Bonjour à tous... A l’enfant qui va naître ou… de la nudité par grand froid, telle est la piste sur laquelle, à 48 heures de Noël, la presse s’aventure aujourd’hui. … Nu en première page de l’hebdomadaire chrétien d’actualité LA VIE, « Jésus inconnu » dont Jean-Pierre Denis nous dit qu’un Français sur deux ne sait ni quand, ni où il est né exatement. C’est, selon mon confrère, le grand malaise de civilisation que mesure le sondage réalisé par l’institut CSA au début de ce mois. On ne sait pas, on ne sait plus que, selon la tradition, Jésus de Nazareth est né à Betléem, en Judée, ou peut-être à Betléem en Galilée. En effet, selon l’archéologue israélien Aviram Oshri, et des fouilles réalisées en 1992 et 2003, ce n’est pas à Bethléem près de Jérusalem que l’enfant-roi aurait vu le jour, mais plus dans le nord, dans un village homonyme près de Tibériade en Galilée. L’information reproduite dans LA VIE aujourd’hui est importante, car Marie enceinte, n’aurait pas eu dans ces conditions à parcourir 145 kms à pied entre Nazareth et Jérusalem pour mettre son enfant au monde, mais une dizaine seulement, ce qui apparaît plus réaliste. Même s’il faut considérer dans cette hypothèse que les évangélistes Mathieu et Luc se sont trompés. Reste que pour Jean-Pierre Denis, l’éditorialiste de LA VIE, le plus important n’est pas là… Peu importe que l’on ne sache pas très bien la date de la naissance du Christ, ou l’adresse de l’hôtellerie qui accueillit si mal Marie. L’important, écrit-il, c’est l’ignorance des moins de 30 ans qui, à partir d’une ambiance de brouillard culturel, font de Noël une fête païenne où la consommation est invitée à combler nos angoisses existentielles. Alors poursuit Jean-Pierre Denis, le deux tiers des personnes interrogées par CSA ont envie que leurs enfants connaissent la vie de Jésus. LA CROIX, datée de ce samedi, préfère aller d’hier à aujourd’hui, et de Jésus à Gandhi, en publiant un dossier consacré à la non-violence. Dossier illustré par le « Sermon de la montagne », le célèbre tableau de Fra Angelico où l’on voit Jésus invitant ses disciples à refuser toute violence. Et LA CROIX de citer : « Moi, je vous dis de ne pas tenir tête au méchant. Au contraire. Quelqu’un te donne-t-il un soufflet sur la joue droite, tends-lui l’autre. Veut-il te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui ton manteau…» Commentaire de Pierre Schmidt. Jésus a subi la violence sans y répondre. En ce sens, il reste un modèle, et on a raison de parler d’une non-violence évangélique. A condition toutefois de préciser que cette attitude-là ne signifie ni refus du conflit, ni rêve naïf d’un monde qui ne serait pas traversé par le mal, la haine, la violence, le pêché. Et LA CROIX de rappeler que le XXème siècle a vu protestants et catholiques employer une terminologie non-violente, comme aux premiers temps. Vatican II en est un bon exemple. Tout comme Jean-Paul II quand il explique en 1989 que les régimes communistes étaient tombés – je cite – « grâce à l’action non violente d’hommes qui ont su trouver la manière efficace de rendre témoignage à la vérité. » Dans sa chronique intitulée « à l’enfant qui va naître », chronique illustrée d’un dessin où l’on voit un bébé d’aujourd’hui soigneusement emmailloté, Bruno Frappat actualise ainsi l’événement, vieux de deux mille ans. « Donc, écrit-il, te voilà bien décidé à venir nous rejoindre ! A habiter prochainement cette terre, dans l’état où elle est, et prendre ta place dans cette humanité malgré le bruit et la fureur du temps. C’est bien de ta part. C’est très sympathique, mais c’est peut-être imprudent. Dans la nuit où ta mère, sorte de SDF refoulée de partout – enfantera, ta naissance sera pour nous comme une lumière. Un encouragement. Mais avant d’en venir là, permets que l’on te prévienne sur l’état des lieux. Que l’on t’adresse un message sur notre désunion. Car c’est courageux de ta part de te risquer sur notre planète, cette nef ballottée dont on dirait qu’un psychopathe la dirige. Il faut que tu saches ce qui nous