Quel est le point commun entre Christine Lagarde, Dominique de Villepin, Line Renaud, George Clooney et Françoise Hardy ?

Réponse : leurs cheveux blancs.

Couleur que tous les cinq assument avec élégance. Mais d'autres, assez nombreux, les guettent avec inquiétude, car, qu'on le veuille ou non, nous sommes tous condamnés à voir un jour nos cheveux virer poivre et sel. C'est ainsi, c'est une loi de la nature... Mais comme nous l'explique, ce matin, Marie Quenet dans LE JOURNAL DU DIMANCHE , il se pourrait bien que des pilules miracles, ou des crèmes miracles apparaissent bientôt pour stopper ou pour ralentir ce processus que, jusque-là, on pensait implacable. Une équipe de chercheurs vient en effet de découvrir une explication génétique : le gène IRF4 aurait un rôle déterminant dans le blanchissement des cheveux, influençant l'intensité et l'âge à partir duquel ils apparaissent... Âge qui diffère notamment selon les origines. C'est en général autour de 35 ans chez les Européens, un peu avant la quarantaine chez les Asiatiques et seulement vers 45 ans chez les Africains. Cela étant, d'autres facteurs entreraient également en jeu. Notamment le stress. "Chez les personnes qui ont une vie stressante ou subissent un changement brutal, on observe souvent un grisonnement plus rapide" , assure un expert en biologie capillaire. L'expression "se faire des cheveux blancs" serait donc parfaitement fondée.

Cependant, à la Une de l'hebdomadaire : photo d'un homme qui aurait sérieusement de quoi "se faire des cheveux blanc" , mais dont la tignasse reste totalement noir corbeau. Cet homme, c'est François Hollande , et le titre sur la photo, c'est "Demain, la contre-offensive ". François Hollande qui, dans un livre paru récemment, "Le vestiaire des politique ", assure soit dit en passant qu'il ne fait pas de couleur. Il serait comme son père, dont les cheveux ont blanchi très tard. Prière de le croire sur parole. Mais bon, là n'est pas le sujet. Demain, donc "la contre-offensive", titre le JDD , expliquant que les hollandais ont décidé de se rebiffer.

"Arrêter de se faire marcher dessus sans répondre" : voilà désormais le mot d'ordre qui circule chez les amis du chef de l'Etat. Le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis explique dans le journal que pour 2017, "rien n'est encore joué, que la situation est "volatile" et que le Hollande bashing confinerait à la "névrose obsessionnelle" . Pour faire bonne figure, note Dominique de Montvallon, Cambadélis prédit aussi qu'Alain Juppé, l'actuel favori des sondages, ne serait, tout bien pesé, qu'un nouveau Balladur - comprendre : il sera battu. Et que, du coup, les hollandais, sauf s'ils sont masochistes, seraient, dit-il, bien inspirés de "cesser de pleurer" .

Premier acte - symbolique, de la contre-attaque : dès demain matin, à l'initiative deStéphane Le Foll , pas moins de 21 ministre et secrétaires d'Etat vont se réunir... Initiative sans précédent. Une réunion publique, pour dire au micro que ce qu'ils ont fait n'est pas si mal que cela, qu'ils sont bien, eux aussi, "la gauche" , et que la partie n'est pas perdue. "Nous sommes au 30ème kilomètres du marathon, dit-on à l'Elysée. Il en reste donc douze." Pour essayer de renouer avec leur électorat, les ministres présents mettront donc en avant "les conquêtes sociales" du quinquennat : la généralisation du tiers payant, les emplois d'avenir, le remboursement de l'IVG, la prime d'activité... Et cela dans un amphithéâtre de la faculté de médecine à Paris...

