Bonjour à tous… « On voulait un traité simplifié. On l’a. On voulait des coopérations renforcées. On les a. On voulait un Président de l’Union européenne pour deux ans et demi, on l’a aussi. Un ministre des Affaires étrangères de l’Europe, également… Alors, si c’est ça un manque d’ambition pour la France et pour l’Union… Eh bien, je ne sais pas, ce qu’est l’ambition. » C’est le Président français Nicolas Sarkozy qui parlait ainsi tout à l’heure, à Bruxelles, au terme d’une longue nuit de négociation des 27, qui a bien failli rater, oui, le compromis nécessaire et achopper sur les réserves anglaises, néerlandaises et surtout polonaises ! Auditeurs, auditrices de France Inter, mes frères mes sœurs qui écoutez religieusement chaque matin, Nicolas Demorand, vous avez évidemment entendu cette semaine, le socialiste François Hollande dénoncer par avance le traité simplifié de Nicolas Sarkozy auquel ont abouti, les 27 cette nuit, à Bruxelles, en expliquant que ce serait : « un mini-traité pour une mini-ambition. » Cette prévision de François Hollande est visiblement restée dans la gorge de Nicolas Sarkozy… mais vous avez entendu, aussi hier, vendredi, dans Inter-active le secrétaire général de l’Elysée Monsieur Claude Guéant déclarer qu’il était optimiste, malgré la menace du veto polonais et qu’il misait plutôt, sur un succès de l’Union, grâce au couple franco-allemand, Merkel-Sarko, et grâce aussi, à la volonté d’avancer de la majorité des 27 états concernés. Et bien, Claude Guéant disait vrai et misait juste, même si, à Bruxelles, cette nuit, et au cours des 36 heures de négociation engagées, on est passé, c’est vrai, très près de l’échec et de la rupture. Rien de tout cela, naturellement n’est au kiosque ce samedi, puisque les journaux, sont bouclés, imprimés, distribués, avant l’aube et l’heure où blanchit la campagne, mais Français, Françaises, nous avons Internet et la radio, pour nous rapporter instantanément la conclusion de l’événement. A savoir que le mini-traité, difficilement négocié, c’est gagné. Enfin, ce le sera, à la fin de cette année… grâce aux français, grâce aux allemands, grâce aux portugais, aux luxembourgeois et quelques autres, et grâce aussi à l’acception du compromis final par les anglais et les polonais. Le FIGARO s’en doutait. A preuve son titre-manchette, sur le coup de force réussi d’Angela Merkel. En effet, c’est la chancelière allemande, qui selon Alexandrine Bouilhet, la correspondante du FIGARO à Bruxelles a contourné hier au soir le danger du veto polonais, en menaçant de poursuivre les discussions sans Varsovie. « … Ils nous entravent. Ils ne veulent rien savoir… Et bien, on n’a qu’à convoquer une conférence gouvernementale, sans eux. » Auf-Wiedershn, méchants frères Kaczynski, l’Europe continuera sans vous, les jumeaux, jusqu’à ce que vous reveniez à la raison. LE FIGARO, salue cette intimidation réussie de la chancelière allemande d’un joli titre évoquant, je cite : « le coup audacieux d’Angela Merkel. » Les amis Bernard Guetta et Quentin Dickinson qui suivent l’Europe de sommet en sommet, vous diront que ce n’est pas la première fois que l’on bouscule ainsi les récalcitrants. En 1985, à Milan, la stratégie de l’intimidation avait permis de triompher de l’opposition entre l’italien Bettino Craxi et la britannique Margaret Thatcher. Hier et cette nuit, beaucoup se sont entremis pour convaincre les frères Kazcinki… Il faut dire que Lech, le Président, présent à Bruxelles acceptait le compromis allemand, qui renvoie à 2014, la nouvelle règle du vote à la double majorité. Mais son jumeau, premier ministre, resté sur la Vistule, ne voulait rien entendre. Qu’à cela ne tienne, Nicolas Sarkozy, s’est rappelé du slogan « simple comme un coup de fil… » et a téléphoné au jumeau resté à Varsovie, pour le convaincre. Et selon LE FIGARO, il y est parvenu, considérant qu’entre les jumeaux, le problème était d’ordre psychologique. Restent, les questions de vocabulaire et de sémantique, auditeurs mes frères est-ce que nous devrons dire, qu’à Bruxelles, c’est le « traité simplifié » qui a gagné… car c’est ainsi que l’appelle le président français… Ou préférer, la formule de Madame Merkel, selon laquelle, le traité doit marquer la volonté de réforme des 27, en s’appelant tout simplement, traité de la réforme. Le président de la Commission, Monsieur Manuel Baroso aurait convaincu Nicolas Sarkozy d’abandonner l’expression traité-simplifié ou mini-traité, qui fait mini-Europe, au profit de traité de la réforme, qui rappelle Luther et fait beaucoup plus solide, beaucoup plus fort, beaucoup plus dense. Ce qui n’empêche pas LE PARISIEN de titrer : Mini-traité… l’Europe au bord d’un accord… et d’expliquer… qu’on a banni aussi le mot de « constitution »… européenne, au profit d’une appellation plus lourdingue, elle aussi mais passe-partout : « Traité du fonctionnement de l’U.E. » De la même façon, les britanniques qui n’aiment pas, l’idée d’un ministre des Affaires Etrangères de l’Union, ont obtenu qu’on le baptise « Haut représentant de l’Union ». Comme quoi, tout cela, est affaire de vocabulaire. Et c’est difficile avec des gens qui ne parlent pas la même langue. Vocabulaire encore... et un peu plus, avec l’autre grand titre du jour, c’est à la une du PARISIEN. Jacques Chirac, convoqué par le juge de Nanterre, M. Alain Philibeaux,… Dans l’affaire des emplois fictifs du RPR. Et LE PARISIEN de détailler les quatre autres dossiers judiciaires qui menacent également l’ancien chef de l’Etat. Alors, dans le premier cas, une audition sur l’affaire du RPR… M. Jacques Chirac se présentera, il ira mais selon LE PARISIEN, ce sera aussi discret que possible, pour tenir compte du statut particulier tout de même de l’ancien président de la République. En revanche, sur l’affaire Clearstream et les carnets du général Rondot, qui mettent en cause, comme chacun le sait, Dominique de Villepin, l’ancien premier ministre et le PR… Jacques Chirac, comme il en a le droit, refusera d’être témoin dans cette affaire là. LE PARISIEN, en profite pour raconter les journées de Jacques Chirac, entre son appartement du 3, Quai Voltaire, et ses bureaux, rue de Lille. Alors il paraît que l’ancien Président, est scotché au téléphone, et suit l’actualité, sur trois radios… Europe 1. RTL et France Inter. Il regarde aussi les images sur LCI. Vie quotidienne encore de nos grands hommes et nos grandes femmes. Les socialistes, membres du Conseil national du Parti, se réunissent tous, tous aujourd’hui à Paris. Ils seront tous là… sauf une, retranchée dans son Poitou-Charente : Ségolène Royal. Elle, elle n’y va pas, elle l’a fait savoir. Trois commentaires, disponibles, au kiosque sur cette affaire de chaise vide… Un gentil un méchant et un neutre. Le premier est signé Patrice Chabanet dans le Journal de la Haute-Marne. Lui, il est gentil. Il dit tout ce que l’appareil du Parti socialiste compte d’anti-ségolénistes – et ils sont nombreux ! – est en train de fourbir l’arme favorite de Mitterrand : laisser le temps au temps. Et on s’en rendra compte dès aujourd’hui au conseil national du PS qui se réunit à Paris puisque l’objectif est évident : briser l’élan présidentiel de Madame Royal et distiller lentement le diagnostic de son échec face à Nicolas Sarkozy, histoire de l’empêcher de rebondir. Le commentaire méchant, est signé Roger Antech, dans MIDI LIBRE. Alors, selon lui, Ségolène Royal comme Nicolas Sarkozy n’a qu’un problème obsessionnel faire parler d’elle. C’est un couple… indissoluble, écrit-il, Ségolène et Nicolas. Et l’éditorialiste conclut… La plus déroutante dans la déroute socialiste, c’est elle. Des socialistes, elle veut désormais tout. La garde du Parti, l’investiture pour 2012, Sarkozy et Royal, ces deux-là, deux ego, finissent par se ressembler. Ce sont des iconoclastes en chef et même en majesté. Et enfin, le neutre, le commentaire neutre… A la Une de l’Est Républicain de Nancy. Il y a un petit intérieur bourgeois. Y’a François Hollande qui fait la vaisselle avec ses pantoufles. Et il y a une femme à la télé qui sourit et qui dit : 2012, 2012 !

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