"Cela fait vingt ans qu’on me prend pour François Hollande"

Celui qui parle ainsi dans le supplément ‘L’époque’ du MONDE s’appelle Michel Poulaert. Il a 46 ans, il est conférencier et coach en optimisme. Mais oui, c’est un métier. Notamment en Belgique, car il est belge, Michel Poulaert, même s’il habite le Pays Basque, à Tarnos, dans les Landes. Là-bas, d’ailleurs, il s’est lancé en politique. Il se dit proche des valeurs du parti Les Républicains. Mais c’est donc une autre facette de son quotidien qu’il raconte au journal : il raconte sa vie de sosie du président de la République.

On a commencé à me dire que j’avais la même tête que lui en 1997, quand il est devenu premier secrétaire du PS. A Paris, un serveur m’a demandé : ‘Vous ne seriez pas François Hollande ?

Et j’ai alors répondu : ‘Oui, c’est bien moi. Et vous n’aurez qu’à envoyer la note rue de Solférino !’ Par la suite, Michel Poulaert a été contacté par des agences de comédiens. Et il a incarné le chef de l’Etat au cinéma – une très brève apparition dans Les Gamins, en 2013. On l’a vu également dans des émissions de télévision, mais il affirme qu’il décline la plupart des propositions. Il a notamment refusé de jouer rôle de François Hollande dans un film porno.

Sur lui, d’ailleurs, il porte un regard très sévère : juge qu’il marche de travers, qu’il est mal habillé et qu’il a totalement raté son quinquennat. Qu’il a tenté de devenir une mauvaise copie de Mitterrand. ‘Et puis moi, contrairement à lui, je suis le même en ‘on’ et en ‘off’…’ Et, en ‘on’, il avoue qu’il aurait franchement préféré ressembler à Brad Pitt.

Voilà, donc, pour le sosie de François Hollande. Quant au vrai, il est actuellement au Chili, et après avoir raté le dernier débat parce qu’il avait ‘théâtre’, c’est donc parce qu’il a ‘Chili’ qu’il ne pourra pas voter pour le premier tour de la primaire qui se déroule aujourd’hui.

La primaire de la ‘Belle Alliance’ fait ce matin la Une d’une bonne partie des journaux.

C’est donc « le jour J » titre ainsi LE MAINE LIBRE… « C’est le moment de choisir », confirme LIBERATION CHAMPAGNE, tandis que PARIS NORMANDIE souligne qu’il s’agit d’un scrutin « plein de suspens ». Sept candidats en lice : Jean-Luc Bennahmias, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy et Manuel Valls. Sept candidats, et un trio de tête que LE JDD nous présente à travers un photomontage. Le haut du visage de Montebourg – les cheveux et le front. Le milieu du visage d’Hamon – le nez, les oreilles et les yeux. Le bas du visage de Valls – la bouche et le menton. Trois favoris, mais seules deux places évidemment pour le second tour.

Pour Hervé Gattegno, :

La principale inconnue réside dans les critères que les électeurs vont privilégier pour effectuer leur choix.

Soit la stature, soit l’expérience, ou alors le retour aux fondamentaux de la gauche. D’après lui, ce premier tour est moins une bataille d’égos qu’une bataille entre plusieurs gauches… En revanche, pour le second tour, là, ce sera la bataille d’égos… Des rivalités personnelles, des incompatibilités : il sera sans doute douloureux, pour ceux qui sont éliminés, de se ranger derrière un autre. Rien, d’ailleurs, ne les y oblige. Car quand ils ont signé la charte de ces primaires citoyennes, tous, certes, se sont engagés à soutenir celui qui serait désigné, mais personne ne s’est engagé à soutenir quelqu’un au deuxième tour de la primaire. Du reste, même pour aujourd’hui, "on est dans le noir le plus complet", assure un membre du PS dans les colonnes du PARISIEN : "On ne sait pas qui va venir voter, ni surtout combien ils seront."

Alors, à partir de quel niveau de participation cette primaire sera-t-elle réussie ?

Question posée au premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis. Réponse : ‘J’estime qu’entre 1 million et demi et deux millions de votants, nous aurons atteint notre objectif ! Le verdict, ce sera donc ce soir.

Au registre politique, deux autres interviews dans le JOURNAL DU DIMANCHE.

Interview d’Alain Minc, homme d’affaire, essayiste. En 1995, il avait soutenu Balladur – celui-ci a perdu. En 2012, il avait soutenu Sarkozy – celui-ci a perdu. Pour la primaire à droite, il a soutenu Juppé – et celui-ci a perdu. Dès lors, je ne sais pas trop si c’est une bonne nouvelle pour lui, mais Alain Minc annonce qu’il soutient désormais Macron !‘Parce que si le pays grincheux qu’est la France élit un ‘roi’ de 39 ans, l’image de notre pays changera soudainement ! »

Page suivante, plus profond : interview de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, qui se prononce en faveur du suicide assisté :

Les Français, dit-il, sont prêts à regarder cette idée en face – le droit à être maître de soi-même, le droit d’éteindre la lumière.

