Gilbert Chikli, "l'ancien gamin pauvre de Belleville, roi des baratineurs" comme le présente le Journal du dimanche, conteste s'être fait passer pour Jean-Yves Le Drian pour escroquer des milliardaires. La campagne des municipales, avec la Une troublante de Nord Littoral. Il n'y a pas d'âge pour faire du sport.

Gilbert Chikli jugé pour arnaque dès mardi à Paris. Photo datant de 2017 lors de son procès à Kiev.
Gilbert Chikli jugé pour arnaque dès mardi à Paris. Photo datant de 2017 lors de son procès à Kiev. © AFP / SERGEI SUPINSKY

Il aurait inventé "l'escroquerie au président"...

Elle consiste à se faire passer pour une personnalité pour se faire virer de l'argent. Condamné à sept ans de prison pour une des premières du genre, Gilbert Chikli s'était mis à l'abri en Israël, mais il aurait continué à sévir de plus belle selon les enquêteurs, avant d’être arrêté en Ukraine. Une vidéo le montre dans sa prison en train de trinquer à ses millions et de narguer la justice française. Il va pourtant comparaitre à partir de mardi pour l'affaire du faux Le Drian : pour l’accusation, Gilbert Chikli est l'homme qui s’est fait passer pour le ministre après les attentats de 2015, parfois affublé d'un masque en silicone dans des conversations sur skype. L’homme demandait à des chefs d'État ou grands patrons d'aider la France à combattre le terrorisme. 

Malgré son talent, "les échecs s'enchaînent mais dans les rares cas où le subterfuge fonctionne, c'est le jackpot".

On lit : 50 millions d'euros extorqués à trois milliardaires comme l'Aga Khan ou la présidente du Château Margaux. Gilbert Chikli nie en bloc.

Le Parisien esquisse le portrait du suspect mis en examen et incarcéré hier pour l'incendie de la Rotonde, la brasserie parisienne où Emmanuel Macron avait fêté le premier tour de la présidentielle. La vidéosurveillance a permis de remonter jusqu'à un comédien de 31 ans. Originaire des Landes, il avait commencé des études de sciences politiques avant de s'orienter vers le théâtre. Il vivait en situation précaire à Paris et participait aux défilés des gilets jaunes. C'est en tout cas ce qui fuite à ce stade de l'enquête car lui-même a gardé le silence. 

Dans Le Parisien aussi, le ras-le-bol des habitants d'un immeuble de Colombes dans les Hauts-de-Seine où un loft est loué sur Air BnB pour faire la fête. 850 euros la nuit, sans sommeil pour les voisins. Mais les boîtes de nuit des années 80 ferment peu à peu en dehors des grandes villes, explique Le JDD, "trop chères, éloignées et impersonnelles", sans compter qu'on ne peut plus fumer, qu'on risque un contrôle routier à la sortie, et que les rencontres amoureuses se font sur internet : "dernier slow au pays du disco".

Une journée de campagne dans vos journaux

Les municipales approchent. Il y a ceux qui ont fait durer le suspense : François Bayrou enfin candidat à la Une de La République et de L'Éclair des Pyrénées. Dans Paris Normandie, Edouard Philippe « à l'épreuve du terrain » : le Premier Ministre « aborde une campagne marquée par la tension sociale ».

La bataille de Paris fait surgir de nouvelles propositions choc. La semaine dernière, Benjamin Griveaux, le candidat LREM à la traîne dans les sondages, a lancé l'idée de déplacer la gare de l'Est. Aujourd'hui dans Le Parisien, il promet d'aider les classes moyennes à devenir propriétaires, avec un apport de 100 000 euros. La ville se rembourserait lors de la revente de l'appartement. Objectif : 20 000 logements, pour un coût de 2 milliards d’euros donc, financé par des économies, suppressions de poste ou la privatisation du ramassage des ordures. Dans Le Journal du Dimanche, ce n'est pas à l'ancien porte-parole du gouvernement que répond Anne Hidalgo. Elle creuse toujours le sillon écologiste : "Je veux plus d'arbres à Paris" déclare la maire socialiste. Sa principale adversaire dans les intentions de vote, c'est Rachida Dati, ce qui réactive le clivage gauche-droite, qu'Anne Hidalgo résume ainsi : "ma vision, c'est l'écologie, le social", quand la candidate Les Républicains serait "pro-voitures et anti-logements sociaux".

La Une troublante, ce dimanche c'est celle de Nord Littoral. On voit un garçon d'une douzaine d'années de dos qui épaule un fusil de chasse, et ce titre : "Le candidat RN veut former les enfants au tir". Christophe Marécaux, le candidat du Rassemblement national à Guînes veut ainsi lutter contre le terrorisme islamiste, lit-on.

La sécurité, « enjeu numéro un des municipales » affirme Le Journal du Dimanche, et dont s'empare Xavier Bertrand pour dénoncer la politique du gouvernement : "Les délinquants profitent du laisser-faire" et "Les Français ne se sentent plus protégés" assène le président de la région Hauts-de-France qui se positionne lui pour la présidentielle. 

À Saillans au pied du Vercors, on parle plutôt de la crèche, de l'éclairage public, des pesticides et du médecin qu'on cherche. Ce village viticole de 1 300 habitants est un laboratoire de la démocratie participative, et à ce titre observé au-delà des frontières de la Drôme, explique Télérama. Les décisions sont collégiales, Saillans est dirigée par un "binôme de tête", homme-femme. Un habitant sur 3 a participé aux différents "groupes-action-projet" et "comités de pilotage". Bilan : il reste du chemin à faire mais il ne sera peut-être pas possible de revenir à la gestion classique.

C'est aussi une journée de sport

Après le Brexit, la France affronte cet après-midi l'Angleterre en rugby, ce qui permet à L'Équipe d'inventer ce néologisme audacieux : "Brexitant". "Allez les petits !" titre plus simplement Sud-Ouest car c'est une équipe de jeunes qu'aligne le sélectionneur Fabien Galthié. L'Équipe Magazine dresse le portrait du seul trentenaire du XV de France, Bernard le Roux. Joli sourire, et je ne me permettrai pas de commenter son torse nu assez complaisamment exposé. Bernard Le Roux est arrivé il y a dix ans d'Afrique du Sud, sans parler un mot de français. Aujourd'hui, il aime chanter la Marseillaise, dont la tonalité guerrière l'a surpris mais parce qu'il en a compris l'histoire, dit-il.

Ce dimanche, La Voix du Nord reste focalisée sur l'Enduro du Touquet et ses vagues de motos qui déferlent sur la plage. Elles qui font désormais attention à ne pas trop déranger les oiseaux et les phoques, parait-il.

Mais le sport du moment, c'est l'escalade en salle, me dit L'Express. On se rend au Bloc "comme on sort entre amis", "les enseignants, les ingénieurs et les consultants en raffolent".

Encore plus tendance bientôt peut-être : l'aviron en salle. À la Une de La Nouvelle République, on voit ramer Madeleine, 86 ans. Cette super-mamie de Civray-sur-Esves en Indre-et-Loire s'entraine pour les championnats du monde le week-end prochain à Paris. Seule dans sa catégorie, elle a toutes ses chances, et elle viendra avec son bus de supporters montrer les bienfaits du sport pour les séniors.

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