Bonjour à tous, En ce dernier dimanche de mars, où vous avez, comme nous, dormi une heure de moins et avancé d’autant pendules et cadrans. Résultat, quand la radio vous dit « il est 8 h et demi », votre horloge biologique réplique : « allons donc, je baille encore, dans le coton de 7 h et demi ». Mais quoi qu’il en soit, réveillez-vous, et demandez-vous avec nous : quoi de neuf ? Quelle nouvelle, bonne ou mauvaise pour ce dernier dimanche de mars ? La première tient en vingt lignes, en première page du JOURNAL DU DIMANCHE, et suscite une grande espérance. « Un avion Falcon 900, aux couleurs de la République française, s’est posé à 1 h 20 samedi (heure de Paris), près de Cayenne, en Guyane, à portée d’ailes de la Colombie. L’appareil et son équipage attendent, au cas où les guérilleros des Farc apporteraient une réponse positive aux dernières propositions du président colombien Uribe, et libèreraient enfin, Ingrid Betancourt, dont l’état de santé inquiète tout le monde depuis plusieurs jours. » L’Elysée confirme à moitié cette hypothèse d’un dénouement rapide, en expliquant qu’un avion est près… au cas où… Et le JOURNAL DU DIMANCHE de commenter, en évoquant le rôle déterminant que pourrait jouer Paris, si l’on en croit Alvaro Uribe. Lequel, en lançant son appel à la désertion des ravisseurs d’Ingrid Betancourt, a indiqué que la France pourrait les accueillir. Autant dire leur garantir l’impunité que le gouvernement colombien ne peut évidemment pas leur accorder. En attendant, le JOURNAL DU DIMANCHE, qui a eu le scoop cette fin de semaine, renvoie en page intérieure l’autre nouvelle de politique étrangère, qui suscite interrogation et commentaires inquiets d’une partie de la presse ce matin. Faut-il oui ou non, s’engager davantage en Afghanistan, et envoyer un millier de soldats supplémentaires combattre les Talibans ? TF1, dans un reportage diffusé hier soir, s’en inquiétait ouvertement. Et SUD-OUEST DIMANCHE pose, en première page, la même question… Faut-il envoyer des soldats là-bas et courir le risque de l’engrenage. Gilles Delafon, dans le JOURNAL DU DIMANCHE déjà cité, évoque de son côté, les dessous de ce qu’il appelle un engagement risqué, avant de préciser… que c’est demain, à Bucarest, lors du sommet de l’Otan, que Nicolas Sarkozy annoncera l’envoi d’environ mille soldats supplémentaires à Kaboul. Mardi, au Parlement, les députés débattront de la décision prise par le président Sarkozy, chef des armées. Débat que le JOURNAL DU DIMANCHE prévoit houleux, pour plusieurs raisons. Parce que la France a déjà quelque 2000 hommes sur le terrain. Parce que les Talibans sont plus nombreux, mieux organisés, et prêts à lancer de nouvelles offensives contre les Britanniques, les Canadiens, les Australiens, les Néerlandais et les Américains présents sur le terrain. Parce que, comme l’explique le reporter du JOURNAL DU DIMANCHE, Eric de Lavarène, en Afghanistan, l’enfer a un nom : Kandahar. C’est là, dans cette région, que les Canadiens ont perdu plus de 80 hommes en 2005. C’est là, qu’entre 2003 et 2006, les Français en ont perdu neuf. Et de Lavarène de citer à cet égard un de nos militaires engagés, assurant, je le cite, qu’aller dans le sud, près de la frontière pakistanaise, c’est une connerie… Et que sur le terrain, chacun s’accorde à considérer que l’année 2008 sera sanglante. Le JOURNAL DU DIMANCHE, là-dessus, argumente avec deux voix, celle de Monsieur Bernard Accoyer, le président de l’UMP à l’Assemblée nationale, qui considère qu’il ne faut pas reculer. Et celle de Jean-Louis Bianco, le député socialiste, proche de Ségolène Royal, lequel, ancien secrétaire général de l’Elysée sous la présidence Mitterrand, redoute un nouveau Vietnam. « D’abord, relève le président Accoyer, il faut se rappeler les précédents engagements français, dans la guerre du Golfe, sous Mitterrand, sous Chirac, sous Jospin. Cette fois-ci, nous