Bonjour à tous… Pentecôte ou pas, la presse dominicale, n’a d’yeux encore une fois, que pour Ségolène et Nicolas ! Ségolène un peu, avec ce que LE JOURNAL DU DIMANCHE appelle son retour ! Et Nicolas beaucoup, puisque l’état de grâce du nouveau Président, mesuré par l’IFOP, frise le record de popularité atteint par le Général de Gaulle en 1958. - Même la presse anglaise en est baba. Le DAILY EXPRESS, applaudit un Président qui n’a plus que deux énarques dans son gouvernement, et qui a eu la bonne idée de nommer Bernard Kouchner aux Affaires Etrangères. Quant au FINANCIAL TIMES, il dresse lui, à la lumière des déclarations du candidat Sarkozy, reprises du journal LES ECHOS, le portrait d’un homme opposé aux nouvelles taxes et impôts, mais soucieux je cite le FT – de renforcer en Europe, la moralité et la sécurité du capitalisme financier !... « Rideau de fumée »… objecte Pierre Laurent dans son éditorial de l’HUMANITE DIMANCHE. « Attention », s’inquiète aussi Jacques Attali dans l’EXPRESS. Attention, si la majorité du prochain parlement, doit son mandat à Nicolas Sarkozy, les députés ne pourront rien lui refuser, et il décidera de tout. Débarrassé de toute menace électorale, il nommera qui il souhaitera, à tous les postes, même ceux qui ne sont pas constitutionnellement de sa compétence… Et Jacques Attali d’ajouter… « Pour le coup, on n’entrera pas en VIème République, mais dans ce qu’on pourrait appeler une monarchie quinquennale. » Et l’ancien conseiller spécial de François Mitterrand, qui n’est pas le pire des ennemis de Nicolas Sarkozy, d’expliquer : « Le nouveau Président aura le choix. Ou bien il utilisera son pouvoir illimité pour mener de vastes réformes, comme le fit Mitterrand pendant les cinq premières années de son mandat. Ou bien, il ne fera rien, comme Jacques Chirac, pendant les cinq dernières. » Dans les deux cas, l’opposition gagnera les élections locales, municipales, ou régionales et perdra les élections nationales. Et pourquoi donc… me direz-vous ? Elémentaire mon cher Watson… parce que conclut Jacques Attali les Français considèreront, que la droite est mieux placée pour gérer les enjeux stratégiques du pays, et la gauche, pour prendre en charge les problèmes de proximité. Une situation qui pourrait durer longtemps, avec un monarque Sarkozy, susceptible, sauf accident de tenir dix années en son Elysée ! » Ce schéma ne tient pas pour Ségolène Royal présente hier à Saintes, à La Rochelle et à la fête de la Cigogne près de Rochefort. « Ne vous démobilisez pas, a-t-elle dit à ses supporters… Ne vous démobilisez pas, quelque chose s’est levé qui ne s’arrêtera pas. » Son propos est repris dans les quotidiens de l’Ouest, et dans LE JOURNAL DU DIMANCHE qui s’ouvre sur une grande photo de la Présidente de Poitou-Charentes en suroit rouge sur un bateau nommé joliment nommé « Deux tours ». « Je m’adresse a-t-elle dit à mes 17 millions d’électeurs, et au-delà, à tous ceux qui se sont fait avoir par Nicolas Sarkozy… » J’ai bien dit : « qui se sont fait avoir… et Ségolène Royal qui veut croire à des législatives débouchant sur une cohabitation possible, d’évoquer tous ceux que le Président a d’ores et déjà, je la cite encore : floués, trompés, bernés. » Ce sont ses mots ! A la page suivante du JOURNAL DU DIMANCHE, un sondage de l’IFOP, contredit quelque peu cette analyse de Ségolène Royal, en situant très, très très haut la popularité de Nicolas Sarkozy et de François Fillon. Je vous le donne en détail dans un instant. Question : êtes-vous satisfait ou mécontent du Président de la République ? Très satisfaits : 23% des deux mille personnes interrogées, par l’IFOP selon la méthode des quotas. Plutôt satisfaits : 42 %. Total des contents : 65 %. Contre 31 % de mécontents. Et quand on compare l’état de grâce de Nicolas Sarkozy à celui de ses prédécesseurs… Ca donne ceci. 67 % de satisfaits … pour De Gaulle en 58. 