Bonjour à tous… « Enfin la fête ! ». C’est le titre du Parisien ce matin, qui à quelques heures du passage en 2007, invite ses lecteurs, à être gais comme des pinsons ! « Pinsons, pinsons, pinsons, chantait Yves Montand, le pinson, n’est ni triste ni gai… C’est l’homme qui le prétend… » Quant à la fête, on sait depuis longtemps que tous n’y sont pas invités hélas. Mais c’est égal, nous ferons comme si… aujourd’hui, en jouant avec les signes du zodiaque de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy décryptés dans le Figaro Magazine, par Elisabeth Tessier, la pythonisse que François Mitterrand, lui-même, n’hésitait pas à consulter. Madame Royal née à l’automne est Vierge, comme Michel Drucker et comme Patrick Poivre d’Arvor. Tous trois, si j’en crois Elisabeth Teissier doivent se préparer à une année de « grandes turbulences » avec un bouleversement radical de leur statut professionnel, familial et résidentiel ! Passes difficiles pour tous, mais les natifs de septembre, promet Madame Teissier, finiront l’année 2007 en beauté ! Nicolas Sarkozy, lui est Verseau, comme Christophe Dechavanne et Daphné Roulier, que distinguent ce matin, le Figaro dans son supplément télé. Je lis, à leur propos, ce conseil d’Elisabeth Teissier. Natifs du premier décan… Et c’est le cas, puisque Nicolas Sarkozy est né un 28 janvier. « Semez les premières graines de votre projet, dès le début de l’année prochaine. Mais accrochez-vous, car il y aura des remous. Quoiqu’il en soit, vous ferez preuve d’efficacité, vous serez encensé par vos amis, et vous récolterez les fruits de vos efforts au mois d’août. Côté cœur : nuage rose jusqu’au mois de mai, mais virage au début de l’été. Tout cela bien sûr, sans garantie, même si je dois avouer, avoir poussé la lecture du Figaro Magazine, jusqu’au signe de Laurent Ruquier, qui est celui d’Arthur, de Laetitia Halliday, et accessoirement le mien. Nous autres poissons, nous devons, mettre de l’eau dans notre aquarium et surveiller nos dents, nos cheveux, notre peau, nos pieds, et notre foie… On fera tout cela, Madame Teissier, qui nous prouvez, qu’on ne se connaît jamais assez. Ce que disait d’une autre manière, dans Cortège, Guillaume Apollinaire. « Un jour Je m’attendais moi-même Je me disais Guillaume il est temps que tu viennes Pour que je sache enfin celui-là que je suis (…) Temps passés, trépassés les dieux qui me formatent Je ne vis que passant ainsi que vous passâtes Et détournant mes yeux de ce vide avenir En moi-même je vois tout le passé grandir (…) Rien n’est mort que ce qui n’existe pas encore Près du passé luisant demain est incolore. On ne peut mieux dire, de l’année 2006 qui se termine sur la corde passée au cou de Saddam Hussein, en première page des quotidiens, ce matin, et l’année 2007 qui commence demain, avec vos espérances et nos espoirs aussi. « Rien n’est mort que ce qui n’existe pas encore Près du passé luisant demain est incolore. » Sur Saddam le tyran, désormais rayé du monde des vivants, la presse ce matin, dit comme Robert Badinter. A savoir que son procès a été insuffisant, bâclé, détourné puisque les centaines de milliers de victimes kurdes ont été oubliés, et l’exécution de Saddam, précipitée. C’est le moins qu’on puisse dire. Bref, justice n’est pas faite. Et comme l’écrit Pierre Taribo dans l’Est Républicain : l’exécution rapide de Saddam, arrange George Bush, elle évite d’ouvrir la boîte de Pandore des fréquentations de l’ancien dictateur qu’on ne jugera donc jamais pour la totalité de ses crimes. En somme conclut Pierre Taribo, elle ne changera pas grand-chose, à Bagdad. Dans l’état où se trouve l’Irak aujourd’hui, c’est une péripétie. Dans le Journal du Dimanche, Robert Badinter, dénonce une juridiction d’exception et une faute politique majeure, car il est à craindre, écrit-il, que l’exécution de Saddam Hussein engendre une violence accrue. Bref, pour l’ancien ministre de la justice, président du Conseil constitutionnel, on est loin, de ce que George Bush présente comme une étape importante, vers la démocratie en Irak. Michel Bitzer dans le Républicain Lorrain, partage cet avis, avant d’évoquer l’an 2006 de l’amicale des anciens dictateurs de la planète. Milosevic, succombe à un infarctus, avant la fin de son interminable procès. Le retraité Pinochet, meurt lui aussi dans son lit, chez lui, au Chili. Et à Bagdad, Saddam Hussein passe à la trappe, après avoir gravi, trop tôt, écrit Michel Bitzer, les marches du gibet. Demain est incolore… mais vous le voyez, le sang des innocents crie encore. 2007… Jacques Espérandieu, éditorialiste du Journal du Dimanche souligne la bonne surprise, des électeurs qui se sont inscrit en masse. Selon lui, ce mouvement préfigure, un vote utile… dès le 1er tour, et la surprise écrit-il, ça serait qu’il n’y ait pas de surprise, justement. Je vous en propose une autre, ce matin pour terminer l’année. C’est un document, retrouvé par l’équipe de Philippe Colin, qui signe le dimanche, vous le savez, Panique au Mangin Palace. Ecoutez ça. On vous dira après ce qu’il en est. (Son de Jacques Chirac) Ca, c’est le meilleur Chirac, c’est celui qu’on aime. C’est un président de la république qui n’était pas encore président de la république et qui montre qu’il avait beaucoup d’humour, c’est le Chirac familier. Evidemment, celui des Vœux tout à l’heure à 20 heures à la télévision, sera un peu plus solennel. Mais celui qu’on verra cache celui qu’on vient d’entendre. Bonne année à tous.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.