Et il propose d’inscrire dans la Constitution, à la fois le droit à l’avortement et, donc, le droit au suicide assisté.

Le droit à l’avortement, c’est aussi ce que souhaitent conserver celles qui ont manifesté hier dans les rues de Washington. Tous les journaux reviennent sur les Marches des femmes, qui, hier, ont réuni des centaines de milliers de personnes, non seulement aux Etats-Unis, mais aussi à Paris, à Berlin, et à Londres… Des défilés pour la défense des droits civiques, organisés au lendemain de l’investiture de Donald Trump… ‘Manifestations monstres contre Trump dans le monde’, commente LE TELEGRAMME… ‘Déferlante anti-Trump dans le monde entier’, abonde MIDI LIBRE, tandis que L’INDEPENDANT évoque ‘Une marée de femmes contre Trump’.

A propos de droits des femmes, je vous conseille d’ailleurs la lecture de la toujours excellente revue L’ELEPHANT.

Revue de culture générale qui, dans son dernier numéro, propose notamment un dossier sur Simone de Beauvoir, qui militait pour mener de front lutte des classes et lutte des sexes et disait que ‘Se vouloir libre, c’est aussi vouloir les autres libres’… Et puis, à propos de Donald Trump, je vous conseille l’éclairant portrait que signe Sylvain Cypel dans l’hebdomadaire LE UN. Portrait psychologique d’un homme imprévisible, un grand mégalo narcissique dont le parcours confirme la citation célèbre du grand écrivain Mark Twain, lequel conseillait, afin de réussir en Amérique, la recette suivante : ‘Beaucoup d’ignorance et beaucoup de confiance en soi.’ Cela ne doit pas être facile d’être le sosie de Donald Trump…

Un autre visage à la Une ce matin : celui de l’Abbé Pierre, mort il y a exactement dix ans

‘Irremplaçable Abbé Pierre’, titre LE COURRIER PICARD, tandis que LE PETIT BLEU D’AGEN précise qu’à ‘Emmaüs, le combat continue’ : une vente exceptionnelle a lieu ce dimanche dans la ville au profit du mouvement fondé par le prêtre lyonnais en 1949. ‘Le combat de l’Abbé Pierre toujours d’actualité’, affirme pour sa part L’UNION. La preuve avec le texte que publie ce matin Nicolas Hulot dans LE JOURNAL DU DIMANCHE, qui interpelle les candidats à l’Elysée sur l’urgence absolue qui devrait, selon lui, être au centre de toute politique : la réduction des inégalités.

Désormais, la solidarité doit être la pierre angulaire de toutes les politiques, l’obsession de chaque responsable. Elle n’est plus une option, elle est une condition non négociable à la paix du monde

Il rend également hommage à tous les bénévoles des associations. Et Nicolas Hulot de conclure : ‘C’est à ces conditions que nous pourrons sécher les larmes du plus grand nombre et redonner le sourire au présent et de l’éclat à l’avenir.’ Intelligent et bien écrit… C’est beau comme du Bowie. Ou comme du l’Abbé Pierre, même si Hulot n’en a pas encore la barbe.

D’ailleurs, à propos de barbe, le mensuel MANAGEMENT nous apprend que la proportion des hommes barbus en France est passée en deux ans de 33 à 40%

Preuve que la nature est bien faite, car 45% des Françaises trouvent que les barbus sont plus sexy que ceux qui se rasent de près. Un taux qui monte même à 80% chez les moins de 25 ans. De son côté, le mensuel PLEINE VIE s’intéresse aux objets perdus. Pas le service des objets perdus, mais plutôt les objets que l’on a l’habitude d’égarer chez soi… Sur le podium : ses clés, son téléphone ou un vêtement. Puis arrive la télécommande, le doudou du bébé, voire le chien ou le chat. Mais pas un mot sur ceux qui perdent leur dignité, ou leur sang-froid, ou la mémoire… C’était quoi, déjà, la proportion de Françaises qui préfèrent les barbus ?

Enfin, c’est le visage de l’une des actrices préférées des Français qu’on retrouve à la Une de MATCH et de GALA

Sophie Marceau fait face’… ‘Sophie Marceau forte face aux épreuves’… Elle vient de perdre sa mère, et les deux hebdos en profitent pour revenir en photos sur les étapes de sa carrière… Sophie jeune et belle à 15 ans… Sophie resplendissante à 30… Magnifique à 40… Eblouissante à 50 ans… On dirait le sosie de Patricia Martin.

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