Il y aura un vainqueur, il y aura un perdant. C’est le principe de tous les duels. Mais alors qui l’emportera ?

Qui donc gagnera la finale de l’Open d’Australie ? Une finale Nadal / Federer ? On n’avait pas vu ça depuis plus de cinq ans dans un tournoi du Grand Chelem, et LE PARISIEN DIMANCHE nous promet un match de légende. Un match qui devrait déchaîner les passions…

Il y aura un vainqueur, il y aura un perdant

Mais alors, qui donc s’imposera au Parc des Princes ce soir ? Le PSG affronte l’AS Monaco, deux des favoris de la Ligue 1, et L’EQUIPE présente la rencontre comme « un duel de rois ».

Et qui triomphera à Bercy ? Finale du Mondial de hand. La France affronte la Norvège et, en cas de victoire des Experts, il s’agirait de leur 6ème titre. « Décrochez la 6ème étoile ! », lance LA DEPECHE DU MIDI. « L’apothéose à portée de main », commente LE TELEGRAMME, tandis que LA PROVENCE affirme que, ce dimanche, « Les Bleus ont rendez-vous avec l’Histoire ».

Et puis, bien sûr, un autre duel fait aussi la Une ce matin… Un duel de sportifs, là encore. D’un côté, un boxeur et de l’autre, un joggeur. Manuel Valls fait de la boxe, et Benoît Hamon du jogging. Alors donc, qui sera désigné par les militants socialistes ?

« Primaire de la gauche : l’heure du duel final. »

C’est le titre à la Une de PRESSE OCEAN… « Hamon ou Valls, quel candidat ? », s’interroge à sa Une LIBERATION CHAMPAGNE. Ce matin, tous les journaux s’accordent à dire que l’un des deux fait figure de favori… Ainsi, LE JOURNAL DU DIMANCHE, qui évoque à la fois « la métamorphose d’Hamon, et les derniers espoirs de Valls ». « Mais non, l’histoire n’est pas pliée », assure un proche de ce dernier, tandis que l’hebdomadaire fait part des inquiétudes du premier : en cas de victoire, Benoît Hamon reconnaît qu’il aura dès demain un problème avec le parti : « Il y a un risque d’hémorragie de certains élus vers Macron et il faudra que j’agisse vite pour enrayer ça. »

Paroles de partisans de Benoît Hamon dans LE MONDE : « Il est un candidat qui ne divise pas la société. » Paroles de partisans de Manuel Valls dans les colonnes du même journal : « On ne peut pas gouverner avec des rêves. »

« Hamon-Valls : deux destins, un vainqueur », résume à sa Une SUD OUEST, avec une photo des deux hommes lors de leur dernier face-à-face. Depuis plus de 25 ans, Valls et Hamon se croisent, s’affrontent et se retrouvent au gré des congrès socialistes. Mais cette fois, on ne voit pas très bien comment ils pourraient se retrouver… C’est d’ailleurs ce que laisse entendre PARIS NORMANDIE, pour qui, quel que soit le résultat, le PS est « déjà en morceau ». Et le résultat sera donc donné ce soir : ce soir, on saura qui représentera les socialistes à la présidentielle. Ce soir, on connaîtra le nom du gagnant.

Lui, c’est de la primaire de la droite qu’il est sorti vainqueur. Le visage de François Fillon fait la Une du JDD.

Avant son meeting à Paris, lequel est censé relancer sa campagne, il dévoile à l’hebdomadaire de nouvelles propositions : s’il est élu en mai prochain, il promet d’augmenter de 300 euros les « petites retraites », et de mettre en place « un abattement forfaitaire » des cotisations sociales salariales. Il s’engage par ailleurs à ramener le taux de chômage sous les 7% à l’horizon 2022. Cela dit, l’essentiel de cette longue interview tourne autour de l’affaire révélée cette semaine par LE CANARD ENCHAINE. La mise en cause de son épouse, soupçonnée d’emploi fictif. Et François Fillon l’affirme : il se battra « jusqu’au bout » face aux « forces » qui sont à l’œuvre pour tenter de le « faire taire ». Des « forces », des « officines »… Il parle même d’un « clan » : un « clan » qui ferait tout pour empêcher sa candidature. Dommage : il ne donne pas le nom des membres de ce « clan », ne précise pas qui sont ces « forces » qui veulent le « faire taire ». « Mais, confie-t-il, je suis certain que la justice ne se laissera pas instrumentaliser par ces manœuvres qui puent la calomnie ». Et, d’ailleurs, c’est à la justice, et uniquement à la justice qu’il dit vouloir répondre « sur le fond de l’affaire », refusant de se soumettre à ce qu’il appelle le « tribunal médiatique ».

