Bonjour à tous… « Travaillez, prenez de la peine. C’est le fond qui manque le moins. » - Si la presse ne reprend pas ce matin la leçon du riche laboureur de La Fontaine, elle s’en inspire beaucoup néanmoins en soulignant le grand retour de « la valeur travail », dans tous les discours ! « Nouvelle crise sur les 35 heures », titre en manchette Le Figaro, en expliquant à ses lecteurs que Madame Parisot, la patronne du Médef, a mis au défi le ministre actuel de l’économie, « d’abroger les lois Aubry ! » Ce qui est un peu, la réponse du berger à la bergère, puisque Monsieur Thierry Breton avait cru le premier devoir fustiger la passivité des chefs d’entreprise. En effet selon lui, les patrons ne dénonceraient pas assez fort les projets invraisemblables de généralisation des 35 heures, de certains candidats socialistes. Le Parisien, relève également, en première page ce matin le coup de clairon annonciateur, d’une nouvelle bataille des 35 heures… Entre ceux qui à gauche, voudraient les généraliser, et ceux qui, à droite, et au centre-gauche voudraient les assouplir. Voire les supprimer, façon Médef ! Résultat : la grande polémique sur le temps de travail est repartie, comme en quarante ! Et Le Parisien de préciser, là-dessus, les positions des uns et des autres, même quand elles sont floues. Par exemple, si Nicolas Sarkozy, entre à l’Elysée au printemps prochain, c’est simple prévient son conseiller politique François Fillon… il y aura peu à faire sur le temps de travail puisque – je cite François Fillon : « Il ne restera plus grand-chose, de cette erreur historique. » Question alors de Jean-Marc Plantade, à l’ancien ministre de Jean-Pierre Raffarin… Ben dites-donc, si l’affaire était si grave, pourquoi n’avez-vous pas rétabli les 39 heures en 2002. Vous pouviez le faire. » - Ouais, reconnaît l’ancien ministre des Affaires sociales, mais à l’époque, personne ne nous le demandait. Et puis, c’est vrai nous avons commis l’erreur, de libéraliser le recours aux heures supplémentaires, branche par branche, mais hélas le dialogue social n’a pas fonctionné. » Et voilà pourquoi, votre fille est muette, et voilà, pourquoi, les 35 heures reviennent aujourd’hui sur le tapis, enflammant ainsi une campagne électorale, commencée sur un mode mineur aussi charmant que séduisant. Tout de même un peu édifiant ! Revue de détail à gauche, puisée dans la branche même des candidats socialistes, par mes confrères du Parisien. Laurent Fabius… « Si je suis élu, les 35 heures seront généralisées. « Autrement dit, on reviendra sur les dérogations accordées en 2005 aux entreprises de moins de 20 salariés. » Dominique Strauss-Kahn… préfère, lui, botter en touche. Les 35 heures a-t-il dit, ce n’est pas la clé de voûte, du projet socialiste. Néanmoins, on les étendra par la négociation, et on appliquera les lois Aubry, au cas par cas. Ségolène Royal, va plus loin, dans le mouvement de va et vient. Elle juge en effet que la réduction du temps de travail est à l’origine d’une dégradation de la situation des salariés les plus fragiles. Les femmes notamment. Et parmi elles les moins qualifiées condamnés à la flexibilité et donc aux empiétements sur leur vie personnelle. Les caissières de supermarché, c’est des heures séparées… on attend et on n’a pas le temps d’aller chercher les enfants… Mais, si elle est élue, Présidente au printemps prochain, elle ne supprimera pas les 35 heures… Elle assouplira, le dispositif, pour que, ceux qui veulent travailler plus, puissent le faire. François Bayrou est plus clair, quand il déclare qu’il faut casser le carcan des 35 heures, parce que les lois Aubry, ont affaibli la valeur du travail. Ce qui l’est moins, dans le projet UDF, c’est qu’il maintient la durée légale à 35 heures, tout en offrant à chacun, la possibilité de travailler 39 heures. Dans ce cas, il y aura en plus du salaire, 25 % du tarif supplémentaire pour les salariés, et pour que les entreprises s’y retrouvent, on réduira à proportion leurs charges sociales. Commentaire du Figaro… Les 35 heures, c’est un poison, mais au moins, on en débat. L’affaire de cette incongruité économique est sur la table. Et Gaétan de Capèle, de soupirer, ce n’est pas en les aménageant évidemment, que l’on va corriger cette ineptie. Extrait choisi, de l’éditorialiste du Figaro… à propos du bien-être des salariés justement, il écrit : « Quand au bien-être des salariés, censés pouvoir profiter d’un repos bien mérité et passer davantage de temps libre en famille ou à voyager, il y aurait beaucoup à dire. Pour ceux des grandes entreprises, nul doute que la vie est plus