Bonjour à tous… « Si, par hasard Sur l’Pont des Arts Tu croise le vent, le vent fripon Prudence, prends garde à ton jupon… Si, par hasard Sur l’Pont des Arts Tu croise le vent, le vent maraud Prudent, prends garde à ton chapeau » Les millions de Français qui rêvaient d’un week-end de Pâques printanier, en sont pour leurs frais, déplore ce matin le PARISIEN. Et le journal de souligner, photos de parapluies retournés sur les Planches de Deauville à l’appui, que seul le Midi de la France échappe aujourd’hui aux bourrasques et aux giboulées. Le journal LA MARSEILLAISE le prouve, en publiant en première page une photo d’El Juli, triomphant hier au soleil d’Arles dans son habit de lumière. Le Madrilène a coupé deux oreilles, comme on dit, et laisse, sous le ciel bleu de Provence, éclater sa joie. La VOIX DU NORD, le TELEGRAMME DE BREST, le REPUBLICAIN LORRAIN, la MONTAGNE, NICE-MATIN, le JOURNAL DU DIMANCHE, le MONDE et l’EQUIPE, le quotidien du sport, s’attardent sur un autre phénomène : entendez la double victoire d’Alain Bernard. Le jeune Français d’Aubagne a battu son propre record du monde de cent mètres nage libre hier, lors de la finale des championnats d’Europe de natation à Eindhoven. 47 secondes, cinquante centièmes. La veille, il avait établi un premier temps-record de 47 secondes soixante. Historique, s’écrie en caractères d’affiche, l’EQUIPE, avant d’assurer que cette performance, phénoménale, fait du Français le grand favori des Jeux Olympiques de Pékin, sur cette distance. 100 mètres, l’épreuve-reine. Celle où Johnny Weissmuller, le futur « Tarzan », avait triomphé en 1922, en réalisant, moins d’une minute. Mars 2008, Alain Bernard réalise au centième de seconde près, l’objectif que lui avait assigné son entraîneur, Denis Auguin, un Niçois. En fin d’année dernière, explique celui-ci aux envoyés spéciaux de l’EQUIPE, je lui avais dit : « le temps-cible, c’est 47 secondes 50. Aujourd’hui tu es à 48 secondes 12. Je pense que tu es capable de 47 secondes 50. Il faut tout faire, tout installer pour y arriver. Et surtout travailler, travailler, travailler ». Et se muscler aussi, comme le prouvent à l’envi, les photos de tous journaux aujourd’hui. Quelles épaules, quel torse, à celui que le journal le MONDE voit entrer dans la légende du sport. Reste le maillot. Alain Bernard porte en effet comme d’autres recordmen, poissons dans l’eau, un maillot Speedo. Alain Mercier, remarque dans l’hebdomadaire le POINT que les slips de bain ont disparu et que l’Américain Michael Phelps, comme Alain Bernard, porte désormais la nouvelle combinaison Speedo. Combinaison dont les 3 pièces sont soudées par ultra-son, afin d’éliminer les coutures à fils. Selon mon confrère, la flottabilité est accrue, l’hydrodynamisme amélioré et le corps du nageur, compressé et mieux profilé. Bref, avec Speedo, les champions réduisent de 5 % parait-il, la trainée passive et glissent dans l’eau avec cette seconde peau. Faut voir, si Laure Manaudou s’y mettra. Pour l’instant, elle s’habille chez le concurrent, Arena. Catherine Vincent, dans le MONDE daté dimanche-lundi, examine elle aussi les fibres et les vêtements du futur, bourrés de hautes technologies. « Supposons », écrit-elle… et je la cite intégralement en vous priant d’attacher vos ceintures, car le progrès fait rage, et c’est ébouriffant. « Supposons une combinaison ultramoulante, recouverte sur sa face interne de microscopiques capteurs-stimulateurs. Un réseau à très haut débit acheminant les volumineuses données inhérentes à la téléprésence tactile. Des systèmes informatiques d’une puissance de calcul suffisante pour traiter, en vitesse quasi instantanée, ces millions d’informations. Il suffira alors d’enfiler cette peau « intelligente » et de se connecter au cyber-espace pour émettre et recevoir les sensations tactiles de notre choix. De