BONJOUR ! ... Mais qu’est-ce que c’est que ce pays ?... Lisez donc l’article d’Ariane CHEMIN en page 3 du quotidien « Le Monde » : Vous le verrez, la question vous viendra très vite à l’esprit. Que dit l’article d’Ariane CHEMIN ? … Il raconte l’histoire (et ce n’est pas un fait isolé) de Kristian FEIGELSON (à moins qu’il faille dire « Christian Féjel-son ». Ce monsieur exerce le beau métier de sociologue… dans ce lieu prestigieux qu’est la Sorbonne, à Paris. Il est né en France, de parents français… … et en faisant une demande de passeport électronique, il a découvert (le sociologue) qu’il n’était peut-être « pas aussi français » que la plupart de ses compatriotes. Ce qui a donné cette déplaisante impression à Kristian Féjel-son, c’est que l’on ait exigé de lui qu’il apporte une preuve de la nationalité française de ses parents, tous deux nés à l’étranger, « comme si (dit-il)… comme s’il y avait des vrais Français dont les parents sont nés en France, et des faux dont les parents sont nés à l’étranger ». L’histoire de la famille de Kristian Féjel-son traduit assez bien ce que fut le 20e siècle. Imaginez un couple de juifs contraint de fuir l’URSS des années 30 pour se réfugier en Allemagne, en Belgique, puis en France. Survient la guerre. Après avoir échappé à la « Rafle du Vel d’Hiv », le père de Kristian Féjel-son rejoint la Résistance, s’engage dans les Chasseurs alpins ; A la Libération, il est décoré de la Croix de guerre, lui, le « sans-papiers » dont la situation en France n’est régularisée qu’en 1946. Tout ça pour que (soixante-ans plus tard), le fils de ce héros « français » ait le sentiment d’appartenir à une « sous-catégorie de citoyens ». L’article d’Ariane CHEMIN a pour titre : « Les papiers de vos parents, s’il vous plaît ! ». Vous le lirez dans Le Monde. Il vous apprendra peut-être qu’en France, un nouveau-né sur 10 (environ) a des parents nés à l’étranger. A la fin de ce récit, sans doute penserez-vous (comme moi) que les petits-enfants du « grand père chinois » interpellé l’autre jour près de l’école de la rue RAMPAL (à Paris)… ces enfants n’en ont pas fini –hélas- avec les tracasseries administratives de leur pays natal. Ce matin dans vos journaux, il est encore question des incidents de la gare du Nord. "Libération" revient brièvement sur la polémique autour de la situation en france d'Angelo Hoekelet, dont l'interpellation a déclenché mardi des affrontements entre badauds et policiers. La Préfecture de police de Paris reconnaît s'être trompée en précisant l'autre jour que le jeune homem interpellé se trouvait en situation irrégulière. En fait, il avait mis le pied sur le sol français dans le cadre d'un regroupement familial quand il n'était encore qu'un enfant. L'UNSA-police (syndicat de policiers) attend du nouveau ministre de l'Intérieur François Baroin qu'il présente "des excuses publiques". Quoi qu'il en soit, plusieurs de vos éditorialistes, aujorud'hui, pensent que les images télévisées des violences de la rue Rampal puis de la gare du Nord propulsent le thème de l'insécurité dans la campagne présidentielle. Pour Alain Duhamel, dans Nice Matin, c'est le "paramètre le plus capable de déplacer rapidement le curseur électoral". Tout comme Olivier Picard, dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Duhamel estime que Jean-Marie Le Pen "est assuré d'en tirer quelque chose". Hier, un sondage CSA réalisé pour Le Parisien donnait au président du Front National une progression de 2% dans les intentions de vote... Ce matin, selon le dernier baromètre TNS-Sofres-Unilogue pour Le Figaro, réalisé mercredi et jeudi, Le Pen gagne un point. Près d'un sondé sur deux considère que les violences de ces derniers jours "vont principalement lui profiter". Pendant ce temps, le quotidien l'Humanité nous propose, en manchette, de gamberger autour d'une citation du poète Louis Aragon. Cette ictation, je vou s la livre : "Tu n'as pas eu le choix entre l'âge d'or et l'âge de pierre". Dans Libération, l'historienne Esther Benbassa, née en Turquie, élevée en Israël, arrivée à Paris à 22 ans, écrit dans son jouranl de la semaine à la date de mercredi (c'est-à-dire au lendemain des incidents de la gare du Nord) : "J'aime la France, je vote". Evoquant la fréquence des "contrôles aux faciès", dont elle affirme être parfois le témoin dans les rues de la capitale, cette intellectuelle en