Bonjour à tous. Comme le temps passe ! Brigitte Bardot aura 75 ans lundi et Johnny Hallyday que toute la presse ausculte aujourd’hui : 66 ! A Lille, hier au soir, le cœur du rocker a battu très fort, et ce matin LA VOIX DU NORD considère que Johnny a bien relancé devant 6.600 fans enflammés la dernière tournée de sa longue carrière. Le PARISIEN et TELESTAR, croient devoir pour leur part, s’arrêter au polype dont le chanteur a été débarrassé cet été. Mais c’est en page 30 pour le quotidien. La première ayant été réservée à Brigitte Bardot éclatante de beauté, telle qu’on pourra la contempler, à partir de lundi, à Boulogne Billancourt, dans la rétrospective qui lui est consacrée. « Beauté divin »e, s’écrie Alain Riou dans le NOUVEL OBSERVATEUR, avant d’expliquer à ses lecteurs, que BB a accompagné nos années d’insouciance, quand les mœurs se libéraient en France. « C’était avant la crise, avant le sida », précise Henri-Jean Servat, admirateur fétichiste de Bardot et commissaire de l’exposition de Billancourt. Le choc le plus fort pour moi, dit cet admirateur de Maupassant, a été le film de Vadim : « Et Dieu créa la femme ». D’un coup, on voyait basculer les valeurs. Et apparaître la jeunesse d’une France revendiquant, après l’Occupation et la guerre d’Algérie, le droit au bonheur et à l’insouciance. Le film de Vadim racontait en creux, l’histoire du Président Coty, le retour du Général de Gaulle. Et l’image de Bardot a accompagné toutes ces années-là. Elle incarnait un paradis perdu, en menant, sans même s’en rendre compte, le combat de l’émancipation des femmes, face à la haine des bien-pensants. Elle jouait de la guitare et faisait l’amour dans l’insouciance. Quitte à incarner le diable. Songez, dit Servat, qu’en 1957, lorsque sortit aux Etats-Unis « Et Dieu créa la femme » où on la voit nue au soleil derrière un drap, l’état du Texas, interdit le film aux noirs américains, sous prétexte que l’actrice française aurait pu les exciter, au point de les rendre dangereux. Et aujourd’hui, direz-vous, comment la vedette du « Mépris », de « La vérité » et de « Vie privée » s’accommode-t-elle du temps qui passe. Brigitte Bardot répond à Alain Grasset du PARISIEN qui l’interroge sur ce point : « Le temps passe, c’est normal. Je ne suis pas éternelle ». Et elle cite Madame de Staël : « La gloire est le deuil éclatant du bonheur ». Question alors de mon confrère : « Votre nom et Saint-Tropez sont liés à jamais. Vous êtes toujours fidèle, au petit port varois et vous ne quitterez jamais la Madrague ». Réponse de la Française que la plastique et la moue boudeuse fit accéder au sommet des stars hollywoodiennes. « Mon nom est lié à beaucoup de choses, aux animaux en particulier. Saint-Tropez est mon petit port d’attache qui est devenu, au fil des ans, un atroce ramassis de connards richissimes et de touristes désoeuvrés, qui viennent par mer ou par terre, encercler ma maison, envahir mon petit domaine, et me priver de la joie de me baigner, d’entendre le chant des cigales et de me sentir loin de la foule déchaînée ». Sur le même thème des belles femmes du temps jadis… arrêtez-vous à l’éditorial que Richard Cannavo signe dans le supplément télé du NOUVEL OBS. Il est consacré à Denise Glaser, la diva triste de la télévision, morte oubliée de tous en 1974 après 15 ans de Discorama. « Sa disparition de l’écran signera son exécution publique », écrit Cannavo, après avoir rappelé « qu’elle fut virée, sans raison et sans indemnité ». Dans sa dernière émission en noir et blanc, Denise avait mis à l’affiche, Gréco, Montand, Barbara, Ferré, Trenet, Gainsbourg et Georges Brassens. Commentaire de Richard Cannavo : « Ce rassemblement en dit long sur la croisade que menait Denise Glaser, pour des émission s de variétés intelligentes ». Vous n’allez pas me croire, vous qui n’êtes pas encore allés au kiosque, chercher vos journaux préférés… mais LIBERATION titre ce matin sur Sarkozy télénervé… avec ce sous-titre : « Après le dérapage « coupables » sur l’affaire Clearstream, voici le coup de calcaire contre Arlette Chabot». Drôle de pays et quelle désinvolture, soupire Laurent Joffrin dans son éditorial qui jouxte deux pages d’un dossier intitulé : « Sarkozy réprimande le programme ». Anne Fulda, dans le FIGARO, accorde une place plus modeste à l’événement, en rappelant que la même Arlette Chabot avait du essuyer un suif équivalent lorsqu’elle avait demandé à Chirac s’il comptait concourir pour l’Elysée en 1995. Daniel Psenny dans le MONDE évoque pour sa part un « vif échange » mercredi à New-York entre Monsieur Sarkozy et Madame Chabot. Mais mon confrère du MONDE cite en conclusion Monsieur Louvrier, le conseiller en communication de l’Elysée. « L’échange n’a duré qu’un quart d’heure. L’ambiance était attentive, sans tension, sans énervement de la part du Président. Il y a eu juste quelques considérations dans le cadre d’une conversation privée ». A la première page du MONDE, Plantu réplique à sa façon… avec un Nicolas Sarkozy vert de rage et sortant d’un récepteur télé en s’écriant : « coupables ». En face des juges et des élus, dont un lâche doigt levé « on devrait créer un impôt pour les accidentés de la petite phrase ». En dernière page, Robert Solé fait mine de corriger en écrivant que « nul n’est à l’abri d’un lapsus». Franz-Olivier Giesbert dans son éditorial du POINT évoque l’affaire Clearstream, preuve selon lui, d’un cynisme politicien à la française. Titre de l’édito de Franz-olivier Giesbert : « Circulez, il n’y a rien à voir ». Et voici le développement : « Sous la présidence de Jacques Chirac, une bande de Pieds-Nickelés a monté, avec des complicités au plus haut niveau de l’Etat, une manipulation pour discréditer Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn et quelques autres. Une sorte de Watergate à la française. Les bras vous en tombent quand on entend une partie de la classe politique et médiatique, un ancien Premier ministre en tête, claironner que le procès en cours n’a pas lieu d’être ; qu’il est politique, nul et non avenu ; qu’il faudrait, en fait, passer l’éponge sur ces turpitudes de basses eaux, perpétrées aux sommets de l’Etat ». Clearstream… histoire de fous… résume le JOURNAL du DIMANCHE. Talleyrand en jugeait à sa façon : « Comment êtes-vous assez fous pour descendre de l’arène avec ceux qui vous y entraînent, Vous ne savez pas le plaisir que vous leur faites. Regardez, aussi je me suis toujours tu. Et je ne m’en suis pas si mal porté. Pour terminer, florilèges sur le G20… Le FIGARO : « Nucléaire, l’ultimatum des Occidentaux à l’Iran. Le JOURNAL du DIMANCHE : « Un gouvernement mondial pour la planète ». La TRIBUNE : « Les pays émergents grands gagnants du G20 ». Et le MONDE : « Bonus, réforme du FMI : les décisions du G20 ».

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