Bonjour à tous. Quoi de neuf ? Monet au Grand Palais. Arman à Beaubourg et un million de Français déjà, au cinéma pour le film de Xavier Beauvois sur les moines de Tibéhirine. Quoi de neuf ? Evidemment les Verts, leaders de la Ligue 1 et vainqueurs hier de l’Olympique Lyonnais. L’EQUIPE ce matin s’enthousiasme pour les Stéphanois, tandis que le PROGRES de Lyon titre : « Un hold-up à Gerland », avant d’évoquer le manque de chance des hommes de Claude Puel, l’entraineur de l’OL, dont « le peuple réclame la tête ». Dixit le cahier Sports du PROGRES. Quoi de neuf encore ? Fabrice Luchini au FIGARO MAGAZINE… Denis Tillinac dans l’entretien de la revue MEDIAS… Charles Dantzig chez Grasset et Fillon plus relax que jamais. Il faut dire avec Verlaine, qu’après trois ans, les roses de Matignon, palpitent comme avant. Comme avant les grands lys orgueilleux se balancent au vent ! Grand lys orgueilleux, cela ne convient pas, pour le Premier Ministre qui s’en va (ou donne l’impression de s’en aller), dans l’interview accordée à Laurent Delahousse, de France 2. Les lys orgueilleux seraient plutôt les candidats à la succession de François Fillon. Dans NICE-MATIN, Georges-Marc Benamou parle d’une hypothèse Copé ! Le PARISIEN ne croit pas beaucoup aux chances de François Baroin, que Nicolas Sarkozy aurait récemment tancé. Quant au JOURNAL du DIMANCHE, il laisse à Wolinski le soin d’illustrer la foire d’empoigne des candidats, avec au milieu de son dessin, le Chef de l’Etat qui dit : « J’ai confié à Balladur les noms des ministres que j’allais remanier, et quel Premier Ministre allait remplacer Fillon. Mais je l’ai fait, sous le sceau du secret ». Il paraît, selon les journaux dominicaux, que Monsieur Balladur aurait été surpris par la révélation ultra-confidentielle de Nicolas Sarkozy. Le FIGARO MAGAZINE quant à lui se garde du petit jeu des pronostics, et le remplace par un sondage Opinion-Way sur le gouvernement que veulent les Français. Selon cette enquête, Français, Françaises, nous voudrions moins de ministres, et nous serions heureux de voir entrer Alain Juppé et Jean-François Copé au gouvernement. Nous aimerions aussi garder, selon le FIGARO MAGAZINE, Christine Lagarde, Michèle Alliot-Marie, Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet et Rama Yade. Et comme Premier ministre ? Et bien selon Opinion-Way, The Winner is François Fillon. Loin devant Michèle Alliot-Marie et Borloo, et très loin devant Jean-François Copé et Baroin. Commentaire « réservé » du FIG MAG… Un Chef d’Etat ne choisit pas son Premier Ministre, en fonction des sondages de popularité. Si Jacques Chirac l’avait fait en 2002, il n’aurait nommé ni Raffarin, ni Villepin. Il aurait pris Nicolas Sarkozy ! Idem pour Giscard, qui désigna Raymond Barre, un inconnu. Et pour de Gaulle aussi, lorsqu’il choisit Pompidou, plus féru de banque et de poésie que de politique, pour succéder en 62 à Michel Debré ! Le JOURNAL du DIMANCHE, ajoute à tout cela, dans sa rubrique indiscrets, un conseil d’expert aux candidats à la succession de François Fillon. « Premier Ministre aujourd’hui, c’est pas bon. C’est la place du mort. Car si en 2012 Sarkozy est réélu, ce sera grâce à lui. Et s’il est battu, ce sera la faute du Chef du gouvernement. Et voilà pourquoi, aurait dit Vialatte « Allah est grand ». Et pourquoi aussi vous entendrez tout à l’heure sur France 2, François Fillon dire à l’ami Delahousse : « Je suis décontracté ». Vous noterez aussi, le mot employé par le Premier Ministre, pour désigner le Président de la République, avec lequel il se réjouit d’avoir travaillé, trois ans durant. « Ce n’est pas mon mentor, nous avons fait alliance ». Bigre ! Un mentor, c’est un guide, un conseiller, un sage expérimenté. Dans l’entreprise, c’est un cadre chargé d’améliorer les compétences de tous. Mieux que