On dit qu’il y a des pierres qui soignent. Des pierres qui font du bien.

C’est en tout cas le principe de la lithothérapie qui, certes, n’est pas une science exacte, ni même une médecine, mais qui ses adeptes un peu partout sur la planète. C’est ce que nous explique, cette semaine, l’hebdomadaire FEMME ACTUELLE dans ses pages ‘Bien être’… Où l’on apprend ainsi que la turquoise aurait des vertus antitoxines : elle protègerait des excès de cholestérol et des empoisonnements… La citrine, pour sa part, aurait des vertus stimulantes : elle éloignerait la fatigue. Quant au quartz, le quartz rose, il agirait favorablement pour l’estime de soi, dépolluant le psychisme et régulant, en prime, les énergies sexuelles. On y croit, ou on n’y croit pas.

Moi, franchement, je suis un peu sceptique. Mais si l’on part du principe que cela fonctionne, on ne peut alors que conseiller à François Fillon d’investir illico dans le saphir ! La pierre bleue aurait des vertus apaisantes : elle agirait sur les migraines et calmerait les insomnies. Du reste, on peut aussi l’inciter à choisir de se couvrir d’émeraudes. La pierre verte, dit-on, apporterait le calme et la sérénité. Parfait lorsque l’on est, comme lui, en pleine tempête… Les révélations concernant son épouse n’en finissent plus de faire la Une.

« François Fillon en quête d'un second souffle », titre ainsi LE FIGARO

Quelque 10.000 militants sont attendus demain pour le meeting d'entrée en campagne du candidat de la droite. Un candidat qui veut, nous explique le journal, opposer un discours de fond aux polémiques nées cette semaine. En l'occurrence, donc, des polémiques sur l'emploi de sa femme Pénélope comme attachée parlementaire, travail que certains jugent totalement fictif. Mais son salaire de l'était pas : 500.000 euros en huit ans. Jeudi, au 20 heures de TF1, le mari de Pénélope a donc tenté de s'expliquer, mais c'est peu dire que sa défense n'a pas convaincu. « François Fillon s'empêtre et ses soutiens s'inquiètent », commente LIBERATION CHAMPAGNE. « Fillon plombé par le "Pénélopegate" », confirme LA DEPECHE DU MIDI, tandis que LE TELGRAMME parle d'un gros « malaise à droite ».

Et l’interview que ressort le site de MARIANNE ne va pas dissiper le malaise

Une interview donnée par Pénélope Fillon il y a 9 ans. Le 20 mai 2007, l’épouse anglo-galloise de François Fillon détaillait ses activités et ses états d’âme au quotidien britannique le plus vendu, THE TELEGRAPH. Un entretien au fil duquel elle confiait qu’elle vivait à Paris toute la semaine depuis 2002, et qu’elle venait de commencer à suivre un cours universitaire en littérature anglaise sur Shakespeare afin, je cite, de « se remettre au travail et à penser ». « Se remettre au travail », donc, et ne plus se contenter de « son rôle de mère »… Dans cette interview, elle racontait aussi ses week-ends à la campagne, où elle possède cinq chevaux que, tristement, elle ne monte plus. « Je peux alors traîner en vieux pantalons, cela n’a aucune importance. Les locaux pensent : ‘Ah ! Elle est de ces Anglais qui affectionnent le look de jardinier !’ » En somme, estime Laurence Dequay, « on ne voit là guère de traces d’un fort hypothétique travail d’assistante parlementaire dans la Sarthe, terre d’élection de François Fillon ». Ce dernier a pourtant affirmé jeudi soir qu’ils travaillaient « ensemble depuis toujours » et que Pénélope lui faisait notamment « remonter les demandes des gens » depuis son fief et le « représentait dans des manifestations ».

Et c’est justement dans son fief, à Sablé-sur-Sarthe, qu’Ismaël Halissat est allé enquêter cette semaine pour LIBERATION

Il y a notamment rencontré un proche du couple, Jean-Claude Ragaru. Un homme qui n’est pas avare d’anecdotes sur « l’excellent crumble » de Pénélope Fillon, mais lui non plus ne savait pas qu’elle travaillait comme assistante parlementaire. Impossible, pour lui, de citer des dossiers qu’elle suivait, mais il se souvient cependant d’une apparition publique : « Lorsqu’ils étaient plus jeunes, dit-il, François n’avait pas pu se rendre à une réunion publique, et Pénélope y était allée à sa place. Et alors qu’elle était enceinte, elle avait même participé à la danse des canards ! » Pas certain, ceci dit, que la danse des canards entre vraiment dans les attributions d’une attachée parlementaire…

De leur côté, plusieurs quotidiens profitent de l'affaire pour s'intéresser aux élus qui emploient des membres de leur famille. Un dossier dans LA VOIX DU NORD, et un autre dans MIDI LIBRE : « Ces élus d'ici qui paient un proche » - 12 parlementaires de la région reconnaissent le recrutement d'un parent.

