Bonjour à tous… « Le monde est dur et nos vies finissent mal, mais je refuse de consentir à la dureté et à la violence du monde… » C’est Eric Emmanuel Schmitt, l’auteur « d’Oscar et la dame rose », au théâtre, et « d’Odette Toulemonde et autres histoires » chez Albin Michel, qui évoque ainsi aujourd’hui, dans l’hebdomadaire La Vie, sa conversion de Noël. « J’avais 20 ans, écrit-il, et j’avais fait de la philosophie pour faire reculer le mystère… Mais mon esprit a vite reconnu ses limites. Je suis devenu plus humble, j’ai cessé de prétendre… C’était ma période agnostique. Mais voilà, en une nuit la foi m’est tombée dessus. J’étais au Sahara et je m’étais perdu, plus de trente heures, sans eau, ni nourriture, et j’ai bien failli mourir. Mais au lieu d’éprouver de l’angoisse, j’ai trouvé la confiance. Le sentiment d’être mis en rapport avec une transcendance. Et cette nuit mystique m’a changé, comme si j’avais rendez-vous. Peut-être fallait-il que je me perde pour me trouver ? Je ne saurai jamais… D’ailleurs, je n’en sais pas plus, depuis que je crois, mais j’ai confiance et j’espère. Au fond, c’est toute la différence entre le croyant et l’incroyant. La nuit, dans le désert, j’ai reçu quelques gouttes, mais ce n’était que le début d’une source qui devient fleuve au fur et à mesure que je voyage à travers désormais les religions. » En rentrant du désert explique encore Eric Emmanuel Schmitt, j’ai rencontré d’abord les spiritualités les plus lointaines : le bouddhisme. Le soufisme. Mystique juive, car ma famille ne m’avait rien transmis. J’étais né dans un pays chrétien et cela ne m’avait rien apporté. Alors, j’ai lu les quatre évangiles, d’une traite, en une nuit. Et malgré les contradictions, j’ai été bouleversé par l’histoire de cet homme qui ne parle que d’amour et qui meurt par amour. Qui ne parle que d’amour et ne récolte que de la haine. C’est d’abord Jésus, philosophe suprême, qui m’a intéressé, puis c’est devenu une obsession : ne plus cesser de penser à Lui. C’est comme ça que je me suis mis à travailler les textes, que je comprends à ma façon. Il y a du divin en nous, et on peut essayer de marcher vers ce divin, pour l’accomplir. C’est ce qu’a fait le Christ comme aucun autre. Maintenant, est-ce que c’est Dieu qui s’est fait homme ? Ou le contraire. Ma seule certitude, conclut l’hôte du magazine La Vie… cette semaine, c’est que Dieu est chez tout homme au minimum, sous la forme de sa question. Et Eric Emmanuel Schmitt de distinguer là-dessus le pessimiste de l’optimiste. Un pessimiste écrit-il, c’est quelqu’un qui consent à la dureté du monde, sa violence, sa laideur. Tandis que l’optimiste, voit tout cela, mais continue de chercher la lumière. Eh bien, la presse ce samedi 23 décembre est optimiste… Alexandre Adler, dans Le Figaro, attend ainsi beaucoup de quatre hommes qui devraient faire bouger, les lignes en 2007. Raul Castro à Cuba… Fouad Siniora au Liban, Hank Paulson, le nouveau ministre des Finances de George Bush aux Etats-Unis, et Zeng Jinghong le numéro 2 chinois acteur d’un rapprochement spectaculaire de Pékin avec le Japon. Un inconnu capable d’isoler la Corée du Nord, et de favoriser la paix en Asie, alors écrit Adler, que de sombres nuages continuent de planer sur le Proche-Orient. Optimiste aussi, et comme frappé par la lumière de Noël, Michel Schiffres propose dans Le Figaro Magazine, de poser le sac en cette période propice au bonheur… Même si, écrit-il, la fureur a meilleure presse que la ferveur, et le tintamarre que la méditation. Laissons, conclut l’éditorialiste du Figaro Magazine les esprits forts entre eux. Le bruit auquel ils aspirent, n’est que le ramdam qu’ils provoquent. » Claude Imbert est sur la même ligne que Michel Schiffres quand il propose dans Le Point de ne pas bouder les bonnes nouvelles. Selon Claude Imbert, une timide clarté est apparue à gauche avec Ségolène Royal. Un désir d’avenir ne garantit pas l’avenir rêvé, mais le désir, c’est déjà beaucoup. A droite, souligne Imbert, Sarkozy navigue lui aussi, de son mieux, et calme le jeu avec sa rupture