ça, Mentor, dans l’odyssée d’Homère, c’est l’ami d’Ulysse, qui se chargera de l’éducation de son fils Télémaque. Et voyez comme c’est cocasse… Qui était la femme d’Ulysse : Pénélope, l’épouse modèle, le grillon du foyer, qui n’avait pas d’accroc à sa robe de mariée et qui brodait en attendant le retour d’Ulysse. Et quel est le prénom de la femme de François Fillon, qui va sans doute, bientôt quitter Matignon… Pénélope ! Pourquoi lire ? demande Charles Dantzig, dans un livre délicieux, qui sort cette semaine, chez Grasset… Pourquoi lire alors que la lecture ne sert à rien, et qu’elle prend du temps aussi sur la vie. Et bien pour toutes ces raisons… Parce que la lecture est la vie, plus sérieuse, moins violente, plus durable. Parce que dit Dantzig, la lecture maintient dans l’utilitarisme du monde, du détachement en faveur de la pensée. Et puis la lecture, c’est la liberté, face à la télé, pas face à la radio, car affirme l’auteur du dictionnaire égoïste de la littérature française, l’oreille est plus fine que l’œil. On aimerait à cet égard, entendre aujourd’hui la voix du Nigérien Abdallah, lequel raconte en exclusivité au JOURNAL du DIMANCHE, ce que fut, il y a onze jours, l’enlèvement des cinq Français, du Togolais et du Malgache d’Areva. Selon lui, témoin rescapé : les preneurs d’otages étaient nombreux, lourdement équipés et conduits, par Abou Zeid en personne. Le bourreau de Michel Germaneau. L’autre inquiétude de la presse dominicale, est sans commune mesure avec cela, puisqu’il s’agit d’une fièvre dont on guérit, le chikungunya. On le sait, dans le Var, une fillette a été piquée par le moustique-tigre, dont le nom seul fiche la frousse. Et ce matin, en Aquitaine, SUD-OUEST en fait sa manchette avec ce titre réfrigérant : « Ce Sud touché ! ». Juste au-dessus d’une photo de Martine Aubry, plébiscitée à Soustons. Quoi de neuf, disais-je en commençant. Le passé pour comprendre le présent, et ne pas revivre dans le futur les catastrophes oubliées. France Télévisions vous y invite ce soir… Avec sur la 2 à 20 h 35, le film Indigènes de Rachid Bouchareb. Et sur la 3, à la même heure, Mademoiselle Drot. Bonne programmation, au moment précis, où à Strasbourg, on profane des tombes musulmanes avec les croix gammées du passé, comme on le fait aussi, ici et là, dans les cimetières juifs et chrétiens. Le FIGARO s’étonnait avant-hier du silence étonnant, de certains médias, sur ce point. On verra demain, 27 septembre, et le 3 octobre prochain aussi, comment journaux, radios et télés évoqueront l’horreur raciste, fixée dans les textes, il y a très précisément 70 ans. Le 27 septembre 1940, le commandant de l’administration militaire allemand prend l’ordonnance suivante : « Paragraphe 1 : Sont reconnus comme juifs ceux qui appartiennent ou appartenaient à la religion juive, ou qui ont plus de deux grands-parents (grands-pères et grands-mères) juifs. Sont considérés comme juifs les grands-parents qui appartiennent ou appartenaient à la religion juive. Paragraphe 3 : Toute personne juive devra se présenter jusqu’au 20 octobre 1940 auprès du sous-préfet de son arrondissement, dans lequel elle a son domicile ou sa résidence habituelle, pour se faire inscrire sur un registre spécial. La déclaration du chef de famille sera valable pour toute la famille». Six jours plus tard, le 3 octobre 1940 : « Nous Maréchal de France, chef de l’Etat français, Le conseil des ministres entendu, Décrétons : Article 1er : Est regardé comme juif, pour l’application de la présente loi, toute personne issue de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race, si son conjoint lui-même est juif ». Vous noterez que l’ordonnance allemande, parle de religion juive… et que le statut français de Vichy, lui substitue… les mots… « race juive ».

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