Bonjour à tous, en ce samedi où le soleil a rendez-vous avec la lune ! Ce qui n’est pas sans conséquence, puisque cela fait coïncider deux calendriers : le juif luni-solaire, et le musulman lunaire. Du coup, cette année, le Nouvel an juif, variable, commence en même temps, que le ramadan. Lequel varie lui aussi. Ce qui me permet de saluer particulièrement ce matin, les auditeurs musulmans de « France Inter » qui vont jeûner à partir de demain, un mois durant… Ainsi que le Recteur de la Grande Mosquée de Paris, au terme de cette nuit du Doute qui a vu les responsables du Conseil Français du Culte musulman, scruter le ciel, afin de découvrir le nouveau croissant de lune, qui donne la date officielle du début du jeûne du ramadan. J’en profite également pour dire « Chana Tova »… Bonne année aux Juifs de France, qui ont mangé hier soir, en famille, la pomme et le miel, et qui entrent (en douceur) ce samedi, dans l’année 5767, anniversaire de la création du monde et de l’homme ! Evidemment, la découverte en Ethiopie du crâne de la petite Salem, ancêtre de Lucy révélée par le grand Yves Coppens, donne une autre dimension au temps, puisque Salem serait âgée de 3 millions et demi d’années. Mais c’est égal, « Le Parisien » fait œuvre utile ce matin, en consacrant deux pages d’informations aussi pratiques que précises sur le Nouvel an Juif et le jeûne du ramadan que 88% des musulmans observent massivement ! « Le Parisien » va même jusqu’à se demander si le jeûne fait maigrir et purifie vraiment le corps. Ses journalistes expliquent en effet, que faire ram-dam, c’est rappeler que Mahomet jeûnait, quand il reçut, la révélation du Coran. Depuis, pendant un mois, les musulmans respectent une abstinence alimentaire et sexuelle, du lever du soleil à son coucher… et consomment ensuite. Ce qui n’est pas sans conséquence, dans nos sociétés, où comme chacun sait, ramadan ou pas la tendance est plutôt au travail le jour. Dans « Le Parisien toujours, des informations également sur la fête de Rosh Hashana des juifs. Fête sérieuse, et grave même qui ouvre les dix jours de pénitence précédant le Grand Pardon. A Rosh Hashana, les juifs font le bilan de l’année écoulée et réfléchissent aux orientations de leur vie, en s’en remettant à l’autorité divine qui les juge. S’ils mangent des pommes trempées dans du miel, c’est pour se souhaiter une douce année. Ce qui ne les empêche pas, de recommencer à se faire la bise et la fête le 1er janvier ! Encore une curiosité, puisée dans les colonnes du « Parisien »… la dernière fois, que le Nouvel an juif et le ramadan ont coïncidé c’était en 1942. Et il ne faisait pas bon à l’époque, en France comme en Europe, d’être juif, musulman ou tzigane, aux yeux de l’occupant allemand et de ses serviteurs vichystes. Comme l’écrit Bruno Frappat, à la dernière page de « La Croix »… C’est compliqué le simplisme. Non point, ajoute-t-il, qu’il soit malaisé de devenir soi-même simpliste… Quand tout y incite et quand les passions poussent devant elles comme un tsunami mental, le peu d’intelligence que certains essaient de mettre dans l’observation de la planète et de la nature humaine. C’est pour cela, poursuit le chroniqueur de « La Croix » que le premier réflexe, devant le simplisme inspirant notre actualité, vous donne envie de répliquer aux caricatures, par plus de brutalité et de méchanceté. Bref, d’opposer sa propre colère aux passions des autres. Mais Bruno Frappat est catholique et sage… et plutôt que d’exprimer nettement ce qu’il ressent face au méchant procès fait à Benoît XVI… Il se contraint à analyser froidement, ce qui l’échauffe, et lui donne la fièvre. C’est héroïque dit-il, inhumain de refréner sa plume, et son tempérament… Et on le comprend. Ce qui ne l’empêche pas de crier contre les ravages du simplisme et la responsabilité des médias, coupables selon lui d’avoir une méditation papale tricotée serrée, en slogan réducteur. Explication du chroniqueur de « La Croix », patron du groupe Bayard… « Cela provient du fait que personne ne semble désormais savoir lire, parmi ceux qui sont chargés de donner au monde des nouvelles du monde. Car résumer, comme continuent de le faire les agences de presse, les radios, les