Dans la peau d'Anders Breivik

Le Figaro Magazine interroge aujourd'hui Laurent Obertone, l'auteur controversé de "La France Orange Mécanique", qui publie un nouveau livre intitulé "Utoya", comme l'île où le tueur norvégien a tué 69 personnes le 22 juillet 2011. "De sang très froid", titre le magazine. En plus d'une interview où l'auteur explique que le discours de Breivik est "cohérent" malgré "quelques bizarreries", le Figaro publie des extraits assez violents de l'ouvrage, écrit à la première personne, et présenté comme un récit plutôt qu'un document. Laurent Obertone dit compter sur "l'intelligence des lecteurs. Comme eux, je ne prête plus attention aux bigots moralistes qui prétendent régir la pensée des autres".Il y a celui qui se met dans la tête du tueur, et à l'opposé, il y a celle qui se met face aux corps des survivants. Slate met en une ce matin un autre livre, un recueil de photos. Andrea Gjestvang a choisi de réaliser des portraits des jeunes victimes du tueur. Une série où l'on voit d'abord des visages, ceux de jeunes qui ont survécu à Breivik et puis, en regardant un peu mieux, on voit aussi les blessures : un bras manquant, une longue cicatrice à la base du cou... Et d'autres douleurs plus profondes qu'on devine dans le regard toujours un peu vague de ces adolescents. La photographe dit avoir voulu explorer en profondeur les conséquences individuelles de la tuerie. Un travail qui selon elle ne peut pas laisser "émotionnellement détachée".

"L'avertissement de Bruxelles"

C'est la Une du Journal du Dimanche ce matin, qui revient comme beaucoup de journaux hier sur le fameux "ras-le-bol" fiscal des Français, via le prisme européen... Entretien avec Olli Rehn, vice-président de la Commission européenne, "grand timonier de la zone euro", un homme qui "donne des sueurs froides aux 28 ministres des Finances de l'Union européenne", selon le journal.

Un homme qui aime manier la métaphore (il refuse de parler de "printemps économique européen" mais assure qu'il voit déjà des "hirondelles"), et qui lance surtout un avertissement à la France : les taxes y ont atteint selon lui un "seuil fatidique" : "lever de nouvelles taxes aurait pour effet de casser la croissance et de peser sur l'emploi", estime le Finlandais. Il demande au gouvernement français de se mettre aux impôts intelligents : par exemple, via des taxes écologiques. Ça tombe bien, c'est justement ce dont on parle beaucoup depuis hier.

Au secours c'est la rentrée !

C'est selon le JDD le cri de beaucoup de jeunes professeurs tout juste titulaires du Capes... Exemple avec Théo et Juliette, 24 ans chacun, qui vont faire leur première rentrée dans une semaine, au collège. Et qui se posent toutes sortes de questions : "Comment s'habiller le jour de la rentrée ?" "Comment sembler à la fois autoritaire et à l'aise ?" "Quel sac porter pour être crédible sans avoir l'air d'un étudiant ?" Juliette s'inquiète : "Si le premier jour tu montres des signes de panique, c'est foutu... La classe, c'est comme un théâtre où les spectateurs n'ont pas choisi de venir, mais où il faut intéresser tout le monde."

Les jeunes profs estiment qu'on leur a appris plein de choses pendant leurs études, sauf à transmettre le savoir. "Je ne sais même pas ce que des élèves de 11 ou 12 ans sont capables de faire"...

La classe américaine

Si je vous dis cowboy et mode, vous allez sans doute me répondre que le look John Wayne, c'est pas franchement ce qu'on appelle la classe... Et pourtant, avec son stetson et sa veste en jean usé, c'est bien une icône de la mode qui fait la une de M, le magazine du Monde. Ralph Lauren, fils d'immigrés juifs russes, a réussi à vendre au monde entier "l'image d'une Amérique fantasmée". De cet entretien, on retiendra que le petit Ralph Leifschitz, devenu Ralph Lauren à 16 ans, en hommage à l'une de ses idoles, Lauren Baccall, a grandi dans le même quartier qu'une certain Calvin Klein... Et que ce styliste reconnu est incapable de dessiner le moindre croquis de ses vêtements.

Quand il a une idée en tête, il la raconte sous forme d'histoire à ses équipes... "Généralement, je décris un film, un monde, un truc très romanesque... Par exemple, je pense à une fille et je dis : elle était riche, elle a perdu son argent... Elle n'a plus les moyens de s'habiller, elle est cool, elle trouve des fripes et les arrange elle-même.... Mon équipe prend des notes, et ils créent les habits pour cette fille-là."

Bref un scénariste du vêtement...

La rentrée des télés ? Pas pour les ados...

La plupart des journaux scrutent aujourd'hui ce qui va arriver sur vos petits écrans demain... La nouvelle formule du Grand Journal présentée par Antoine de Caunes intrigue particulièrement, on en parle dans le Parisien ou dans le Monde, par exemple. Le Monde qui se pose peut-être la seule vraie question de cette rentrée télévisuelle : est-ce qu'on en a encore quelque chose à faire ? En tout cas les ados s'en fichent royalement, selon le quotidien, qui résume en une phrase : "non merci, je vais sur l'ordi". Internet a arraché les jeunes des griffes de la grande méchante télé.

Le Monde parle même d'un basculement ces derniers mois : les jeunes consacrent désormais plus de temps à Internet qu'à la télévision. 13h30 par semaine pour le web, 11h15 en moyenne pour la bonne vieille lucarne magique. Et l'écart ne cesse de se creuser.

Il faut dire que cette génération a grandi dans un monde où elle peut être "directrice de ses propres programmes". "Le principe de la télé, ça me gave un peu", explique Félix, 16 ans. "Surtout le fait de se mettre devant à une certaine heure alors qu'on a d'autres trucs à faire."

Ou pour citer le dessin d'Aurel qui illustre l'article : "le gros avantage d'Internet, c'est qu'on peut choisir les conneries qu'on regarde".

Rentrée littéraire : notre sélection

De la télé on passe à un loisir encore plus préhistorique : la lecture... 555 livres vont s'affronter, s'entretuer même, pour la rentrée littéraire en France. Le JDD publie aujourd'hui une liste de 12 ouvrages à ne pas rater, en partenariat avec France Inter. 5 livres français, 5 livres étangers, et 2 coups de coeur hors liste... Si vous voulez en savoir plus sur certains auteurs incontournables, comme Laura Kasischke ou Boris Razon, direction les pages culture du Journal du Dimanche. Et si vous voulez lire de larges extraits de ces livres, c'est sur FranceInter.fr que ça se passe.

Prévisionniste de supermarché, un métier tout neuf

Un métier encore inédit en France et pour cause : pour l'instant il n'y a qu'une. Elle s'appelle Nathalie, et c'est le Parisien qui nous la présente. Son rôle, c'est de suivre au plus près la consommation des clients de son employeur, Monoprix, pour adapter l'approvisionnement. Par exemple savoir précisément quel jour il faut à tout prix remettre des cahiers et des stylos dans les rayons...

Elle se base notamment sur les prévisions de Bison Futé et Météo France, pour savoir quand les Français rentrent de vacances, quel jour il faut leur fournir des glaces ou au contraire des boissons chaudes. Et ça varie selon les magasins. On apprend par exemple que le Monoprix de Neuilly est celui qui vend le plus de champagne, que les ventes de bière explosent à Lille pendant la braderie, ou que le magasin de Bercy détient de record de ventes de M&M's. Non, ce n'est pas le bonbon préféré de Pierre Moscovici, c'est juste que le magasin se trouve juste à côté d'un cinéma.

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