L’autre sujet politique du jour, c’est la primaire de la gauche

Le second tour a lieu demain, et LIBERATION nous prévient : « Ça va secouer ! » D'un côté, Benoît Hamon et l'aile gauche du parti Socialiste. De l'autre, Manuel Valls et l'aile droite. Ce second tour va trancher le grand clivage du quinquennat, mais dans quel état en sortira le PS ? Les yeux sont donc déjà « tournés vers l'après », ainsi que le note LA PRESSE DE LA MANCHE, tandis que LA CHARENTE LIBRE évoque « l'agitation chez les anti-Hamon ». En cas de défaite de Manuel Valls demain soir, nombre de ses partisans refusent de soutenir Hamon pour la présidentielle. Commentaire de Florence Chédotal dans l'édito de LA MONTAGNE : « Le compte à rebours avant l'implosion du PS est enclenché. » A celui qui perdra, on ne peut conseiller d’investir dans l’améthyste : il parait que ça soigne les douleurs gastriques liées à l’énervement.

Pas de bijoux, mais un manteau connecté pour les SDF

Ça se passe au Pays-Bas, et c’est à lire cette semaine dans COURRIER INTERNATIONAL… « Je n’ai pas de monnaie sur moi », ne pourra bientôt plus être une excuse à Amsterdam… La ville est la première du monde à tester une veste pour les Sans-Domicile-Fixe : une veste dans laquelle est intégré un système de paiement par carte sans fil. D’après un magazine local, le dispositif aiderait à motiver les donneurs potentiels qui craignaient jusque-là, je cite, « que leurs bonnes intentions n’encouragent de mauvaises habitudes ». Comprendre : que leurs sous servent à acheter de l’alcool. Or, avec ce système, « à la fin de la journée, des institutions partenaires répartissent l’agent versé pour couvrir les besoins que l’on juge essentiel : nourriture, logement, hygiène corporelle ». Progrès ou non ? Chacun jugera.

Et puis, pour rester dans le registre de la charité, papier de Caroline Taïx dans M, LE MAGAZINE DU MONDE : « Halte aux dons de stilettos pour les sinistrés des cyclones ! » C’est la mise en garde de la Croix-Rouge en Australie, qui demande de stopper les envois inadaptés aux lendemains des catastrophes naturelles. Parce que ces dons retardent la distribution de l’aide humanitaires, et ils coûtent de l’argent – en transport, en stockage – tout à la fois aux ONG et aux pays sinistrés. Ainsi, après un cyclone au Vanuatu au printemps 2015, la Croix-Rouge australienne des chaussures à talons, des sacs à main, des pulls d’hivers. Alors que la température moyenne avoisine les 30 degrés à cette période... Autre exemple : après un cyclone survenu sur les îles Fidji, la Croix-Rouge a reçu des tapis et des scies… Une responsable explique : « Pour ceux qui veulent se débarrasser de leurs vieilleries ou de leurs outils, vendez-les dans des vide-greniers, et ensuite reversez l’argent. »

Lui, de l’argent, il en a beaucoup. La presse, ce matin, fait le bilan de la première semaine au pouvoir de Donald Trump.

« Une semaine surréaliste qui donne le vertige », estime ainsi LIBERATION. Huit jours après son investiture, le nouveau locataire de la Maison Blanche a déjà signé une quinzaine de décrets modifiant en profondeur la politique américaine. Freins sur l’Obamacare, fin du traité de libre-échange transpacifique, mur avec le Mexique. Car oui, il a donc confirmé la poursuite de la construction d’un mur le long de la frontière, de même que sa volonté d’expulser de nombreux immigrés mexicains… Entre Washington et Mexico, c’est la crise diplomatique. « Eh oui, pour une fois, un élu fait ce qu’il a promis », commente François-Régis Hutin dans son édit d’OUEST France. « On n’y croyait pas, et pourtant Donald Trump a été élu. Mais on pensait alors que ce nouveau président des Etats-Unis ne ferait pas ce qu’il avait proclamé dans des déclarations tonitruantes. On pensait qu’il rentrerait son arsenal et passerait aux choses sérieuses, éclairé par des spécialistes et tempéré par des conseillers expérimentés… Or voilà que l’on découvre qu’il n’en est rien. Sans doute, pourtant, les démocrates auraient-ils préféré que ce président-là n’applique pas ses promesses. »

Et puis, à ce propos, on notera le choix étrange de VANITY FAIR. Alors que Donald Trump n’a de cesse, depuis plusieurs mois, d’adresser critiques et menaces au Mexique, c’est sa femme Melania qu’on retrouve sur la couverture de l’édition mexicaine du mensuel. A l’intérieur : un reportage qui présente l’ancienne mannequin comme « timide, belle et prévenante ». Grosse polémique dans le pays. Sur les réseaux sociaux, les internautes se déchaînent, dénonçant une décision « humiliante », une couverture « de mauvais goût ». « Le choix de VANITY FAIR : un bel exemple d’empathie, de patriotisme et d’intelligence éditorial », s’est pour sa part moquée l’éditorialiste du journal mexicain REFORMA… Un mot, tout de même, de la photo à la Une du magazine : Melania Trump y apparaît, toute vêtue de blanc, attablée devant une assiette de bijoux, et sur le point de déguster, à la fourchette, des diamants.

Alors, les diamants, ça soigne quoi ? Il parait que ça soigne les yeux : décollement rétinien, troubles de la vue, cataracte. Et si jamais, de ce côté-là, pour vous, tout va bien, investissez plutôt dans le péridot. Le péridot, c’est une pierre verte, un vert lumineux, transparent… On lui prête la vertu de faire naître l’amour…

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