télés et certains journaux, le cours de philosophie et de théologie de Benoît XVI à une diatribe « faisant un lien implicite entre l’islam et la violence » est pécher contre le texte lui-même, donc contre sa vérité. Qui prend la peine de lire la totalité de la conférence (dont le texte a été publié dans « La Croix » du 18 septembre) doit admettre qu’il ne s’agit en rien d’un exposé sur l’islam et la violence mais d’une réflexion sur les rapports entre la foi et la raison, entre la religion et la modernité. Et que si ce texte en effet interpelle les religions, il les interpelle toutes. Et Frappat de conclure, sur une bonne question… « Combien de Musulmans, aujourd’hui, ont le droit sur cette terre, de connaître les conclusions que les chrétiens ont tirées de leur propre expérience ? » Jean Emmanuel Ducoin, dans son Bloc notes de « L’Humanité », écrit lui aussi là-dessus, qu’il n’est pas besoin d’avoir lu Marx ou Bernanos, pour savoir que le feu brûlant des religions couvent toujours quelque part… Et il ajoute, « Benoît XVI n’est plus un enfant de cœur… » En écrivant cœur, C O E U R… lapsus involontaire ? Si le chroniqueur de « L’Huma » écoute France-Inter ce matin… un petit courriel, corrigera. En attendant, j’invite mon confrère communiste à lire dans « La Croix », les textes sacrés des juifs et des musulmans consacrés au travail. Les deux religions monothéistes ont la même attitude… Elles accordent une grande importance au travail, et au respect des travailleurs. « Ne donnez pas aux gens, moins que ce qui leur est dû… insiste la Sourate 7 du Coran. » Et le prophète lui-même recommandait de bien faire son travail. A la perfection. Car c’est volonté de Dieu ! Idem pour le judaïsme… « En peinant sur son travail, et sur la Torah, l’homme oublie son péché. » Et dans le lévitique on lit : « l’ouvrier employé, à la journée doit être payé, avant le lever du jour suivant. » Vous avez été payé en septembre Pierre Weill ? C’est compliqué quand même le simplisme ! Et le désordre donc… Dans l’éditorial de « L’Humanité » Claude Cabanes, dénonce le désordre qui affecte écrit-il, aujourd’hui, la bande qui gouverne la France. Et Cabanes de citer de Gaulle qui disait « Il y a des périodes, où même si l’ordre apparent continue de régner, il perd son sens, parce qu’en dessous, l’ordre réel est brisé. » Et l’éditorialiste là-dessus de taper à bras raccourcis sur Nicolas Sarkozy, coupable selon lui, d’avoir bafoué l’indépendance de la justice en montrant du doigt le travail des magistrats… « C’est le ministre du maintien de l’ordre qui crée le désordre et défie le chef de l’Etat. » Réplique du « Figaro », avec un sondage IFOP, réalisé pour ce quotidien et la chaîne d’information continue LCI. Les Français sont massivement d’accord, avec Nicolas Sarkozy… « La justice n’est pas assez sévère avec les délinquants… » Oui, à 77%. « Il faut donner plus de pouvoir à la police pour lutter contre la délinquance dans les cités. » Oui… 74%. Comme quoi, écrit Alexis Brezet, dans son éditorial, Sarkozy qui a fait le pari du peuple le gagne. Ce que confirme à sa manière et en citant Patrick Devedjian, Vanessa Schneider de « Libération ». Mais c’est Alexis Brezet du « Figaro » qui écrit… « Comment lui donner tort ? Si les Français, en 2007, veulent un anesthésiste pour les materner et les protéger du vent du large, Ségolène Royal, sur ce terrain, sera toujours mieux placée. Si au contraire ils veulent un chirurgien capable de traiter leurs maux et de les remettre sur pied, Nicolas Sarkozy, pour être entendu d’eux, ne doit pas renoncer à tenir le langage de la vérité. Dans le « Figaro » encore, un scoop, un peu mystérieux. Monsieur Sarkozy ne quittera pas la place Beauvau, avant le 14 janvier ? Pourquoi le 14 janvier ? Un autre scoop… bizarre… et à vérifier. En première page de « L’Est Républicain », Ben Laden serait mort… Selon une info recueillie à la DGSE. Chez les barbouzes ! Et il serait mort de la fièvre typhoïde ? Ce qui me rappelle ce mot du Président Mac Mahon. La fièvre typhoïde c’est terrible, où on en meurt, où on survit, mais on reste à moitié idiot. J’en sais quelque chose, je l’ai eue.

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