Bonjour à tous…. Et vive la presse qui se souvient d’Evita Perón, de Marie Trintignant et de Simone Veil, la madone revenue des camps pour témoigner encore et encore, à 80 ans… Paroles de femmes, paroles de vie, en cette veille de Toussaint où chacun se souvient de ses disparus et de la mort tout à la fois, si lointaine, si présente comme le rappelle Jean-Michel Dumay, en page 2 du MONDE, ce matin. « La mort, écrit-il, c’est un peu j’y pense et puis j’oublie, même si chacun craint sa propre finitude. Seulement voilà, nous vivons désormais, un tiers de plus que nos ainés, et jusqu’à 40-50 ans, on écarte volontiers l’idée de la grande faucheuse, même si les images de la mort font l’actualité de la télé. Accidents, guerres, épidémies, meurtres, attentats… la mort déferle, et je ne parle pas des films et des séries où l’on se tue à tour de bras. C’est la mort ultra-représentée. Et pourtant, conclut le chroniqueur du MONDE, citant le philosophe Michel Crépon, le rapport que chacun entretient avec sa propre disparition reste singulier. C’est d’autant plus étrange qu’il n’est rien que nous ayons davantage en commun. Nous allons tous mourir, nous le savons, mais nous n’en disons rien… sauf de temps en temps, à la Toussaint ! Ou au lycée, quand le prof de français veut bien s’arrêter à ce poème des Fleurs du Mal dans lequel Baudelaire se souvient, et de sa mère, épouse d’un vieux général réactionnaire et crétin… Mais plus encore de l’œil maternel de sa nourrice disparue… « La servante au grand cœur dont vous étiez jalouse, Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse, Nous devrions pourtant lui porter quelques fleurs. Les morts, les pauvres morts ont de grandes douleurs, Et quand octobre souffle, émondeur des vieux arbres, Son vent mélancolique à l’entour de leurs marbres, Certes, ils doivent trouver les vivants bien ingrats, A dormir, comme ils font, chaudement dans leurs draps, Tandis que, dévorés de noires songeries, Sans compagnon de lit, sans bonnes causeries, Vieux squelettes gelés travaillés par le ver, Ils sentent s’égoutter les neiges de l’hiver Et le siècle couler, sans qu’amis ni famille Remplacent les lambeaux qui pendent à leur grille » Voyez encore sur le même sujet, l’hebdomadaire chrétien d’actualité LA VIE, et plus généralement sur les secrets de famille dans le FIGARO MAGAZINE, avec les témoignages de Jean-Marie Perier, Jack Nicholson et Alexandre Jardin, entre autres. Faut-il tout dire ? demande LE FIGAROR MAGAZINE et au-delà de la paix des cimetières, à propos des amours des morts. Selon Laurence Haloche, dans chaque famille, il y a un secret, une zone d’ombre estampillée danger… et bien des mystères familiaux ne résistent pas au culte contemporain de la transparence. Du mystère au voyeurisme, écrit aussi dans LE MONDE, Gérard Courtois, à propos d’un désormais fameux divorce d’Etat. Un scénario, dit-il, que le metteur en scène Nicolas Sarkozy ne contrôle pas. Philippe Sollers y revient lui aussi, aujourd’hui, dans sa chronique du JOURNAL DU DIMANCHE, mais avec une fantaisie de bon aloi. « Je n’arrive pas, dit-il, à croire au vrai divorce de Cécilia et Nicolas. C’est un film à rebondissements.