Et si c'était un mauvais remake de Georges Bush contre al Qaïda? Du bien contre le mal ? On ne sait pas encore. La presse s'interroge. Tout est compliqué quand ça vient de Pékin. L'histoire, c'est cette revendication d'un groupe islamiste Ouïgour qui a posé sa signature sur les différentes explosions qui troublent la Chine depuis le début mai. La vidéo de revendications est signée du commandant Seyfullah. Son groupe s'appelle "le parti islamiste du Turkestan", une province tassée au nord-ouest de la Chine, peuplée par une majorité de musulmans turcophones maltraités par le gouvernement. D’après le journal le Monde, l'ombre d'al Qaïda pourrait planer au-dessus de ce mouvement. Mais comme d’autres, le quotidien avance avec prudence parce que cela permet à Pékin de donner un vernis à des opérations de police menées contre les Ouïgours. Même la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, qui sait combien on peut cacher de choses sous le tapis de la menace terroriste, pointe le doigt pour prévenir qu'il ne faut pas confondre sécurité et répression. Sur place le correspondant du JDD fait savoir que les opposants et les défenseurs des Droits de l'Homme accusent Pékin d'exagérer la menace terroriste. "La paranoïa est encore montée d'un cran" écrit Pierre Tiessen. "Pékin a des allures de forteresse assiégée". Les militaires ont installé deux camions lance-missiles à coté du stade olympique, la capitale est ceinturée par des centaines de barrages routiers. 150.000 membres des forces de l'ordre ont été mobilisés. On est en train de baptiser ces jeux, "les jeux sans incident". A côté de ça, le témoignage étonnant d’une enfant de 12 ans. Il est dans le dossier monté par Phosphore. Le magazine a croqué le quotidien multi facettes de plusieurs adolescents chinois avec au milieu le témoignage de Gao Xiang, cette fillette de 12 ans a déjà un statut. Elle est enfant de prisonniers. Voila ce qu'elle dit : "Du jour au lendemain avec ma petite soeur nous avons du tout quitter" "la police est venue chercher nos parents pour les arrêter" je ne suis pas retournée à l'école depuis que je suis au centre pour les enfants de prisonniers" "nos parents vont rester en prison parce qu'ils ont fait une grosse bêtise". Elle vit donc au centre pour les enfants de prisonniers. Mais c’est dommage, on en sait pas plus. On apprend juste par ailleurs que pour les ados, en Chine, la compétition à l'école est énorme faute de places en fac, et que la politique de l'enfant unique, fait des enfants roi, mais il n’y a pas qu’en Chine que ça existe. Et les JO dans tout ça? eh bien " ils vont faire avancer la Chine dans le bon sens" nous dit Bernard Laporte dans le Figaro Magazine. Le ministre des Sports sera à Pékin du début à la fin. "Avant tout pour nos athlètes" et pour le sport. Et confidence du ministre qui a conduit les rugbymen au mondial, cette fois ci "ça sent bon " pour les français. Laporte fixe le cap à 40 médailles minimum. En-dessous ce serait une déception. Comme lors du mondial. « Ca sent bon », mais pas dans toutes les disciplines. L’athlétisme ne joue pas les gros bras. Il y aura beaucoup de monde dans l'avion, mais "rares sont ceux qui peuvent prétendre à un podium", écrit Gaëtane Morin dans le JDD. Le bilan de l'été, après les championnats de France, n'incite pas à l'optimisme. C'était même une journée d'adieux hier, à Albi. Eunice Barber s'est ensablée. Elle a été tenue à distance de la muraille de Chine. 6 mètres 78 entre elle et Pékin. "Ca sonne le glas pour sa 5ème campagne olympique", nous dit Hervé Garcia dans l'Equipe, restent donc comme locomotives, Ladjie Doucouré, Yohann Diniz et Medhi Baala. On rappelle : 40 médailles au total pour ne pas décevoir Bernard Laporte qui fait le déplacement. C'est terminé. Au cas où vous ne seriez pas au courant, le Tour de France a été remporté hier par Carlos Sastre avant même l’étape d’aujourd’hui sur les Champs-Elysées. C'est à la Une du Parisien, de l'Equipe, et en page 2 du JDD. On a même l'interview du vainqueur. "La concrétisation du rêve de ma vie", peut-on lire dans Le Parisien. Sastre sacré "don limpio" le coureur propre. Mais, et dans le JDD et dans Le Parisien, on revient sur les ombres de son passé, il y a Bjarne Riis, son manager et Manolo Saiz. Deux hommes impliqués dans des affaires de dopage. "Parcours flou, discutable", écrit Philippe Brunel dans l'Equipe. "Carlos Sastre aurait pu chasser les malentendus, il n'a pas saisi l'occasion. Il a fait hier l'apologie de Saiz. Dommage, car sa victoire, elle, ne souffre d'aucune contestation". Un peu comme les paparazzi traquent les stars sur les plages l'été, le journal le Monde a filé l'une des vedettes du gouvernement Sarkozy sur la toile. La plus glamour des ministres, Rachida Dati, vient d'ouvrir son blog sur Internet. C'était mardi dernier, et le journaliste Alain Salles nous raconte que c'est avant tout une affaire d'images, une succession de vidéos. Ca n’est pas Rachida Dati à la plage, mais c’est :"Rachida Dati et Nathalie Kosciusko-Morizet font du bateau", "Rachida à Bruxelles" "Rachida à Cannes" "Rachida sur Skyrock " etc.... Et Alain Salles a poussé le clic, ou le vice peut être, sur le site Dailymotion où la ministre a ses fans. Déjà 9.500 visites pour l'une de ces vidéos officielles...Et un vrai carton pour les autres vidéos. 300.000 pour le off complaisant avec la journaliste de France 24 avant l'interview. Plus de 400.000 visions pour son pas de travers avec le ministre des Sports dans les jardins de l'Elysée où on ne sait pas qui a bu quoi. Elle est loin devant le Premier ministre, la page de François Fillon sur Dailymotion était un peu désertée par ses animateurs, mais surtout, personne n'a répondu a l'appel qui figure en première page: "Deviens l'ami de François Fillon, et soit le premier à laisser un message". L'ami en question ne s'est toujours pas manifesté. Et puis, la visite d'un cimetière. Le grand cimetière des livres qu'on découvre dans le Point de cette semaine. Karine Paillaud a posé sa plume sur les pages arrachées des livres qu'on mène à l'abattoir, au pilon de Vigneux-sur-Seine, en banlieue parisienne. A coups de bulldozers et de broyeuses, les mots sont froissés et enfermés dans des cubes gigantesques de papier recyclé. Aujourd'hui, un roman a deux mois pour faire ses preuves. Un livre qui marche a 4 ou 5 ans devant lui avant de faire le grand saut. Les éditeurs limitent les frais de stockage. 100 euros la tonne, ma bonne dame, le prix de l'encre asséché, mais pas de larmes dans cet article. Le livre trouve un second souffle dans l'opération. Il redevient papier. C’est écolo et ça permet d’écrire une nouvelle histoire.

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