Bonjour à tous… Bonjour aux lecteurs de presse imprimée qui sont passés au kiosque l’an passé et ont acheté 4 milliards et demi d’exemplaires de quotidiens et magazines divers. Au palmarès des quotidiens, OUEST-France… avec 760.000 exemplaires vendus chaque jour, en moyenne. L’EQUIPE : 350.000. LE PARISIEN 330.000. LE FIGARO, LE MONDE dans les mêmes eaux des plus de 300.000. Et je ne dis rien de la presse magazine qui se tient bien et des suppléments télés ou féminins, qui restent champions de la diffusion. Bonjour à vous tous, qui savez que rien n’est gratuit, pas même dans notre pays, la diffusion de l’information. Ici c’est vous qui la payez, via la redevance. Ailleurs, c’est la publicité. C’est-à-dire qu’on prend votre argent ou votre temps, autrement. A ce propos… tous ceux qui ont payé leurs contraventions pour stationnement abusif, sans placer leurs espoirs dans l’amnistie présidentielle classique, ne seront pas déçus, par le premier titre du FIGARO ce samedi : « Amnistie des PV… Sarkozy renonce à la tradition. L’Elysée confirme l’engagement pris durant la campagne électorale… » Et s’il n’y avait que cela ! Mais selon LE FIGARO toujours, on s’achemine aussi, vers la fin des grâces du 14 juillet. Il y a un an, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur avait manifesté son opposition à cette mesure héritée du passé, qui permettait de procéder, à certaines remises de peine, et de vider un peu à chaque 14 juillet nos prisons surpeuplées. Juste ? Injuste ? Tout cela fera débat, dans un pays où l’on dispute depuis l’élection du Président de la République au suffrage universel, d’un système, qui fait du Chef de l’Etat une sorte de monarque graciant et amnistiant. Monarque ? Les commentateurs ce matin se divisent entre ceux qui s’étonnent de la toute puissance de l’Elysée, et quelques autres, agréablement surpris par la fin des amnisties, survivances de l’ancien régime. C’est le roi de France qui graciait et guérissait aussi des écrouelles quand on lui touchait la main. Ce week-end à Brégançon, ceux qui approcheront ou tenteront d’approcher le jogger Nicolas Sarkozy, doivent se faire une raison, il ne les guérira de rien et ne leur pardonnera rien, non plus. Tout au plus, pourront-ils dire, à leurs proches et leurs voisins : je l’ai vu en vrai, et il m’a même serré la main. Et si c’était cela… néanmoins, la démocratie décrispée, comme l’écrit ce matin dans son éditorial d’OUEST France François-Régis Hutin. « Après une longue campagne, note-t-il, la tension est un peu retombée. On sent comme une sorte de soulagement. L’incertitude est dissipée, la décision est claire : un président est en place pour cinq ans. Et il semble vouloir faire, ce qu’il a promis. La donne est renouvelée. » Pierre Taribo dans l’EST REPUBLICAIN de Nancy, partage le même avis que François-Régis Hutin… « Il faut vraiment écrit-il, traverser une période d’état de grâce, pour oser enfreindre la tradition de l’amnistie présidentielle. Y compris pour les PV de stationnement… et s’attaquer simultanément, au tabou du service minimum. Est-ce que c’est, demande mon confrère de Nancy, du style rantanplan enrubanné de fumée, ou la méthode bulldozer, bien inspirée pour déblayer le chemin. Faut voir, si Speedy-Sarko, va vite dans le cas des contraventions, et ira doucement dans celui de la réforme du droit de grève. Peut-être a-t-il déjà appris la patience. » Dans LE PROGRES DE LYON… un bel éditorial aussi, qui s’adresse à chacun de nous, à chacun des fous de bagnole comme aurait dit Pompidou… Et voici le meilleur extrait : « Vous en aviez perdu le souci, de tous ces PV glanés au fil des semaines. Vous les aviez roulés en boule sous le siège, tassés au fond du vide-poche, ou même jetés dans le caniveau… L’amnistie de « joyeux avènement » devait effacer vos égarements sur les trottoirs et les passages piétons. Peccadilles sans dommage, pensiez-vous, avec pardon présidentiel assuré. Raté, il faudra payer. La faute à Nicolas Sarkozy, et aux