(…) Je suis même prêt à parier, qu’en 2011, à l’Elysée, il y aura une garden-party où tous les personnages réunis vont se retrouver. » Et Sollers de délivrer : « Je vois la fête d’ici : tout le monde est rayonnant, une réélection s’impose l’année suivante. Ségolène et Hollande sont là eux aussi, faisant bonne figure. Qu’importe les familles redécomposées, rerecomposées, c’est la vie, c’est l’ouverture, une leçon d’humanité pour tous. Un président apaisé d’union nationale, une Cécilia reposée, heureuse, ayant avancé dans sa découverte intérieure, puisqu’elle vient de nous confier qu’elle est croyante et qu’elle entre de temps en temps dans une église pour prier. Des grèves ? Du mécontentement social ? Des affaires ? Allons donc, écume, fumée, perturbations locales. L’euphorie, je vous dis. Oubliée l’humiliation au rugby ! Disparues les caisses noires du Medef qui servaient, merveilleuse expression, à « fluidifier les relations sociales » ! Avalé en douce l’ADN ! La France est un paradis détendu et démocratique, n’en déplaise à Régis Debray, toujours de mauvaise humeur, parlant d’ »obscénité ». Je serai peut-être invité, je croiserai Debray qui me dira qu’il est resté « gaulliste d’extrême gauche », je le féliciterai et me cacherai derrière un arbre pour fumer. » Pour le même JOURNAL DU DIMANCHE, Nadine Trintignant revient gravement, sur le devant de la scène, pour dénoncer le scandale des violences conjugales. Adeline Fleury a interviewé la mère de Marie Trintignant qui réclame des peines sévères contre les tyranneaux brutaux présents dans toutes les couches de notre société. L’article du JDD commence ainsi… « Jamais Nadine Trintignant ne prononce son nom : c’est IL… C’est LUI… Celui qui a volé la vie de ma fille. Elle évite de penser qu’il est désormais en liberté. » Question de ma consoeur du JOURNAL DU DIMANCHE : « Pourquoi ce rassemblement cet après-midi, place de l’Hôtel de ville à Paris, aux côtés de Simone Veil et de Anne Hidalgo, première adjointe au maire, Bertrand Delanoë ? » Réponse : « Après la mort de Marie, j’ai reçu des centaines de lettres de femmes battues. Il en ressort à chaque fois la honte, la peur, la difficulté à dénoncer l’homme qu’elles aimaient. Toutes ces femmes sont en danger de mort. Une expression me fait horreur : crime passionnel. Pour moi, ce sont deux mots antinomiques. Dans Une étrange peine, j’écris d’ailleurs que « soient damnés ceux qui osent profiter de leur force physique pour massacrer celles qu’ils prétendent aimer. (…) Je réclame l’application des peines, car des peines sévères existent mais elles ne sont pas appliquées. La loi du 4 avril 2006 a renforcé la répression des violences au sein du couple. Le code pénal prévoit la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre commis par le conjoint de la victime, vingt ans pour les auteurs de violences ayant entraîné la mort dans les mêmes circonstances. Dans la pratique, les condamnations n’excèdent jamais huit ans. Avec les remises de peine. Cela se transforme en quatre ans. C’est inadmissible. » Une autre parole de femme est attendue ce dimanche… Celle de Cristina Kirchner, une avocate de 54 ans à peu près sûre, de succéder à la présidence de la République argentine… que préside son époux sortant. LE PARISIEN et les quotidiens régionaux du dimanche publient les mêmes sondages qui créditent de 45% de voix, la candidate du Front Populaire pour la victoire qui regroupe : Peronistes, radicaux et socialistes dissidents… Cristina se veut l’héritière d’Evita, Evita Peron que l’Argentine vénère toujours, allez savoir pourquoi. Deux femmes encore, avant de nous séparer. Simone Veil, elle publie chez « Stock » la semaine prochaine, Une vie dont les Bonnes Feuilles font le bonheur, du JDD, du POINT, de L’EXPRESS, et du NOUVEL OBSERVATEUR. Une supplique à... Mme Anne-Marie Idrac : Svp... Madame, ne fermez pas le 1er décembre prochain... la ligne Sncf Paris-Carmaux... N'arrêtez pas le train de Jean Jaurès pour le remplacer par des autocars pollueurs... Jaurès n'aimerait pas. Paul Quilès a dû écrire à Sarkozy de faire quelque chose... Imaginez Madame... qu'on ferme la station Guy Môquet et Colonel Fabien.

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