Pour autant, il répond tout de même ce matin sur quelques points. Et, en premier lieu, sur les sommes touchées par sa femme. Les 500.000 euros versés pendant huit ans à Pénélope Fillon, au titre de son emploi d’attachée parlementaire auprès de son époux, puis de son suppléant : « les niveaux de rémunération sont faux », assure le candidat, « on mélange le brut et le net ». Sauf qu’il a toujours été question de 500.000 euros bruts. Quant aux 5.000 euros bruts mensuels versés pendant vingt mois à Pénélope Fillon, au titre de son emploi de conseillère stratégique – en l’occurrence, elle n’a écrit que deux notes de lectures publiées dans LA REVUE DES DEUX MONDES : « Elle aurait aimé en faire plus », certifie son mari, « mais elle a bien senti l’hostilité du directeur ». Lequel directeur a pourtant confié cette semaine qu’il n’avait jamais rencontré l’épouse de l’ex-Premier ministre – et jamais su non plus qu’elle travaillait pour lui.

En tout cas, comme le raconte Christine Ollivier, ces révélations ont semé un « vent de panique à droite ». Sidération, puis affolement. « Cette élection était imperdable, et on a réussi l’exploit de rendre la défaite possible ! », s’emporte un élu parisien, tandis que le centriste Maurice Leroy file la métaphore ménagère : « On avait un plateau en argent, et on est en train de le transformer en assiette en carton. » Transmis au candidat, qui aurait donc maintenant la tête d’une assiette en carton.

Et puis, il y a, en prime, cette autre affaire révélée par le site MEDIAPART

Eh bien oui, « Les emmerdes, ça vole toujours en escadrilles ! », ainsi que le disait très élégamment Jacques Chirac. Et, cette fois, cela concerne des sommes touchées par le mari de Pénélope lui-même quand il était sénateur. Si l’on en croit l’enquête de Mathilde Matthieu, François Fillon aurait empoché une partie des crédits théoriquement réservés à la rémunération d’assistants, et ceci grâce à un système de commissions occultes. Un système qui, dans les couloirs du palais du Luxembourg, portait même un gentil surnom : on l’appelait « la ristourne ». Concernant l’ancien sénateur de la Sarthe, les sommes siphonnées seraient de 21.000 euros, perçus par sept chèques à son nom. Et des juges d’instruction ont estimé que ce stratagème, partagé avec nombre d’élu de l’UMP, pouvait relever d’une infraction pénale. Plusieurs sénateurs en ayant profité viennent d’ailleurs d’être mis en examen pour « recel de détournement de fonds publics ». Ce qui n’est pas, à ce stade, le cas de François Fillon, car l’information judiciaire ne porte, pour l’instant, que sur des faits postérieurs à 2009, période à laquelle il avait déjà quitté le Sénat pour Matignon.

Question, ce matin, à la Une de MIDI LIBRE : « Fillon pourra-t-il rester le candidat de la droite ? » Et puis, « Quel scénario, en cas de retrait du candidat ? », interroge LE MONDE. Eh bien, en théorie, il faudrait organiser une nouvelle primaire.

Lui aussi, contre toute attente, il a remporté la primaire de son camp aux Etats-Unis, et depuis huit jours, il est donc aux commandes de son pays.

Pour LE MONDE, il est « le président qui défie le monde ».

Et puis le président qui provoque la stupeur. Hier, Donald Trump a signé un décret anti-immigré, décret interdisant l’entrée du territoire américain aux ressortissants de sept pays : Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yemen… Des pays majoritairement musulmans… Vague d’indignation à travers la planète. Renaud Février, sur le site de L’OBS, parle d’un « tremblement de terre mondial » et décrit la panique générale dans les aéroports. Plusieurs passagers originaires de ces pays se sont en effet vus interdire d’embarquer, et d’autres ont été arrêtés à la leur arrivée aux Etats-Unis… Et mon confrère de citer le cas de cette jeune Iranienne, étudiante en Californie. Son billet sur Turkish Airlines a été annulé. Même chose pour une famille irakienne, qui avait réservé sur la compagnie Egyptair… Le père d’un journaliste irakien travaillant aux Etats-Unis a même été renvoyé en Irak – les autorités lui ont signifié que Donald Trump avait annulé tous les visas… Quant aux réfugiés syriens qui ont fui par millions le conflit dans leur pays, et dont 18.000 ont été acceptés aux Etats-Unis depuis 2011, ils seront donc interdits d’entrée jusqu’à nouvel ordre.

Allez, plus léger pour finir, avec encore une élection

Ce sera, cette nuit, aux Philippines : l’élection de Miss Univers. C’est donc cette nuit que l’on saura qui est la gagnante. Sachant qu’ici, il n’est plus question de duel, il y a 86 candidates. Et, nous dit-on, la Miss française, Iris Mittenaere, compte parmi les grandes favorites. Mais comme le raconte Sylvie Tellier au PARISIEN DIMANCHE – Sylvie Tellier, directrice de l’organisation Miss France : « A Miss Univers, c’est la guerre… Les filles se toisent. Et le fait qu’Iris soit parmi les favorites suscite des jalousies. Hier, on lui a collé un chewing-gum sur sa chaise ! » Un chewing-gum sur sa chaise, mais oui ! Visiblement, des « forces » sont à l’œuvre pour l’empêcher de gagner. Le concours de Miss Univers, c’est pire que la politique…

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