Dans tous les domaines, il y a des modes.

Il y a des modes pour les prénoms que l’on donne aux enfants. Il y a des modes pour les costumes que l’on porte pour les meetings. Et mêmes des modes pour les mariages, pour les tenues des mariés !

Pour preuve, ce titre à la Une de L’ARDENNAIS : « Pourquoi pas se marier en robe de princesse ? » Un dossier dans lequel on apprend que l’univers Disney séduit de plus en plus : de plus en plus de robes de mariées s’inspirant des princesses des dessins animés : Cendrillon, Blanche-Neige ou bien encore Belle, de La Belle et la Bête… Pour l’heure, on n’a toutefois pas relevé de Pocahontas dans les églises et dans les mairies de l’Hexagone.

La randonnée est également très à la mode

Et, dans ce cas-là, mieux vaut oublier la robe de princesse. La randonnée, « Un business qui marche », titre joliment LE TELEGRAMME, précisant donc qu’elle fait de plus en plus d’adeptes, notamment en Bretagne – et cet engouement se traduit par le développement de plusieurs secteurs de l’économie : l’hébergement, tout comme celui des commerces spécialisés en chaussures et en sacs à dos.

Pour les chiens aussi, figurez-vous qu’il y a des modes

C’est ce que nous explique Jérôme Sage dans LE PARISIEN DIMANCHE. Et l’article a de quoi inquiéter : plusieurs races de chiens sont proches de l’extinction : notamment les braques de l’Ariège et les épagneuls de Pont-Audemer – ces derniers étaient très utiles pour la chasse aux canards, mais selon les critères modernes, ce sont des bêtes qui sentent mauvais.

Menacé également : le skye-terrier d’Écosse – vous savez, le chien qui servi de modèle à Pollux du « Manège Enchanté ». Ces différentes races sont dont donc en voie de disparition, car elles ne sont plus à la mode. Apparemment, les gens préfèrent désormais les animaux tranquilles et qui n’aboient pas trop – les golden retriever par exemple. Ou alors les cockers – très, très à la mode, les cockers. Une dynamique lancée par la BD Boule et Bill, une BD récemment adaptée au cinéma.

Le défi de la baleine bleu

Mais il y a également des modes plus alarmantes, comme en témoigne le récit de Christel de Taddeo dans LE JOURNAL DU DIMANCHE : « Le jeu étrange qui pousse les ados au suicide ». C’est un phénomène viral qui se propage comme une onde de choc.

Depuis quelques semaines, « le défi de la baleine bleue » est arrivé en France. Et derrière ce nom en apparence innocent, se cache un nouveau jeu mortifère à destination des adolescents. Le principe est le suivant : sur les réseaux sociaux – Facebook, en l’occurrence, un ‘parrain’ impose au jeune une succession de 50 défis à relever en autant de jours.

Des défis de plus en plus dangereux et ce, jusqu’au suicide – l’ultime défi étant de se jeter de haut d’un immeuble. En Alsace, le rectorat de Strasbourg a appelé cette semaine tous les chefs d’établissements à la vigilance, après une dizaine de signalements concernant des collégiens de l’académie – l’un des adolescents en était, parait-il, à un stade avancé du jeu. Et d’autres ont été signalés dans les académies de Lille, de Lyon, d’Orléans-Tours et de Versailles.

Depuis deux ans, ce sinistre « défi de la baleine bleu » sévit d’ailleurs sur VKontakte, le réseau Facebook russe. Là-bas, plus de 130 adolescents auraient déjà trouvé la mort en allant au bout de leurs défis. Du reste, un autre sévit également en Russie – celui-ci à destination des moins de 12 ans. Tout aussi terrifiant : « Comment devenir une fée du feu ! » Il incite les petites filles à allumer les brûleurs à gaz quand tout le monde dort dans la maison, en répétant des mots magique. Tout cela n’a rien de magique...

En politique non plus, on ne peut pas vraiment dire que l’heure soit à la magie

En revanche, là aussi, il est souvent question de mode. Et celle qui pointe en tête de la plupart des sondages s’affiche en Une du PARISIEN. « Elle rase gratis » : c’est le titre de l’édito de Frédéric Vizard. Et ce « elle » désigne donc Marine Le Pen. Elle s’est entretenue avec six lecteurs du journal, interview dans la laquelle elle multiplie les promesses.

« Aux retraités, aux professions indépendantes, aux jeunes diplômes, aux patrons de PME, aux médecins, aux policiers. Tout le monde y trouvera son compte, mais rien n’est vraiment chiffré », ironise l’éditorialiste. Pour les retraités, elle promet d’augmenter le minimum-vieillesse de 800 à 1.000 euros. Pour les étudiants, elle promet d’augmenter l’Aide au logement de 25%. Elle promet en outre l’augmentation de l’allocation pour les handicapés.

Et quand les lecteurs l’interrogent sur le passé sulfureux de certains de ses proches – nombre d’entre eux ont appartenu au GUD, syndicat étudiant d’extrême-droite, elle répond : « Et alors ? ». Comme François Fillon à propos des costumes qui lui avaient été offerts et qu’il assure avoir rendus – sachant qu’il est tout de même assez surprenant de pouvoir rendre des costumes confectionnés sur mesure.

« Je les emmerde »

François Fillon dont le JDD a suivi la campagne, hier, au pays basque. Une nouvelle fois, il a été accueilli par une vingtaine d’opposants équipés de casseroles : « Je les emmerde », a-t-il lancé.« Ce sont des militants d’extrême-gauche. » Long portrait du candidat LR à lire cette semaine dans LES INROCKUPTIBLES. « Petits arrangements avec la vérité ». Où l’on découvre que François Fillon s’adonne depuis sa jeunesse à la mythomanie, et qu’il a composé un récit autobiographique qui ne correspond pas toujours aux dires de ceux qui l’ont connu.