La fac de médecine pour une tentative d'opération résurrection : cette idée n'est pas incongrue, s'amuse le journal, qui précise qu'un ministre, pourtant très populaire, n'a pas été convié à cette réunion dans laquelle certains verront comme un premier meeting de campagne. Et ce ministre, qui est-il ? Eh bien c'est celui de l'Economie, devenu semble-t-il de plus en plus incontrôlable. La preuve avec cette interview qui sera diffusée ce soir sur Arte . Interview réalisée quelques jours après le lancement de son mouvement "En marche" et dans laquelle il déclare que la gauche ne lui satisfait pas.

Moi, je ne mens pas aux gens, je dis ce que je pense, je le dis depuis le début. Je suis de gauche, c'est mon histoire. Mais la gauche aujourd'hui ne me satisfait pas.

Sûr que cet entretien devrait faire parler. Comme d'ailleurs ce sondage qui sera publié demain. Sondage commandé par le site de location entre particuliers Airbnb... Voilà les différentes questions qui ont été posées... Avec quel ministre aimeriez-vous prendre l'apéritif ? Quel ministre aimeriez-vous recevoir chez vous ? Ou bien encore : chez quel ministre aimeriez-vous séjourner ? Et chaque fois, c'est le nom d'Emmanuel Macron qui arrive en tête, loin devant Manuel Valls . Seule Ségolène Royal lui conteste la première place s'il s'agit d'aller visiter un musée... Avec quel ministre visiter un musée : Ségolène Royal. Oui, après tout, pourquoi pas... Elle n'a pas un seul cheveu blanc.

Au registre politique, une autre info piochée cette fois dans les colonnes du MONDE . Info politique et judiciaire : le retour prochain des fouilles à nu en prison.

Méthode pourtant contestée par la Cour européenne des Droits de l'Homme ... La France a même été plusieurs fois condamnée. Mais le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas , a réintroduit la pratique via un amendement au projet de loi fourre-tout de lutte contre le terrorisme. Projet voté par le Sénat début avril. Le garde des Sceaux espère ainsi améliorer la sécurité dans les lieux de détentions.

Pour eux également, la sécurité est une priorité. Depuis jeudi dernier, une centaine de réfugiés s'est installée dans un lycée désaffecté de Paris.

Un établissement du 19ème arrondissement, à quelques rues du nouveau camp qui a vu le jour le mois dernier, à la frontière avec le 10ème arrondissement. Là, ils sont environ 400 : 400 exilés qui dorment dehors, sur des matelas, ou dans des tentes, des dizaines de tentes alignées sous le métro aérien de la station Stalingrad. Des Soudanais, des Somaliens, des Érythréens, des Afghans, quelques Mauritaniens et des Pakistanais. Principalement des hommes, des hommes venus seuls, mais aussi des familles qui, malgré l'aide que leur apportent les associations, vivent dans des conditions déplorables. Manque d'hygiène, manque de soin, des bénévoles débordés et sidérés par l'indifférence des habitants du quartier. Sachant que la promiscuité provoque en prime des tensions. Des altercations, des bagarres. « Tout le monde devient fou » , rapporte un jeune Afghan sur le site des INROCKUPTIBLES . « Et puis ici, dit-il, les gens sont malades et ils se grattent tout le temps parce qu'il n'y a pas de douche. » Comme les autres, il est à bout de nerfs et il n'attend qu'une chose : un rendez-vous en préfecture pour faire une demande d'asile. Mais les délais sont longs. Parfois plusieurs semaines, quand ce n'est pas plusieurs mois.

La misère au cœur de Paris. Mais il en est tout de même pour qui l'expression 'France terre d'accueil' continue d'avoir du sens.