renforçons notre engagement et l’inscrivons dans le cadre des Nations-Unies »… entendez aux côtés des 35.000 engagés et représentant 37 pays. 35.000 hommes, dont pour l’instant, 1.600 français. Question, alors de Florence Muracciole à M. Accoyer : « Ne craignez-vous pas l’enlisement ? » « Ce qui prévaut, répond le président de l’Assemblée nationale, c’est la défense des intérêts de la France, et de la paix dans le monde. Tout conflit comporte une part d’incertitude. Mais comme l’a dit le président Nicolas Sarkozy, quand il s’est rendu sur place… il ne faut pas reculer en Afghanistan. On n’a pas le droit d’échouer. » Désaccord là-dessus de Jean-Louis Bianco, pour lequel il ne faut pas envoyer des troupes dans un pays où la situation s’aggrave depuis 2001. « Au début, explique-t-il à Florence Muracciole, qui l’interroge, l’Otan était là comme force de maintien de la paix. Maintenant, ce sont des attentats en permanence avec des gens très organisés qui maitrisent très bien la guérilla et bénéficient de complicités dans la population locale. Le risque est grand de se faire attirer dans un piège, ce que souhaitent précisément les Talibans et Al-Qaïda. (…) L’amitié avec les Etats-Unis, je suis pour, évidemment. Les courbettes auprès de Bush, c’est totalement déplacé. Nicolas Sarkozy veut revenir dans l’Otan, ce qu’il fera sans doute à Bucarest. Il cherche à être le bon élève. Je ne suis pas hostile à ce que l’on en discute, mais là encore, il ne faut pas rentrer dans l’Otan pour rentrer dans l’Otan, sans la possibilité d’exercer le moindre contrôle politique et militaire. » Quoi de neuf encore ? Vous lirez dans La Marseillaise (si vous êtes à Marseille) que les ménages dépriment et qu’un pessimisme général menace une économie fragilisée. Vous lirez dans les DERNIERES NOUVELLLES D’ALSACE (si vous êtes alsacien) que l’avenir des retraites a mobilisé du monde, mais moins que pour le présent à 600 euros de pension pour les handicapés. LE PARISIEN salue lui aussi la manifestation réussie de ceux qui ont répondu à l’appel du collectif « ni pauvres, ni soumis » et crié leur colère dans la rue, en réclamant un revenu d’existence décent. » LA VOIX DU NORD titre en manchette sur une cruelle désillusion, mais là, il s’agit du pénalty généreusement accordé au PSG, contre le valeureux Racing club de Lens. 2 à 1 pour le PSG et amertume des 35.000 supporters ch’tis… venus de Paris. « Quel suspense ! » titre prudemment LE PARISIEN, tandis que L’EQUIPE applaudit : « Le PSG jouera la coupe de l’UEFA, la saison prochaine… mais sera-t-il encore en Ligue 1 ? C’est la glorieuse incertitude du sport… et du divertissement pascalien. LE MONDE lui, consacre sa page 3 à la Villa Médicis. Je vous lis seulement le titre : « Georges- Marc Benamou privé de Villa Médicis. Ecarté de l’Elysée, le conseiller culturel de Nicolas Sarkozy souhaitait prendre la direction de la prestigieuse Académie de France à Rome. Une bronca des artistes a fait échouer sa nomination. » Et LE MONDE d’en donner le récit. Dans le JOURNAL DU DIMANCHE, Wolinsky s’amuse de tout ça. Il représente François Fillon et le président de la République. François Fillon dans une bulle dit : « dis donc, cher Nicolas, puisque tu n’y vas plus, je pourrais récupérer la Lanterne, ma résidence de Versailles ? » Et Nicolas Sarkozy lui répond : « Cher François, tu mérites mieux que ça, j’ai pensé à toi pour la Villa Médicis ». NICE MATIN parle, sous la plume de Jean-Marie Rouard, de Carla Bruni, très jolie, magnifique… Jean-Marie Rouard est ravi, il n’est pas le seul dans la presse aujourd’hui. Et L’ALSACE lui, revient sur un anniversaire, les 10 ans de la petite pilule bleue… Je l’ai évoqué hier, on ne va pas y revenir… encore que… il y a quelqu’un qui l’évoquait à sa manière en 1972… écoutez ça… (…) C’était Georges Brassens et Carla Bruni.

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