Il prétend ainsi qu’il a rédigé des dépêches pour l’AFP – c’était quand il rêvait de devenir journaliste – oui, quand il était jeune, il rêvait d’être journaliste. Or, à l’AFP, on n’a retrouvé aucune trace des dépêches en question. Il prétend aussi qu’au lycée, il était un rebelle. Mais un de ses anciens camarades raconte tout autre chose : le jeune Fillon était apparemment devenu la tête de turc d’une partie de sa classe, faisant l’objet de nombreuses railleries. On lui prêtait des penchants efféminés. Et l’ex-camarade se souvient : « On avait trouvé un surnom qui collait très bien à François. On l’appelait ‘Choupette’ ! »

Opération mains propres

Gros dossier politique également ce matin dans LE JOURNAL DU DIMANCHE. Un fond noir à la Une et ce titre en trois mots : « La sale campagne ». Pourquoi et comment les scandales polluent le débat. Qui sont les amis néonazis de Marine Le Pen. L’opération « mains propres » que propose Benoît Hamon.

Le candidat socialiste présentera en début de semaine une série de dispositions en matière de transparence et de lutte contre la corruption. Première de ces dispositions : la suppression pure et simple de l’immunité parlementaire qui, selon lui, « devient un moyen d’empêcher la justice d’enquêter et de fonctionner normalement ». « L’argent pollue la campagne, ce qui veut dire qu’il n’est pas à sa bonne place », explique Benoît Hamon. « Aujourd’hui, ajoute-t-il, on devrait s’occuper du pouvoir d’achat des Français, pas de celui des élus. »

Triple mise en examen

A propos de justice et de pouvoir d’achat, c’est mardi que Pénélope Fillon est convoquée au pôle financier, pour rencontrer les magistrats en charge de l’enquête sur son emploi d’assistante parlementaire. D’après le JDD, l’épouse du candidat à la présidentielle risque une triple mise en examen : pour recel de détournement de fonds public, recel d’abus de bien sociaux, et recel d’escroquerie aggravée. Dès lors, répondra-t-elle aux juges ou fera-t-elle, comme son mari, une simple déclaration ? Selon l’un de ses intimes, elle devrait « s’expliquer » : « elle est prête, combattive », assure-t-il à l’hebdomadaire.

Centristes

Et puis, c’est aussi le JDD qu’ont choisi dix sénateurs centristes pour annoncer leur soutien à Emmanuel Macron. Parmi eux : Michel Mercier, ex-ministre de la Justice dans le gouvernement de François Fillon. D’après LE PARISIEN, Dominique de Villepin préparerait d’ailleurs lui aussi son ralliement. Et la fille de Jacques Chirac, Claude Chirac pourrait faire de même.

En gastronomie également, il y a des modes

La mode du « sucré-salé », la mode de « l’huile d’olive partout », la mode de la cuisine moléculaire. Mais comment cela se passe-t-il lorsque, dans une même famille, on apprécie des mets radicalement différents ? Comment composer lorsque les habitudes alimentaires sont incompatibles ? C’est l’objet de l’enquête savoureuse que signe Marlène Duretz dans LE MONDE : « Quand la cuisine sème la zizanie dans le couple ».

Un carnivore qui vit avec une végétarienne. Un adepte du « sans lactose » qui vit avec une dévoreuse de petits suisses. Une intolérante au gluten qui vit avec le tenant du titre officieux du ‘Meilleur Pâtissier’. Alors, donc, comment faire ? Réponse : tout est question de dosage. On s’adapte, on fait des efforts, et surtout, on s’empêche d’être trop saignant pour qualifier les plats de l’autre. Si l’on trouve que c’est trop cuit, on ne dit pas « C’est trop cuit », on dit plutôt : « C’est audacieux, le choix de la sur-cuisson ! » Si on trouve que c’est trop salé, on ne dit pas « C’est trop salé », on dit plutôt : « L’assaisonnement est vraiment très présent ! » Et si jamais l’on trouve que la recette de notre amoureuse ou notre amoureux pue un peu, on ne dit pas « C’est quoi c’t’odeur ? », mais on dit plutôt : « Mon trésor, avec ta recette, on est sur un arôme très puissant ! »

Boire ou naviguer

Voilà pour ‘le manger’. Et pour ‘le boire’, faites attention si vous prenez la mer. « Boire ou naviguer, il va falloir choisir » : c’est à lire dans LE PARISIEN. Un projet gouvernemental prévoit d’instaurer bientôt des tests d’alcoolémie sur les bateaux. Un projet d’Alain Vidalies, secrétaire d’État à la mer. Il préconise d’instaurer une sanction pénale dès que le taux d’alcool d’un demi-gramme par litre de sang est dépassé à bord. « C’est vrai que c’est très physique de manœuvrer en mer, alors on ne franchement pas se permettre d’être bourré à la barre », commente le navigateur Jean-Luc Van Den Heede, détenteur d’un record du monde à la voile sans escale. Cela dit, s’interroge-t-il : « Comment vont-ils faire pour les contrôles ? En pleine mer, ce sera extrêmement difficile ! L’État perd son temps avec ça. Il y a tout de même plus urgent ! »

Enfin, c’était hier la journée mondiale de la procrastination. Et je vous avais promis de vous en parler aujourd’hui. Mais, tout bien réfléchi, je pense vraiment que ça peut attendre le weekend prochain !

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