Bonjour à tous… Les femmes, l’amour, l’argent et la grippe font les premières pages des journaux dominicaux. La grippe, parce qu’elle n’affecte pas seulement les petites gens, si j’en crois le JOURNAL DU DIMANCHE, qui profite d’une interview de François Fillon sur le budget 2010, pour évoquer un Premier ministre grippé. Selon mes confrères reçus à Matignon hier, Monsieur Fillon n’est pas immunisé contre la grippe saisonnière, qu’il combat à grands renforts de tasses de café. Claude Askolovitch, Olivier Jay et Christian de Villeneuve ont trouvé François Fillon fatigué mais présent. Solide à la manœuvre, contre un parti socialiste jugé sans projet et sans imagination. A 55 ans, écrivent-ils, le Premier Ministre guéri de son mal de dos, fait du sport et confie volontiers qu’il aurait bien aimé avoir chez Renault, le contrat du mirobolant Flavio Briatore. Ironie, car François Fillon, passionné de sport automobile s’attriste de cette affaire de triche, qui entache l’image d’une grande entreprise française. J’avais averti, dit-il, Louis Schweitzer, l’ancien Président de Renault, du risque qu’il prenait en embauchant le sulfureux manager. A la page sport du JOURNAL du DIMANCHE, on relève néanmoins la contre-attaque de l’Italien banni à vie des circuits. Briatore aiguise en effet ses armes judiciaires et déclare déjà, qu’il gagnera son procès et qu’il organisera une grande fête. Il le peut, puisque sa fortune de Madoff européen est estimée à 200 millions d’euros… Loin, très loin des sommes gagnées par tous les Premiers Ministres de la Vème République. Et moi et moi, direz-vous, est-ce que François Fillon dans son interview pense à moi et mon peu de picaillons. Vous en jugerez, à partir de trois annonces et d’une illustration signée Wolinski. Primo… déclare François Fillon, mon budget 2010 sera volontariste et vert ! Secundo… Il n’y aura pas de nouveaux prélèvements. Tertio… Le déficit prévu sera de 140 milliards d’euros. Wolinski traduit cela d’une caricature inspirée de l’Avare de Molière. Avec dans les principaux rôles, François Fillon qui joue Harpagon et déclare : « On ne pourra pas tout faire en 2010, la cassette de la France est à moitié vide ». « Pas du tout », réplique Nicolas Sarkozy, qui va soutenir la semaine prochaine le plan d’aide aux jeunes. « On peut tout faire, la cassette de la France est à moitié pleine ». J’ai cherché une consolation moyenne dans l’interview exclusive de François Fillon… Elle figure peut-être dans ces deux annonces… La taxation des stocks options et des retraites-chapeaux sera alourdie. Et le doublement des prêts à taux zéro pour l’immobilier sera prolongé. Et voici, une conclusion en demi-teinte peut-être optimisante : « Le budget 2009, déclare François Fillon, avait été celui de la relance, au prix d’un déficit très lourd. 2010 sera le budget de la reprise ! ». Sur l’affaire Clearstream, François Fillon soutient le Président Sarkozy contre Dominique de Villepin, ce qui n’étonnera personne. Plus étonnant peut-être, Sollers, qui dans son journal du mois, propose d’appeler « Darkstream » une affaire aussi confuse et aussi noire que le ténébreux tunnel qui sépare la France de l’Angleterre. Le même Sollers dit un mot sur les amours réelles ou supposées du Président Valéry Giscard d’Estaing et de la Princesse Diana. « Voilà, écrit-il, un Président qui au moins ne s’est pas ennuyé au pouvoir, comme tend à la prouver son dernier roman ». Le PARISIEN DIMANCHE, consacre lui aussi une large place à l’amour et à l’argent. L’argent, c’est selon ce quotidien la cagnotte-secrète des restaurateurs, qui outre la baisse de la TVA, disposeraient d’une exonération de charges pour nourrir leurs salariés. 3 milliards d’aides d’un côté. 150 millions de l’autre ! Il paraît que les députés UMP sont vent debout et très remontés contre cette niche fiscale qui agace tant le PARISIEN ce matin. A lire aussi, en page 8, si toutefois le vrai faux roman d’amour Giscard-Diana, ne vous a pas fatigué, la page intitulée « Giscard, le pouvoir et l’amour’. Même Alain Duhamel se demande quelle mouche, sinon quelle flèche a piqué l’ex-Président de la République. Il a stupéfié les Anglas… du Daily mail au Daily Telegraph. Quant à Henri Vernet du PARISIEN… il interroge… pourquoi est-ce la guerre Giscard-Chirac qui continue en pages roses. Est-ce le goût de l’argent… de l’ancien Président… Vernet préfère s’élever au-dessus du sujet en expliquant… Valérie GISCARD D’ESTAING aujourd’hui. « VGE, qui fut le plus jeune président à entrer à l’Elysée (48 ans) mais aussi le plus jeune retraité (55 ans) à renoncer à compter dans la vie publique. En politique, il est le sage que viennent consulter dans son hôtel particulier du XVIème arrondissement aussi bien François Bayrou que Nicolas Sarkozy. A la veille du G20, ce dernier l’a invité à déjeuner au Bristol, à deux pas d’un palais de l’Elysée où l’Ex n’a jamais remis les pieds depuis sa sortie humiliante de 1981, sous les sifflets. En Europe il prône encore la création d’un Sénat des sages de l’UE dont il se verrait bien président. Au conseil constitutionnel, dont les ex-chefs d’Etat sont membres de droit, il poursuit à coups de petites piques sa guerre contre Jacques Chirac. « Quand vous étiez mon Premier ministre » dit l’un. « Lors de mon second mandat », réplique l’autre, soulignant que lui a été réélu. Certains soupçonnent même Giscard d’avoir sorti son roman au moment où Chirac devait faire paraître ses mémoires… désormais retardé d’un mois ! Décidément Giscard ne renonce jamais » Florilège… Renoir… je vous renvoie à la CROIX et la chronique de Bruno Frappat ainsi qu’au magazine BOOKS et à l’HUMANITE DIMANCHE… Renoir… les femmes… Giscard, le pouvoir… Brassens préférait les vénus de barrière, les nymphes de ruisseau car on a les dames qu’on peut… « Car le cœur à vingt ans se pose où l’œil se pose, Le premier cotillon venu vous en impose, La plus humble bergère est un morceau de roi. Ca manquait de marquise, on connut la soubrette, Faute de fleur de lys on eut la pâquerette, Au printemps Cupidon fait flèche de tout bois. On rencontrait la balle aux Puces, le dimanche : « Je te plais, tu me plais… « et c’était dans la manche , Et les grands sentiments n’étaient pas de rigueur. « je te plais, tu me plais… Viens donc, beau militaire… » Dans un train de banlieue on partait pour Cythère, On n’était pas tenu mêm’ d’apporter son cœur… C’étaient me direz-vous, des grâces roturières, Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière… Mais c’étaient mes amours, excusez-moi du peu, Des Manon, des Mimi, des Suzon, des Musette, Margot, la blanche caille, et Fanchon, la cousette… Mon prince, on a les dam’s du temps jadis qu’on peut ».

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