"Le Roi soleil" Christopher Froome, Philippe le nouveau Roi des Belges, les émeutes à Trappes et les hommages à Pierre Fabre, le fondateur du laboratoire éponyme.

un “final sous les étoiles”

froome frappe fort dans la 8e étape du tour de france
froome frappe fort dans la 8e étape du tour de france © reuters

C’est la Une du Parisien. La centième édition du Tour de France se termine ce soir avec une grande première, une arrivée sur les Champs-Elysées au soleil couchant.Les organisateurs ont fait les choses en grand : un départ donné dans les jardins du château de Versailles, un spectacle de son et lumière projeté sur l’Arc de triomphe et puis beaucoup d’anciens champions, 350 très exactement : Eddy Merckx ou encore Miguel Indurain accompagneront le doyen des anciens coureurs. Il s’appelle André Brûlé, il a 91 ans et a notamment participé à plusieurs Tours de France de l’après-guerre.Ils sont tous attendus ce soir pour célébrer la victoire d’un homme, celui que l’Equipe appelle "le Roi soleil", le grand vainqueur de la centième édition du Tour de France, j’ai nommé Christopher Froome. Quand on lit les portraits plutôt élogieux du champion britannique, on se dit que ça fait beaucoup de paillettes pour un coureur décrit comme modeste et timide.Le JDD a donné la parole à six proches de Froome : son biographe parle d’un “garçon éduqué avec un accent sud-africain upper-class et buvant du thé vert”.“Un garçon plus à l‘aise avec les pythons, bien plus timide avec les filles”, selon David Kinjah, un de ses partenaires d’entaînement au Kenya. "Froomy" comme ses proches le surnomment a un parcours atypique. Dans l’Equipe, Alexandre Roos raconte sa jeunesse africaine : un papa organisateur de safari, sa passion pour les serpents et les scorpions, sa longue chevelure et ses chemises bariolées, sa golf qu’il conserve depuis des années et qui est garée encore aujourd’hui au milieu des bolides de ses voisins monégasques. Christopher Froome est décrit comme un garçon gentil et honnête. Alors, il ne peut pas se doper, ce n’est pas possible. Mickaël Caron du Journal du Dimanche a envie de croire que le bonhomme est clean. Il parle d’un champion “qui tiendrait la lampe pendant que vous cherchez des marques de piqûres sur le bras”. Le journaliste a envie d’y croire mais attention. Dans un sursaut emprunt de doute, il prend une dernière précaution espérant ne jamais avoir à regretter ces derniers mots.Alors Froome, dopé ou pas ? Le monde.fr donne la parole au spécialiste du dopage, Jean-Pierre Mondenard. Et le scientifique est plutôt dubitatif. Le malheur de Froome selon lui, c’est qu’ il ne peut pas prouver qu’il ne se dope pas, de même que la lutte anti-dopage ne peut pas prouver actuellement qu’il se dope.” Dopé ou pas, on verra demain. Thierry Borsa dans son édito pour le Parisien a envie de célébrer le Tour et peu importe les suspicions, il loue le courage des coureurs et termine par un enthousiasmant “Vivement le prochain Tour”.

Lui passe son Tour, il s’agit d’Albert II, Roi des Belges encore pour quelques heures

albert ii, roi des belges, va abdiquer le 21 juillet en faveur de son fils philippe
albert ii, roi des belges, va abdiquer le 21 juillet en faveur de son fils philippe © reuters

Albert II, 79 ans laisse le trône à son fils, Philippe, 53 ans. On apprend dans le Parisien que le Roi va beaucoup manquer aux humoristes Belges et au président du conseil européen Herman Von Rompuy qui dit “s’amuser comme un gosse” avec Albert.Un Roi drôle, doté du sens de l’auto-dérision laisse donc la place à un “Roi qui n’a rien de politique” selon Jean-Claude Kieffer dans les Dernières nouvelles d’Alsace, un roi normal en somme, qui paie ses impôts et ne fait jamais la une des journaux people.Et pourtant, le nouveau roi va devoir relever plusieurs défis : pour Ludovic Lammand de Mediapart, le changement de tête de la monarchie “renforce l'incertitude sur l'avenir de ce pays à l'approche des élections générales de 2014”.Le pouvoir du monarque belge n’est pas insignifiant. C’est notamment lui qui désigne la personne chargée de former un gouvernement en cas de crise politique. Et quand on se souvient que la Belgique était resté 541 jours sans gouvernement après les dernières élections de 2010, il est aisé de comprendre selon le journaliste de Mediapart que le changement de Roi est “stratégique”.Tous les partis politiques seront présents lors de l’acte d’abdication d’Albert II, tous sauf les séparatistes flammands, ce qui fait dire à François Jeanne d’Othée dans le Journal du Dimanche, que Philippe est désormais “à moitié Roi des Belges”