Dans le mensuel PLEINE VIE , reportage d'Emmanuelle Mary sur ces retraités qui ont fait le choix d'offrir l'héberger des réfugiés chez eux. Ils ont un étage libre dans leur maison, ou juste un canapé. Mais ce qu'ils ont, c'est surtout du cœur. Et tous racontent leur choix de ne pas rester spectateurs des drames provoqués par ce qu'on nomme depuis quelques mois 'la crise de migrants'. Alors, bien sûr, il y a la barrière de la langue. Pas simple de communiquer. Mais ce qui ressort des témoignages – témoignages d'accueillants, témoignages d'accueillis – c'est que la cohabitation se passe toujours très bien. « Jamais aucun problème », souligne Marie-France, une septuagénaire qui, avec son mari, héberge un réfugié afghan de 25 ans. Il occupe l'ancienne chambre de leur fils, avec la salle de bain attenante. Et quand Marie-France et son mari partent en vacances, ils lui laissent les clés. Ils disent que cela fait partie de leurs valeurs, de leur éducation. Aider, parce qu'ils le peuvent. Aider, comme un pied de nez à tous les égoïsmes et toutes les frilosités.

Jolie geste également à la Une de MIDI LIBRE : "Leur médailles pour un Russe mort à Palmyre "...

Un couple de retraités de Florensac, dans l'Hérault, a offert ses médailles militaires de famille à la veuve d’un officier russe mort au combat sur le site antique de Syrie. "Il était là pour guider les tirs des avions russes. Palmyre a été libérée grâce à ce jeune homme, il a demandé à son commandant de tirer sur ses propres positions, il est mort en héros ", disent-ils simplement, expliquant leur geste par la peine qu'ils ont eux-mêmes connue après le décès de leur fils, à 36 ans, capitaine, mort à Sarajevo en 2000.

La presse revient par ailleurs sur la disparition de Prince.

Lequel a été incinéré hier, pendant une cérémonie privée... Et sur le site de la BBC, cette question que l'on ne peut s'empêcher de ses poser : pourquoi tant de vedettes meurent-elles en 2016 ? Et surtout pourquoi tant de chanteurs et tant de musiciens ? Car avant Prince, il y a donc eu : David Bowie, Michel Delpech, Otis Clay, Maurice White, Glenn Frey, Black, Jimmy Bain ou encore Gianmaria Testa – liste non exhaustive. Mais pourquoi cette vague de décès ? Est-ce bien normal, docteur ?

Eh bien « oui, c'est normal » , répond le chef de la rubrique nécrologie du média britannique, qui avance deux explications, relayées sur le site de COURRIER INTERNATIONAL . Tout d'abord, dit-il, il y a le facteur générationnel. En l'occurrence, il s'agit là de la génération baby-boom : ceux qui sont nés dans les années qui ont suivi la fin de la guerre, années marquées par un fort accroissement de la population. Or les personnes qui ont accédé à la notoriété à partir des années 60 approchent aujourd'hui de leurs 70 ans. Et il n'est donc pas aberrant que certaines meurent. Deuxième explication : l'avènement de la télévision, toujours dans les années 60, qui a provoqué l'explosion du nombre de vedettes. Et avec les réseaux sociaux, la tendance s'est accélérée. Plus de vedettes, donc l'impression qu'elles sont plus nombreuses à mourir... Alors qu'en fait, tout est normal.

Et puis allez, dernière info : c'est à lire dans LE PARISIEN .

Catherine Deneuve va jouer des tweets !

Les tweets de Loïc Prigent. Depuis quatre ans, le réalisateur et producteur de télé relaie sur Twitter les petites phrases déjantées, cyniques ou politiquement incorrectes qu'il entend lors des défilés...

C'est un manteau à 100 SMIC !

"Je sens le poisson : j'ai trop transpiré chez Balenciaga !" et autres "J'étais en vacances en Amazonie. La lumière est vraiment nulle ! " Loïc Prigent avait dit 'non' à toutes les propositions d'adaptation de son compte Twitter, "sauf si c'est Catherine Deneuve qui le fait ". Eh bien Catherine Deneuve a dit oui . La comédienne interprètera les fameux tweets sur Arte , dans un programme court diffusé pendant la prochaine fashion week . Deneuve, qui resterait toujours Deneuve, même si elle avait les cheveux blancs !

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