61 pour le même Charles de Gaulle en 1966, lors de son second septennat. Après, ça descend… Pompidou commence à 54. Giscard à 44. Mitterrand lui, démarre avec 54 % de satisfaits en 1981, et aussi en 1988. Chirac, fait cinq points de plus… à 59, en 1995… mais seulement 51 % de satisfaits en 2002. Bref, comme l’écrit dans son commentaire Jean-Luc Parodi, non seulement Nicolas Sarkozy a eu une élection exceptionnelle, mais l’état de grâce dont il jouit aujourd’hui avec François Fillon est historique. Et le Directeur de recherche, consultant de l’IFOP d’avancer à cela trois raisons : les électeurs voient en Nicolas Sarkozy, un homme qui veut faire bouger les choses, qui ouvre sur la gauche politique et aussi sur la gauche syndicale… et en outre, on comprend ce qu’il dit. Ce qui n’est pas faux. Bref, conclut Jean-Luc Parodi… « Ses qualités et ses premières annonces s’additionnent assez, pour qu’on lui donne sa chance. » Jusqu’à Jean-Marie Le Pen, qui interviewé ce matin par LE PARISIEN, trouve du charme au Président Sarkozy… Mais il faut tout lire de l’interview de Jean-Marie Le Pen… in cauda venenum… car le jogging, agace, le coureur de fond de l’extrême-droite… Tout cela, dit-il à Didier Micoine et Dominique de Montvalon… tout ça c’est du cinéma… c’est too much. Quand au milieu de son jogging Sarkozy stoppe net pour serrer des mains, vraiment il en fait trop. Et d’ailleurs, il devrait se méfier… car il n’est pas sûr qu’il ait une majorité écrasante à l’Assemblée. » A part cela, Le Pen lui non plus, ne veut pas renoncer. Pourquoi, passer la main dit-il… il y a au théâtre et au cinéma, des gens plus âgés que moi ! Sébastien Lacroix, dans son éditorial du journal L’UNION, croit lui aussi, que trop de jogging nuit. Surtout à la télévision… C’est vrai, écrit-il, ça change des prédécesseurs de Nicolas Sarkozy qui préféraient se promener, et vagabonder… mais gare aux Français qui pourraient s’essouffler, d’un Président au sprint. Critique voisine de Jérôme Arnoux, dans le journal de Mulhouse… Arnoux trouve que Nicolas Sarkozy va trop vite, pour parachuter par exemple, son directeur de campagne adjoint Monsieur Laurent Solly chez Martin Bouygues à TF1. Boudiou s’écrit Jérôme Arnoux… Voilà qui provoque des remous... à la rédaction de la première chaine de télévision qui n’a pourtant pas la réputation d’être un repaire de gauchistes. De plus, il se murmure que le directeur de cette rédaction, Monsieur Robert Namias, occupe un siège éjectable, à cause de ses penchants chiraquiens… Le triomphe du sarkozysme ajoute mon confrère, affecte aussi le service public. Ainsi, Béatrice Schönberg et Christine Ockrent se voient privées respectivement de journal télévisé sur France 2 et d’émission politique sur France 3. Leur tort : être les épouses des ministres Jean-Louis Borloo et Bernard Kouchner. Mais, ajoute le même confrère, Marie Drucker retrouve le Soir 3, son compagnon François Baroin n’étant pas au gouvernement. Dans les mois à venir, il faut s’attendre à d’autres changements à la télé. Surtout s’il y a des présentateurs de radio ou de télévision qui se décident à épouser Madame Bachelot ou Madame Boutin. Attendez… attendez… s’écrie Laurent Fabius, dans le JOURNAL DU DIMANCHE… en poussant un coup de gueule… (ce sont ses mots…) Pas de défaitisme… une élection n’est jamais perdue... jamais gagnée à l’avance… et le député de Seine Maritime, d’inviter tous les socialistes à l’unité… On ne va pas s’ennuyer… assure Michèle Stouvenot, dans sa chronique du JDD à côté d’un dessin de Wolinski, marquant 24 heures de la vie de Sarkozy. Wolinski appelle ça le réveil de la France. 14 H. Jogging. 15 H. Autorité 16 H. Medias 18 H. Boulot 20 H. Rupture 22 H. Ouverture 23 H. Calin Minuit. Dodo. Ne ratez pas toujours dans LE PARISIEN… Un portrait magnifique de Pénélope… Pénélope Fillon… Ca me rappelle la chanson de Brassens… « Toi l’épouse modèle Le grillon du foyer Toi qui n’a point d’accrocs Dans ta robe de mariée Toi l’intraitable Pénélope En suivant ton petit Bonhomme de bonheur Ne berces-tu jamais En tout bien tout honneur De jolies pensées interlopes… » Madame Fillon est une femme modeste. Ne ratez pas non plus, l’interview de Jane Fonda. En photo, partout… C’est elle ce soir à Cannes qui remettra la palme d’or… Jane Fonda a 69 ans… Elle est belle comme le jour, et demande au fil des interviews… « Qui va me faire l’amour ». Mieux que ça si je peux dire, elle cherche un Français sexy de son âge pour jouer un film érotique avec elle. » Sexagénaires mes frères, que ceux qui sont prêts… lèvent le doigt.

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