Bonjour à tous…. Le meilleur des journaux peut se trouver dans les titres, les portraits, les chroniques, les éditoriaux ou les dessins humoristiques. A cet égard, LE PARISIEN fait fort ce matin, avec une manchette suggestive… «Et si on pensait à Noël», titre illustré par un bambin, convoitant visiblement les jouets d’une vitrine animée des Galeries Lafayette ou du Printemps. En page intérieure, des chiffres-clés, sur les 556 euros qui seront dépensés en moyenne par foyer, pour célébrer les fêtes de fin d’année… Et sur le quart des français qui envisagent de se serrer la ceinture, parce que le soleil ne brille pas pour tout le monde. Olivier Ranson traduit cependant la situation d’ensemble, en dessinant un enfant petit prince qui demande à son père un train électrique pour Noël. Le paternel, installé devant un écran plat géant ne dit pas non, mais interroge son petit garçon : «Un qui marche ou un qui fait grève ?» Plantu, à la première page du MONDE daté de ce samedi, a fait très fort lui aussi, en se servant du catalogue des mesures envisagées contre les pirates du téléchargement. Sur son dessin, une console en fonction, des cascades de DVD, et des juges accusateurs, le doigt pointé vers un adolescent, assis sur un banc, casquette à l’envers et nez en l’air. « Hein, proteste le chenapan qui a les traits de Jacques Chirac et un petit drapeau tricolore sur la tête… je suis en train de télécharger la Marseillaise pour des amis parisiens… et je suis mis en examen… J’y crois pas ! » Je pourrais m’arrêter là, mais Wiaz a été inspiré lui aussi par l’actualité du mouvement étudiant, au point de dessiner dans LE NOUVEL OBSERVATEUR, deux jeunes gens, poing levé et hurlant les slogans «Pécresse démission ! Sarkozy complice !» Sous le capuchon du premier, on reconnaît Chirac, sous le serre-tête du second… Dominique de Villepin. Quant à Sarko, c’est dans un encadré à la dernière page des ECHOS-WEEK-END, qu’il est égratigné, par Jean-Marc Vittori qui écrit : «Sarkozy, c’est Tintin à l’Elysée». Et mon confrère du quotidien de l’économie d’expliquer… « Qu’est-ce que le voyage en Chine du président de la République ce week-end, sinon Tintin et le Lotus Bleu . Le mois dernier à Moscou… poursuit Vittori, c’était évidemment le président au pays des Soviets… Et en décembre prochain, Sarkozy en Algérie, rappellera Tintin au pays de l’or noir . Pas de voyage programmé en revanche chez les Picaros, néanmoins Chavez à Paris représentait bien leur cousin vénézuélien.» Mon confrère des ECHOS, file là-dessus la métaphore, en comparant Claude Guéant à Nestor, Henri Guaino au capitaine Haddock et Roselyne Bachelot à la Castafiore. Manquent, me direz-vous à la tintinophilie des ECHOS, les deux Dupont et François Fillon… Allons donc, le tandem policier, c’est Hortefeux et Estrosi – (Je dirai même plus, l’intérieur n’est pas à l’extérieur)… Quant à Fillon, c’est l’assureur de Moulinsart, Séraphine Lampion. Cette forte chronique figure en dernière page du premier cahier des ECHOS, dont le gros titre est «Sarkozy en Chine… dix milliards d’euros de contrats en vue… Avec commandes attendues pour Areva, EDF, Airbus, Alcatel, Alstom." Mais attention, en dernière page du second cahier des ECHOS WEEK-END, il y a une fausse nouvelle. On y affirme en effet, que la vedette de la délégation qui accompagne Nicolas Sarkozy en Chine sera le Tancrède du Guépard de Luchino Visconti… Entendez, l’acteur Alain Delon… Eh bien non, LE PARISIEN révèle ce matin, que quelqu’un a oublié notre star internationale. Et la colère de Delon, en page 5 du PARISIEN ce matin, est terrible. «ça fait des semaines, proteste Alain Delon, que l’on dit que je suis l’invité d’honneur du président Sarkozy en Chine. Sachez que je n’ai besoin de personne pour aller à Pékin. J’ai accepté pour l’image de la France… J’ai attendu, un signe du protocole, du service des voyages de l’Elysée, jusqu’à jeudi… Rien. Hier, c’est LE PARISIEN qui m’informe que je ne suis pas sur la liste. Quid de la courtoisie, de la politesse, de la décence… Il y a des goujats, des grossiers à l’Elysée. J’attendais au moins un mot. Personne n’a osé m’appeler… Il y a, au niveau de la communication autour du président, une bande de charlots. Lui n’est au courant de rien. Mais je le connais, les oreilles de certains vont chauffer.» Pas sûr. On lit en effet dans LE MONDE d’aujourd’hui que si les trains et les métros ont repris, c’est aussi grâce à la bonne communication entre Bernard Thibault et Nicolas Sarkozy. Voyez à cet égard, l’analyse de Michel Noblecourt qui écrit : «Bernard Thibault a réussi à se placer au centre du conflit gagnant-gagnant, des régimes spéciaux. Il en sort comme le pivot du compromis esquissé par un Sarkozy vainqueur lui aussi.» Dans LIBERATION, en dernière page, le portrait d’une femme qui, en revanche, a dit non, au président, qui voulait la nommer ministre. Maud Fontenoy, l’aventurière à la rame, qui repart en solitaire, nous dit Luc Le Vaillant, après avoir décliné la proposition du chef de l’Etat. Elle décrit, elle aussi, celui qui ne sera pas son patron, comme un super-gentil. «Ce genre de personnages dit-elle, on les croit froids et réservés. Lui, c’est tout le contraire. Il est très attentionné, très accessible, il veille sur tout le monde, a un œil sur chacun. C’est quelqu’un qui allie énergie et douceur.» Le Vaillant ajoute à cela une information sur la liberté de la navigatrice, dont l’aventure parle à toutes les femmes. Celles qui disent oui, celles qui disent non. Je lis sa surprenante conclusion : «Puisqu’elle les vaut bien… L’Oréal ne s’y est pas trompé qui en a fait son égérie grand public. La presse féminine a suivi, soucieuse de saluer le choix de son annonceur préféré. Une maladie surmontée n’a fait que dorer le chromo. Maud a souffert d’un cancer du col de l’utérus. Elle s’est fait opérer trois jours avant son départ en solitaire. Risqué, très. Tout est bien qui s’est bien fini. Ne manque plus qu’un enfant à cette maternante de toujours, pour rasséréner les chaumières.» Le meilleur des journaux… disais-je en commençant… c’est encore une fois Bruno Frappat de LA CROIX… sur la grève, et le rideau qui tombe… Avec deux slogans comparés… Fin 68… « Des gommes, des crayons, vive la révolution » Et aujourd’hui… « La retraite à 20 ans… Pour b..., il faut du temps ». Le meilleur encore, c’est Jacques Attali dans L’EXPRESS… qui considère qu’on n’a encore rien vu… C’est enfin Jean Daniel dans LE NOUVEL OBSERVATEUR… il faut être fort pour aider autrui… C’est Claude Imbert dans LE POINT qui revient sur la chère réforme, du cher et vieux pays… et Imbert pose la question : « Notre France, Est-ce que c’est un pays cher ou est-ce que c’est un pays vieux ?»… Et c’est Régis Debray dans LE MONDE… « Zoé, Zorro, le néo-bon et le néo-con ». Explication : «ils veulent sauver les enfants et évangéliser le monde, mais ils oublient que les société ont une histoire, une culture, une réalité.»

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