quoi goûter, d’ici à la fin du siècle, les plaisirs d’une relation sexuelle électronique « aussi satisfaisante que si elle était charnelle », affirme l’Américain James Hugues, sociologue au Trinity College de Hartford (Connecticut). Assurément porteur, poursuit ma consoeur, ce marché pourrait toutefois être contrarié par un autre : celui des phéromones, ces substances inodores émises par de nombreuses espèces animales et que le cerveau détecte comme autant de philtres d’amour. Si l’efficacité des phéromones humaines est prouvée, si l’on parvient à les synthétiser à volonté pour les incorporer à des parfums, ces aphrodisiaques risquent de faire fureur. Et ce ne sont cette fois ni des robots, ni des ordinateurs qui les apprécieront ». Ma consoeur du MONDE envisage le robot d’amour pour 2050. Et elle s’interroge et demande "trompez son conjoint avec le robot en question sera-t-il assimilable à l’adultère ». Fin de citation… Alors m’est avis qu’il faut interroger là-dessus les psys. Et les psys font rage eux aussi. Jacques-Alain Miller dans le POINT met ainsi virtuellement sur le divan aujourd’hui Nicolas Sarkozy. « Son problème, dit-il, c’est qu’il est nature, il ne manie pas sa personnalité comme un masque, il se confond avec elle. Et il est envahi par ses pulsions. Bref, il faudrait qu’un tiers intervienne auprès du Président. Une femme par exemple ». Et conclut le psychanalyste, interrogé par le POINT, « Cécilia jouait le rôle, jusqu’à présent, de sur-moi auxiliaire pour Nicolas Sarkozy ». Ah bon, remarque alors ma consoeur, journaliste du POINT, mais est-ce que Carla Bruni peut prendre la relève. Réponse de Jacques-Alain Miller : « Ecoutez, oui, elle a déjà fait une analyse et à défaut, d’abord elle est artiste et puis elle prend soin du Président. Et à défaut et bien le Président de la République peut consulter un psychanalyste. Alors en attendant, remarque le JOURNAL DU DIMANCHE, Monsieur Nicolas Sarkozy perd encore un point dans notre dernier sondage. Un point que gagne François Fillon, mais pour les 2 hommes ça se stabilise. C’est du moins ce que commente Jean-Luc Parodi. Car écrit Jean-Luc Parodi, le Président de la République se présidentialise. Philippe Ridet dans le MONDE le remarque aussi en classant les interventions d’après les élections municipales du Chef de l’Etat sous un très joli titre, qu’on dirait emprunté à un film de Despléchin. « La semaine où Nicolas Sarkozy a voulu redevenir Président de la République ». J’en terminerai avec deux préfets épinglés. Bernard Niquet, préfet de Lorraine. Il a 62 ans. C’est l’ancien collaborateur de Bernadette Chirac à l’Elysée. Il est accusé d’avoir manqué à son devoir de réserve entre les 2 tours des élections municipales. Il aurait, conditionnel dit la presse, il aurait invité dans son bureau les candidats de la majorité à la mairie de Metz. Ca n’a pas servi, puisqu’à Metz, comme vous le savez, Monsieur Jean-Marie Rausch a du laisser son siège. Le second est sous-préfet. C’est Bruno Guigue, sous-préfet de Saintes, limogé par Michèle Alliot-Marie. Et je l’évoque aujourd’hui parce qu’on va beaucoup en parler dans la semaine qui vient, de Monsieur Bruno Guigue. Alors lui il est limogé pour avoir manqué à son devoir de réserve lui aussi. Il est sous-préfet à Saintes en Charente Maritime et il a publié sur le site internet "doumma.com » une tribune jugée violemment anti-israélienne, c’est le moins qu’on puisse dire, c’est du moins ce que l’on appris hier auprès du ministre de l’intérieur. Monsieur Guigue a notamment déclaré dans la tribune en question qui a été publiée le 13 mars dernier. Je cite : « Israël est le seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles ». Il a également évoqué "les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat ».

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