précédents présidents : au fil des avènements, ils ont réduit le champ de l’amnistie comme peau de chagrin. Alors nous râlons, bien sûr. Mais les sondeurs affirment que nous serions au fond d’accord pour en finir avec la domination de la bagnole et les pouvoirs d’exception de notre monarque républicain. Ca s’appelle une rupture, une vraie. Nous l’avons faite, le président l’entérine. » Et bien, ça peut vous surprendre, Dominique Vales, dans LA MONTAGNE est satisfait lui aussi, quand il conclut… « Voilà une affaire que l’on peut espérer définitivement classée. On n’imagine pas, en effet, qu’un successeur de Nicolas Sarkozy revienne en arrière. Mais reste aussi au président en place à aller au bout de sa logique en abolissant définitivement cette pratique de l’amnistie présidentielle, survivance, avec le droit de grâce, du bon plaisir de nos rois. Ce faisant, Nicolas Sarkozy débarrasserait la fonction présidentielle d’un attribut relevant de l’arbitraire et l’éloignerait du contestable statut de monarque républicain qui ne correspond ni à son caractère, ni aux aspirations de la grande majorité des Français. Claude Imbert, dans LE POINT n’est pas mécontent non plus, des premiers pas du Président que MARIANNE et Jean-François Kahn appellent Sarko 1er… l’homme qui veut éradiquer l’opposition. Pour Imbert en effet… si spectacle il y a, c’est celui du Théâtre de la Volonté, avec ce qu’il appelle, un prologue plutôt décoiffant. Le théâtre en question écrit Imbert affichera, dans les unités de temps (cent jours) et de lieu (l’Elysée), un style neuf. Il fallait du vent, beaucoup de vent pour l’installer. Mais ne rêvons pas : on ne nettoiera pas les écuries d’Augias avec un ventilateur. La première rafale de vent médiatique aura suffi pour qu’au gai printemps de Sarkozy la chiraquie s’évapore dans une envolée de feuilles mortes. Mais le coup de vent entrebâille aussi vers l’avenir, des portes prometteuses. Question du même Claude Imbert: saura-t-on mettre le pied avant qu’elles se referment ? L’état de grâce ne fait pas grâce longtemps. Peut-être… mais comme le souligne LE MONDE… La droite prépare dans l’enthousiasme les législatives des 10 et 17 juin prochain… Et un espoir apparaît aussi pour Ingrid Betancourt, en Colombie… Le Président Uribe, et Nicolas Sarkozy se sont parlé au téléphone hier, et évoquer un échange entre notre malheureuse otage et quelques guérilleros des Forces armées révolutionnaires colombiens. Ce qui amène à la chute et aux faits divers… Moi, dit Eric Cohen… 46 ans et père de Mickaël dont le fils… Mickaël graffeur a été retrouvé en 2004 noyé, après une poursuite par la police… « Ils appellent ça un fait divers dit Eric Cohen, en dernière page de LIBERATION… moi j’ai perdu mon gamin… pour des tags… des graffitis… sur des murs… » Fait divers aussi… à l’opposé celui-là… ce gendarme qui meurt à Pontarion, dans la Creuse… eh bien, le malheureux gendarme tué par un automobiliste, poursuivi, après avoir quitté une station-essence de Haute-Vienne… sans payer. Il y en avait paraît-il pour 50 euros. Le PARISIEN raconte tout ça ce matin. Le journal LA MONTAGNE aussi… et ils évoquent ensemble cette mort absurde, injuste, d’un malheureux gendarme d’une quarantaine d’années, père de deux enfants, mort à cause d’un imbécile qui en reculant a fait tomber trois de leurs motos. Les deux autres sont blessés. Et quand je dis absurde et injuste, c’est parce que justement la presse justement s’interroge sur notre lundi de Pentecôte à tous, lundi à moitié travaillé, à moitié chômé. Et ce n’est pas le seul fait divers en Corse mais aussi sur le continent, on parle du drame d’Ajaccio et des collégiennes qui se sont jeté par la fenêtre par jeu, tu parles d’un jeu… et l’émotion est la même dans le PARISIEN et dans NICE MATIN et dans tous les journaux du midi. Je ne sais pas s’il y a une raison à tout cela. Barbara le chantait : le mal de vivre ou alors la crise de l’adolescence.

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