ainsi que cette semaine Alix Girod de l’Ain, chronique dans ELLE sur les maudits mots dits. « Avez-vous remarqué », dit-elle, « qu’improbable est mourant. Six mois qu’on se goinfrait sur tous les médias… d’improbables... Jusqu’à l’improbable épopée des funérailles de Michaël Jackson ». « Et aujourd’hui », poursuit Alix Girod de l’Ain, « avez-vous noté, l’abus du néologisme ADN ? ». L’ADN du gouvernement Fillon. L’ADN de la filière du porc. L’ADN de l’entreprise… Comme si les sujets en question avaient quelque chose à voir avec la génétique et l’acide désoxyribonucléique . « Attention à cet hiver », prévient Alix Girod de l’Ain dans le numéro de ELLE consacré à la très jolie Carla Bruni. Attention au 2.zéro de l’internet utilisé comme adjectif qualificatif signifiant : nouvelle version. Et ma consoeur de proposer quelques exemples de la mode d’hiver langagière. On dira… « Sarko, 2.0 a laissé tomber les paillettes ». « Le mari 2.0 de Laurence Ferrari joue du violon »… et vous dénoncerez « la coupe 2.0 de votre boss ». Dimanche 20 septembre… Sans attendre l’hiver, Nicolas Bordas, le président du groupe de communication TBWA, proteste sur son blog contre l’humour 2.0 d’un chroniqueur d’Europe 1. Un humour de beauf selon lui, qui attaquait les femmes sur leur physique, en épargnant naturellement les hommes… Et Monsieur Bordas de tonner contre la vulgarité et le machisme ordinaire, d’un comique s’en prenant au physique d’Arlette Chabot, de Michèle Cotta et de quelques jeunes journalistes, de moindre réputation professionnelle. « Peut-on rire de tout », demandait un jour Guy Bedos, avant de répondre : « Oui, mais pas avec n’importe qui ». Faut-il à cet égard, sourire de la proposition de loi signée par Valérie Boyer, députée de Marseille et cinquante députés UMP ? Madame Boyer, comme le relève le journal LA PROVENCE, voudrait qu’au nom de la transparence et de la vérité, on signale désormais dans la presse quelles sont les photos retouchées… Imperfections gommées, jambes allongées, sous prétexte que les trop beaux clichés, des femmes trop belles, font trop rêver. Michèle Fitoussi, rédactrice de ELLE, n’en croit pas ni ses yeux, ni ses oreilles. Rire ou pas, ce week-end avec Plantu, qui en première page du MONDE daté dimanche-lundi, dessine deux cortèges de Français rassemblés… Sur le premier, ils font la queue pour se présenter au bureau de chômage. Sur le second, les mêmes, avec leur caddie vide et leurs bébés sur les bras, profitent des journées du patrimoine, pour se rendre à la chapelle Notre-Dame de la médaille miraculeuse. A Venelles, près d’Aix-en-Provence, les quinze qui ont joué le 6, le 16, le 30, le 38, le 41 et deux bonnes étoiles les 2 et 4 et gagné cent millions et donc 6 millions et demi chacun, au loto européen, n’auront pas à faire cette démarche vers la Vierge. Wolinski dans MATCH remarque que les protestataires, qui se dénudent aujourd’hui pour médiatiser leur colère font des émules.. Et le caricaturiste de représenter, entre autres… une femme en burka, face à une femme nue comme un ver. Si Besson interdit la burka, dit la première, je me fous à poil. Et moi dit l’autre, tant que Besson tolère la burka, je reste à poil. Second dessin, du même Wolinski : Carla allongée, voit Nicolas filer vers le G20 de Pittsburgh, avec un sac tyrolien sur le dos… Est-ce indispensable chouchou… Réponse volontariste du Président : « C’est pour nos fringues… s’il n’y a aucun accord sur les bancs, on se fout à poil avec toute la délégation française. Pour le NOUVEL OBSERVATEUR, VinZ cerne une autre actualité, le procès Clearstream qu’anticipent ce matin tous les quotidiens. Le MONDE y consacre un dossier avec un titre qui dit tout : « Clearstream, une haine d’Etat devant le tribunal de Paris".

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