agréable qu’auparavant. Mais pour tous les autres, notamment pour la cohorte des sans-grades dans les PME, il n’y a que dans la tour d’ivoire socialiste que l’on croit encore avoir distribué du bonheur. Même Ségolène, écrit mon confrère du Figaro, s’en est aperçue et le dit tout haut, arrachant des cris d’orfraie à ses challengers. Lesquels n’en pensent pas moins, mais tout à leur jeu de surenchères, préfèrent s’accrocher au mythe des « avantages acquis », chers à la gauche de leur parti et se proposent même de généraliser le système. Enfin, conclut-il, et ce n’est pas le moindre de leurs défauts, les 35 heures ont distillé un autre poison : faire croire que l’on peut travailler moins pour le même prix. Jamais à court d’idées saugrenues, les socialistes promettent sans rire que, s’ils l’emportent, l’on pourra même gagner plus. Il est temps de sortir de ces raisonnements absurdes et d’admettre une évidence simple : le travail a une valeur. » Le Parisien, préfère plutôt que de faire des commentaires, faire un petit tour chez nos voisins européens. Après avoir rappelé qu’en 1848 on travaillait 84 heures… 40 heures en 36. 39 en 1982… Toujours la gauche qui a mené bataille pour que la vie vaille d’être vécue, et pas seulement au travail. En 1996, toutefois, c’est Jacques Chirac alors premier ministre qui a ouvert la piste de la réduction du temps de travail et de son aménagement avec la loi Robien sur l’aménagement et donc la réduction du temps de travail ! Partout ailleurs où on compose, on travaille plus. L’Italie pratique le temps à la carte selon les secteurs : 38 heures dans la sidérurgie, 36 heures dans le textile. Idem au Danemark où certaines branches sont à 36 heures. En Allemagne aussi où plus de la moitié des salariés allemands travaille 36 heures. En tête des cinq pays où les salariés travaillent le plus : la Grèce avec 44 heures et demie, l’Angleterre, presque 44 heures, la même chose en Pologne, l’Espagne (41,6), l’Autriche (41,5). Voilà, on travaille plus. Est-ce qu’ils sont plus heureux, moins heureux ? Allez savoir ! Alors, vous trouverez dans La Croix, une invitation de Dominique Gerbaud, à suivre lundi et mardi prochain sur France 2, un document intéressant sur la vie et l’œuvre du Président Chirac vu, par Patrick Rotman, qui a recueilli les témoignages d’Yves Guena, de Philippe Séguin, Raymond Barre, Jacques Toubon, et bien d’autres… Selon, mon confrère de La Croix, le documentaire est un film au vitriol, d’une froide cruauté, puisque l’enquête aboutit à la conclusion que Jacques Chirac n’aurait jamais dû être Président. Lors de la projection réservée à la presse, beaucoup en ont jugé différemment. Y compris d’ailleurs Patrick Rotman, qui dit aujourd’hui à La Croix… « Qu’il a sauvé la droite du déshonneur » en refusant toute alliance avec le Front national et qu’il a su être « le héraut des pays en voie de développement », mais ces quelques éloges occupent bien peu de temps. « Au fond, nous dit Patrick Rotman, Chirac, c’est un bon bougre, il est populaire au sens qu’il vient du peuple, il a un contact simple, il est près des gens, il a le goût des autres. » Il faut avoir le goût des autres… pour s’intéresser à la manière dont sont traités, les français et les françaises mises en prison. Toute la presse aujourd’hui, de l’Humanité à Ouest-France, et de la Charente Libre à l’Est Républicain, reprend les résultats de la consultation, conduite par l’observatoire international des prisons… C’est un SOS détenus, s’écrie L’Humanité. A quand, à quand la prison républicaine, soupire la Charente Libre… Encore plus que l’amélioration de leurs conditions de vie en prison, les détenus attendent prioritairement un changement du regard de la société et une mobilisation de la classe politique sur la question carcérale, écrit, dans ce quotidien Dominique Garaud… Le goût des autres… Ce n’est pas un sentiment que cultive Poutine… Il vient de dire aux 25 européens, que si la Géorgie, ne se tient pas bien… le sang… risque de s’y répandre. Sur l’ouverture des marchés de l’énergie… qu’on lui réclame, Poutine répond niet. Les mots sont des actes a dit Guy Bedos à Marlène Amar du Nouvel Observateur. Alors Guy Bedos flingue les politiques. Petit florilège très court… Voilà ce qu’il dit de Jacques Chirac, justement : Je ne l’ai rencontré qu’une fois. Il avait arrêté de fumer depuis trois ans et personne ne s’était aperçu. Sur Olivier Besancenot : Il y a des facteurs plus antipathiques. Sur Dominique Strauss Kahn : pas touche à DSK, c’est le mari d’Anne Sinclair !

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.