tranquille. Même si le Président de l’UMP pâtit toujours d’une hostilité multiforme chez les jeunes, les bobos de la gent universitaire et médiatique, où l’on prêche déjà qu’il vaut mieux avoir tort, avec Ségolène que raison avec Nicolas. » Le Nouvel Observateur, propose quant à lui, à ses lecteurs, un numéro spécial sur les Lumières, le siècle des lumières… sans oublier avec Jean Daniel, l’Iran et l’arme contre l’Iran, qui pourrait être la paix au Proche-Orient. Sans oublier non plus bien sûr… la France, avec la revanche des femmes… et la défaite des machos annoncée, le 22 avril prochain. Et si c’était elle, écrit le Nouvel Observateur dans un grand dossier aux femmes, je lis ceci en introduction : le sexe faible tient sa revanche du plus probable au plus improbable, d’un bout à l’autre de l’échiquier. Imaginez : Arlette Laguiller, Marie-George Buffet ou Clémentine Autain, Ségolène Royal, Dominique Voynet, Corinne Lepage, Michèle Alliot-Marie, Marine Le Pen et –qui sait ? - Bernadette Chirac… ça on peut en douter tout de même. Adieu barbes, moustaches, crânes d’œuf et costumes sombres ! Soixante ans après avoir obtenu le droit de vote, le temps des femmes est arrivé. Le deuxième sexe sur la première marche ? Ce n’est encore qu’un rêve. Et pourtant… dans un pays où la soif de renouvellement le dispute à l’envie de tout essayer, le handicap du genre est devenu un avantage. Les candidates n’ont pas à prôner le changement puisque désormais, elles l’incarnent. Elles n’ont même plus à surjouer leur part de virilité comme le faisaient leurs aînées. Féminines sans être pétroleuses, elles jouent de leur différence habilement à l’heure de la parité… et à l’heure aussi où dans notre pays la figure paternelle vole en éclats et où le mythe de la nation s’effondre, n’en déplaise à Villepin, conclut le Nouvel Observateur ce matin, la France n’a pas envie qu’on la presse « parce que ça la démange dans le bassin ». Aujourd’hui la France demande attention et discipline. Des câlins mais aussi des fessées. Cela pourrait s’appeler l’effet mère… l’effet mère ! Tout le monde a compris… Quelques surprises pour conclure… C’est une fois de plus, l’Est Républicain de Nancy qui publie intégralement aujourd’hui, le contenu des dix-sept heures d’audition de Dominique de Villepin, jeudi devant les juges du pôle financier à Paris. Je dis une fois de plus parce que l’Est Républicain nous a habitué à cela autrefois… avec Roland Dumas et beaucoup d’autres. Le Figaro lui, ne donne que quelques extraits de l’audition du Premier ministre… mais la preuve est faite une nouvelle fois, que le secret de l’instruction, dans notre joli pays a cessé d’exister. Surprise encore, à découvrir dans Le Figaro… Deux permissions de Noël, accordées par les juges… L’une pour Madame Getliffe, l’autre pour Bertrand Cantat… La première, vous le savez, est incarcérée à Fleury Mérogis pour enlèvement d’enfants au Canada. Le second, est à la Centrale de Muret en Haute-Garonne pour avoir tué, il faut le rappeler, Marie Trintignant. Surprise toujours… Dans Nice-Matin, en première page… je lis quatre conseils pour réussir Noël. Et dans Var-Matin, le quotidien du grand Toulon, je lis : le Noël des plus démunis… C’est à ne pas croire. Sous une photo du Noël des riches, ben oui, à Nice… il reste, écrit-on en légende, 48 heures pour préparer un réveillon de Fête. Voyez ci-dessus, notre photo, répétitions générales aux Galeries Lafayette de Cap 3000. Plus le temps d’improviser, Nice-Matin vous aide à bien gérer votre temps d’ici l’arrivée de vos premiers invités. Et alors dans Var-Matin, je vous jure que c’est vrai : le Noël des plus démunis. On a fait quelques kilomètres sur l’autoroute. Je lis : alors que certains s’apprêtent à faire bombance, d’autres n’ont que la rue pour festoyer, pauvres SDF, des associations ont quand même préparé avec quelques jours d’avance pour vous, des repas de Noël fraternel. Voyez la presse s’efforce de manier, comme ça dans une région et pas seulement dans une région, le paradoxe.

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