Philippe paie ses impôts et François Hollande cherche de nouvelles recettes

françois hollande ébauche sa vision de la france dans dix ans
françois hollande ébauche sa vision de la france dans dix ans © reuters

Quatre à six milliards très exactement. Le JDD s’est procuré en exclusivité les pistes du ministre de l’Economie Bernard Cazeneuve. Première piste : de nouvelles niches fiscales et sociales pourraient être rabotées. Deuxième front : la lutte contre la fraude fiscale. Ces deux pistes pourraient rapporter environ deux milliards d’euros chacune. On n’en sait pas plus. Quelles mesures précises pour lutter contre la fraude fiscale ? Quelles sont les niches concernées par les coups de rabot ? Le JDD ne précise pas ou ne le sait pas. En revanche, on a une date. Le président devrait trancher d’ici fin août.

“Un coup’ de com’” selon la Provence, Manuel Valls était à Marseille pour parler des émeutes de Trappes

appel au calme à trappes après une nuit de tensions
appel au calme à trappes après une nuit de tensions © reuters

François Tonneau ironise sur les déplacements réguliers du ministre de l’Intérieur dans les Bouches-du-Rhône. Il propose même à Manuel Valls de chercher “un appartement à Marseille, une ville où il vient presque tous les mois.”Le ministre était donc à Marseille pour rencontrer un policier agressé sur une plage par un groupe de jeunes. L’actualité parisienne l’a rattrapé. La Provence raconte qu’il a alors changé de trottoir pour éviter le “décor soleil-bikini” au moment d’évoquer les événements de Trappes.Alors que Manuel Valls condamne l’agression des policiers, la droite attaque à tout va. Libération a compilé les déclarations de plusieurs caciques de l’UMP. Pour le quotidien, elles vont toutes dans le même sens : la gauche est trop laxiste avec les communautarismes.Sur le terrain, Trappes se réveille groggy. Selon Yves Fossey du Parisien, “les traces des affrontements sont encore visibles”, des affrontements qui ont abouti à 10 interpellations samedi et dimanche, quatre policiers blessés et un garçon de 14 ans gravement touché à l’oeil.A l’origine des émeutes, il y a cette arrestation d ‘un jeune homme de 21 ans jeudi dernier. Selon la police, il aurait tenté d’étrangler un fonctionnaire après le contrôle d’identité de sa femme voilée. L’épouse du jeune homme a elle donné sa version à un collectif contre l’islamophobie, un témoignage que s’est procuré le Journal du dimanche. Elle dit avoir été "attrapée par le voile et traînée avec une force monstrueuse". Le couple a été remis en liberté. Le jeune homme doit être jugé au mois de septembre.

Un hommage poignant de toute une région, pour Pierre Fabre, le fondateur du laboratoire éponyme

Quelques lignes dans les pages économies du Parisien, un article de bas de page dans le JDD, seule la Dépêche du midi rend un vibrant hommage à l’industriel castrais Pierre Fabre. Il faut dire que le chef d’entreprise est un Tarnais pur souche, actionnaire du quotidien du Sud-Ouest. Jean-Claude Souléry parle “d’un ami, d’un homme simple, sincère devenu capitaine d’industrie.”

Le journaliste raconte la belle histoire d’une fortune locale : une petite pharmacie à Castres, la création presque artisanale du cyclo 3, un médicament pour soulager les jambes lourdes. Il raconte un homme qui haïssait les mondanités, aimait la nature et soutenait l’économie locale.Pierre Fabre est mort hier à 87 ans. Il laisse derrière lui une entreprise de 10 000 salariés dont 4 000 dans le Sud-Ouest.

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