Bonjour à tous. « Le courage, disait Jaurès… c’est de chercher la vérité et la dire. Et ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe.» Qui dit vrai et qui ment, dans la polémique qui oppose candidats et médias, à propos du débat-guerre de Troie, voulu par le couple Bayrou-royal… et dont Nicolas Sarkozy ne voudrait pas ? La presse s’efforce d’éclairer cette ténébreuse affaire en rappelant aujourd’hui ce qui est permis ou pas, après avoir indiqué à ses lecteurs qu’il y aura bien débat tout à l’heure, sur BFM-TV, la petite chaine gratuite de la Télévision Numérique Terrestre. … « And the winner is : BFM ! » C’est LIBERATION qui donne avec humour l’information à ses lecteurs, en précisant : « Voilà, dans la course à l’échalote lancée jeudi, pour organiser le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou, c’est BFM-TV du groupe Alain Weill qui décroche le Yalta de l’entre-deux tours. » Joli coup de pub, pour le patron de BFM et de RMC qui aime s’affirmer comme le seul groupe de médias indépendant spécialisé dans l’information. Et mes confrères de LIBERATION d’évoquer à contrario , l’insuccès des dirigeants de Canal Plus… lesquels ont commencé par remporter l’organisation du débat Bayrou-Royal, avant d’y renoncer dans la foulée. Raison avancée par « Canal » : l’impossibilité de respecter la règle de l’égalité du temps de parole entre Madame Royal et Monsieur Sarkozy. Un professeur de droit constitutionnel, M. Guy Carcassonne, interrogé ce matin par LE PARISIEN, justifie la règle imposée à tous les médias et les difficultés qu’elle suscite, quand il écrit « cette affaire de débat est sans précédent » . « C’est la première fois, souligne Guy Carcassonne, que l’on voit un candidat éliminé au premier tour, aussi présent au second. » Devant cette situation inédite, il n’est pas étonnant que surgisse des difficultés. Les règles en effet, sont strictes. Elles obligent les médias, à consacrer le même temps de parole aux deux candidats restés en lice. A partir du moment où un débat spécifique est organisé entre Ségolène Royal et François Bayrou, sans que le même temps d’antenne soit consacré à Nicolas Sarkozy, il y a rupture d’égalité. Et M. Carcassonne d’illustrer son propos d’une métaphore…

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