Bonjour à tous… - Un dimanche pour rester chez soi, en croisant les doigts pour que la tempête, épargne les gens, la nature et les toits ! - Un dimanche pour rester chez soi et prendre le temps de lire, de dormir, regarder la télé ou parler d’amour. - Un dimanche pour sortir, quand même entre deux rafales de vent et courir au cinéma, voir ou revoir les films fêtés hier aux Césars. Et d’abord, celui de Jacques Audiard : « Un prophète ». Grand Prix du Jury à Cannes, Prix Louis-Delluc 2009, déjà nommé film étranger aux Oscars 2010, et récompensé neuf fois hier soir par l’Académie des Césars ! C’est assez pour que le « Journal du dimanche » lui consacre trois pages aujourd’hui, avec à la Une, une photo géante de Tahar Rahim, le héros du film, gratifié de deux statuettes dans les catégories « Meilleur espoir masculin » et « Meilleur acteur ». Là-dessus, mes consoeurs Barbara Théate et Danielle Attali d’expliquer, que la belle histoire du « Prophète », qui raconte l’ascension d’un jeune délinquant d’origine maghrébine, dans une Centrale, ne va pas s’arrêter là. En effet, dimanche prochain, Jacques Audiard et ses acteurs seront à Los Angeles, en compétition pour les Oscars, avec en concurrence comme à Cannes, l’année dernière, « Le Ruban blanc » de Michaël Haneke, qui lui a soufflé la Palme d’or et le Golden Globe, du « Meilleur film étranger » !. Tout cela pour dire, que si en France, on n’a pas de pétrole, et si on ne brille guère à Vancouver dans les épreuves de ski alpin, on a un cinéma qui se porte et s’exporte rudement bien. « Le Parisien dimanche », s’en réjouit lui aussi sur deux pages, avec un joli titre, pour la soirée de Canal Plus hier… « Les Césars couronnent une Reine et un Prophète ». La Reine, c’est Isabelle Adjani, meilleure actrice pour son rôle, de prof qui craque dans « La Journée de la Jupe ». Cinquième César, pour Isabelle Adjani, applaudit un confrère du « Parisien », Alain Grasset, soulignant au passage, que l’actrice a pleuré, de vraies larmes, qui n’étaient pas de cinéma. « Le Parisien » ajoute que la cérémonie, imaginée il y a 35 ans, par Georges Cravenne, était placée hier soir, sous le signe de l’humour et du marivaudage. Après tout pourquoi pas… Humour et marivaudage, sont deux vertus nationales, bien défendues, par Gad Elmaleh, et Valérie Lemercier. Et les Audiard, donc… Père et fils… J’y viens, après vous avoir dit, que le « Journal du Dimanche », rend également aujourd’hui, un bel hommage à Michèle Morgan, qui fête ses 90 ans… cette nuit. Pourquoi cette nuit ? Elle est née le 29 février 1920. Je l’ai croisée l’autre jour, et peux témoigner. La vedette de « Quai des Brumes », garde les yeux qui faisait chavirer Jean Gabin. Ce qui s’explique, puisque, quand on naît une année bissextile, on a un an de plus. Que faut-il vous souhaiter, demande Jean-Pierre La Comme, à l’épouse du regretté Gérard Oury. « D’être en bonne santé. Comme j’ai la chance de bien me porter, je ne sens pas trop le poids des années. Evidemment, je ne peux plus sauter en l’air, ni danser… Encore que ! ». Vous noterez, avec la presse, ce week-end, qu’il n’y a pas de dynasties qu’en politique. Il en est aussi au cinéma… Voyez les Blier : Bernard et Bertrand, les Brasseur, les Allégret… et les Audiard. Jacques l’heureux triomphateur des Césars hier soir… à qui l’on doit : « Sur mes lèvres »… « Regarde les hommes tomber »… « De battre mon cœur s’est arrêté »… « Un prophète ». Et voyez, Michel Audiard, son père, qui a commencé cyclard, porteur de journaux, avant d’écrire, tant et tant de dialogues passés à la postérité. Chacun se souvient, de « Garde à vue », de « Tendre Poulet », « Des Tontons flingueurs », du « Taxi pour Tobrouk » et de « Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des Canards sauvages ». Audiard mérite bien, une place à son nom dans le 14ème arrondissement de la Capitale. Il mérite aussi, d’être un peu pillé, par les humoristes d’aujourd’hui, qui lui piquent volontiers ses métaphores. J’en ai deux ou trois, sur le bout de la langue… 1/ Dans les journaux, c’est toujours les mêmes qu’on cite… Pas étonnants qu’ils soient connus (c’était dans le Président d’Henri Verneuil). 2/ Dans la vie, on partage toujours les emmerdes… Jamais le pognon (Verneuil encore, dans 100.000 dollars au soleil). 3/ Dans la vie, faut être gentil avec les femmes, même avec la sienne. 4/ Et puis celle-ci, tirée d’un « Taxi pour Tobrouk » de Denys de la Patellière : « Deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche ». Pas mal non plus, ce bon conseil d’Audiard Michel aux courtisans de la politique et des médias : « Dans la flatterie, aucune précaution à prendre, aucune limite à respecter. On ne va jamais trop loin ». Vivent les humoristes ! On en manque en ces temps de morosité, et de sérieux précautionneux. La revue « Stratégies », le pense, elle aussi, la preuve elle publie cette semaine, un numéro spécial consacré au Rire dans les médias. Avec un sondage, sur les préférences des Français. Et des rubriques, sur le rire viral d’Internet, le rire à la Télévision, le rire dans le Management, et cette question : Peut-on se moquer de son patron ? Et jusqu’où l’humour, selon « Stratégies », qui fidélise et différencie, reste néanmoins un outil sous-utilisé, du marketing, et des médias. L’humour, varie aussi, avec l’âge du public, et des consommateurs, bref il a ses cibles différentes, comme le reconnaît Anne Roumanoff. L’humoriste, est classée première, au sondage TNS SOFRES-LOGICA, Première aujourd’hui dans le cœur des Français… Devant Florence Foresti, Dany Boon, Nicolas Canteloup et Gad Elmaleh. Laurent Gerra est 8ème, Ruquier 23ème, Guillon 24ème… Dieudonné qui ne fait pas rire tout le monde… 32ème.

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