responsabilité à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, à la fois espiègle et grave, suggère à Nicolas Sarkozy de suivre "uns tage d'identité nationale" sous la houlette de Jean-Marie Le Pen. Alors ? ... ce chômage, baisse-t-il ou ne baisse-t-il pas ? (Et dans quelle mesure) ? Dans vos quotidiens, pas très loin d'une photo qui nous montre en gros plan la présumée miraculée, Soeur Marie Simon-Pierre, (guérie en une nuit de la maladie de Parkinson, après avoir prié Jean-Paul II), on revient assez longuement sur la formidable embellie dont se prévaut le gouvernement sur le marché de l'emploi et sur la "correction" que l'office statistique européen "Eurostat", inglige au ministre del'emploi Jean-Louis Borloo. Eurostat contredit l'Insee et jette un froid dans l'enthousiasme gouvernemental. Pour Pierre Taribot, dans l'Est Républicain, l'équipe de Dominique de Villepin, "soupçonnée de vouloir masquer la vérité, a fait un accroc dans son bilan". Pour le Républicain Lorrain, Pierre Freéhel nous rappelle que "la France est l'un des dernires pays d'Europe où l'institut de la statistique dépend du ministère de l'économie et des finances." Patrice Chabanet, dans le Journal de La Haute Marne, dénonce le "bidouillage" des chiffres... 8,4% de demandeurs d'emplois (version française), 8,8 (version européenne) : selon mon confrère, le risque d'un tel écart réside dans la "dilution de la crédibilité" de la population vis-à-vis de sa classe politique. Et puis, dans Libération, vous lirez en page 15, l'avis (sur notre campagne électorale), du correspondant à Paris du qutidien chinois "Wen Hui Bao". Zeng Ruolin avoue franchement "perdre ses repères". "Les chinois - écrit-il dans Libé - "n'ayant pas encore la chance d'élire leur leader, ils ne connaissent certes pas le jeu de la démocratie. Mais à suivre votre excellent feuilleton télévisé électoral, vient le soupçon que, dans la démocratie élective, dire toute la vérité aux électeurs, c'est perdre toute chance d'être élu." Au fait, que devient Nicolas Hultot ? Depuis que dix candidats à l'élection présidentielle ont signé son pacte écologique, le producteur de télévision défenseur de l'environnement se fait discret ; Voici qu'il réapparaît. Dans Le Monde, on apprend que depuis qu'il s'est retiré de la course à l'Elysée, la "fièvre verte est retombée". Libéraiton lui consacre sa une avec cette photo presque pleine page et ce très joli titre : "Hulot revient à la campagne". "C'est vrai qu'il y a eu un trou après mon non-candidature. Je savais qu'il fallait remonter au créneau", déclare l'animateur d'Uschuaia. Il constate que les candidats à la présidentielle, en tentant de coller aux inquiétudes prioritaires de leurs électeurs, s'éloignent des questions environnementales. Il reconnaît que ces jours-ci, "les changements climatiques, la biodiversité, la santé et l'environnement n'apparaissent pas comme une urgence"... D'où la nécessité pour lui, de réagiter le drapeau vert. Dans Le Parisien, vous lirez que "l'alliance pour la planète" qui regoupe plus de 70 associations de défense de l'environnement (dont Greenpeace et les Amis de la Terre) livrent son troisième "bulletin de notes" des candidats à la présidentielle. La meilleur élève, c'est Dominique Voynet, talonnée par Joxé Bové. Par rappport au classement sur le terrain écologique, sont Ségolène Royal, Olivier Besancenot et François Bayrou. Le dernier de la classe environnementale, c'est Gérard Schivardi. L'Alliance pour la Planète juge son programme "non évaluable". "Manoudou rêve d'un trimplé en or"... C'est en sur-manchette de l'Equipe. A Melbourne, en Australie, la déjà-championne du monde de natatin sur 200 mètres et 400 mètres prendra tout à l 'heure, peu avant 13 heures, le départ de la finale du 800 mètres nage libre. Les performances de la nageuse français inspirent à Ranson, dans Le Parisien, ce dessin. On y voit une Laure Manaudou dégoulinante. Elle est taillée comme un déménageur et regarde, l'air las, son emblématique entraîneur Philippe Lucas (nuque longue, marcel, short et nu-pieds). Comme poru encourager sa protégée, Lucas dit à manaudou : "U as encore 14 compétitions aujourd'hui... Si tu veux te détendre entre deux courses, va donc prendre un bain à l'hôtel". C'est le sourire du jour... c'est le mot de la fin. Allez France !

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.