occupe, ce qui nous divise. Il y a ce que l’on voit, ce que l’on cache, ce que l’on espère… Si c’est ici que tu débarques, tu verras les inégalités constamment grossies du flot des égoïsmes et de la bonne conscience. Tu le verras aussi en Russie, en Asie, en Afrique. En Colombie, tu verras des otages, en Tchétchénie des violences, en Afrique des enfants faméliques, voire des enfants-soldats. Partout, tu verras des fanatiques, des femmes objets, des despotes souriants. Partout tu entendras des discours faux. Et sans doute te diras-tu « Fuyons ! Qu’est-ce que je fais ici ? » Demande néanmoins à tes parents de te raconter l’histoire du monde et des hommes. De te dire tout ce que nous avons traversé depuis l’aube des temps. De tout ce qui a progressé. De ce qu’ont fait les milliards d’enfants qui t’ont précédé sur cette terre pour la rendre, quand même, plus habitable. Ils te feront ainsi ta place dans notre histoire. » Voilà pour LA CROIX… Mais Noël vaut aussi pour les autres journaux, moins confessionnels… Voici LE PARISIEN qui titre avec un point d’exclamation : « Enfin Noël ! » Voilà France SOIR qui, sur une image splendide d’église de village enneigé, titre « Noël de France ». Tandis que L’HUMANITE s’écrie en manchette … « C’est le jour du Saigneur ». Le quotidien communiste écrit Saigneur comme Sang, pour bien marquer son hostilité à un gouvernement qui banalise le travail du dimanche, et une société marquée décidemment par le triomphe de l’argent, et les fausses fééries de la frénésie marchande. LE FIGARO préfère parler d’économie, en expliquant que les banques dans la tourmente sont à la recherche de capitaux, mais que la société Alstom peut se frotter les mains… puisqu’elle vient de vendre le TGV aux Italiens. Un marché de 900 millions d’euros. Le même FIGARO évoque dès ce matin, l’échec éventuel d’Hillary Clinton aux prochaines primaires démocrates, et aussi l’an prochain à la Maison Blanche, avant de noter que Monseigneur Vingt-Trois se félicite des propos tenus à Rome par Nicolas Sarkozy. « La République, a-t-il dit, devant Benoît XVI, a besoin de croyants… voilà commente l’archevêque de Paris, une manière nouvelle d’envisager la laïcité. Je me réjouis de la reconnaissance accordée par le président français au dynamisme, et à la générosité des catholiques. » Aurait-on oublié Jacques Chirac… et plus avant Jules Ferry, voire Louis Aragon qui saluait le combat commun de celui qui croyait au ciel, et de celui qui n’y croyait pas… ? LE MONDE explique à ses lecteurs qu’à Rome, Nicolas Sarkozy a critiqué la laïcité à la française. Et Plantu d’illustrer le mécontentement du journal, d’un dessin où l’on voit le chef de l’Etat en archevêque avec la crosse et la mitre… Tandis qu’au-dessus de lui, une petite souris à genoux et en prière… récite : « Au nom du père, du fils et de Carla Bruni. » Carla Bruni, j’y reviendrai forcément demain, le temps de lire cet après-midi, avant la sieste, le portrait du FIGARO-MAGAZINE. Nudité… pas vue, pas même entrevue… je n’ai pas regardé les photos de Miss France qui, il y a trois ans, se serait laissé prendre en photo par un photographe, et ces photos coquines seraient dans ENTREVUE…. Par contre, j’ai vu les vidéos qui circulent sur Internet de Laure Manaudou… C’est terrible et je comprends qu’elle fasse un procès. L’Italien, son galant, n’était pas galant du tout. C’est vraiment un sale type… Ceci n’a rien à voir avec cela, en dernière page des ECHOS, ne manquez pas…parce que c’est bien écrit, c’est formidable… et toujours sur la nudité, sur la beauté… un très bel encadré sur les glorieuses de Bresse. Ce ne sont pas des femmes, ce sont des poules soigneusement élevées, éduquées et abattues en floppée pour justement faire en sorte que le Noël païen soit un joli Noël. Cela s’appelle : « Chapons et poulardes de Bresse ont leurs concours de beauté » Quelle est la différence entre une poule et un chapon, selon Valéry Giscard d’Estaing ? Eh bien une poule chapon, un chapon, chapon pas !

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