"L'élan algérien", titre ce samedi Libération, qui décrit un pays "au bord de l'éclosion".

L’élan, c’est cette impulsion que l'on prend avant de sauter. Mais pour atterrir où, comment ? Impossible à dire, à l'instant T. "L'élan Algérien", titre ce samedi Libération qui décrit un pays "au bord de l’éclosion". Combien étaient-ils hier dans la rue? Au moins plusieurs dizaines de milliers de manifestants, opposés à un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, qui fête aujourd'hui son 82e anniversaire.

A l'origine de cette colère, pas de vendeur de légume immolé, comme ce fut le cas en Tunisie. Pas d'enfants torturés, comme à Deraa en Syrie, note le journal. Mais une lente accumulation de rancœurs, goutte à goutte, contre un pouvoir aussi sourd et aveugle que son président. "Alors que depuis 2011, des dizaines de chercheurs, journalistes, de politiques, ont théorisé l'impossibilité pour le pays d'avoir son printemps arabe (…), depuis une semaine, les manifestants tentent de prouver le contraire".

"Algérie, le weekend où tout peut basculer", peut-on lire en Une du Parisien - Aujourd'hui en France. Basculer, mais vers quoi ? "On connaît le résultat", écrit Jean Michel Servant, dans les colonnes de Midi Libre. "Difficile de croire que les forces progressistes de 'Algérie réussiront là où celles de la Libye, de l'Egypte, et de la Tunisie ont échoué."

Le Figaro l'a surnommé le "Tom Cruise du gouvernement"

Autrement dit celui des missions impossibles! M, le magazine du Monde, dresse le portrait de Sébastien Lecornu, ministre des collectivités territoriales et VRP du macronisme auprès des élus locaux. C'est lui qui fait passer le micro, lors des échanges organisés dans le cadre du grand débat national. Il n'a que 32 ans. "Le Mbappé de la politique", dixit le sénateur de l'Orne Alain Lambert. Sébastien Lecornu ne manque jamais la moindre cérémonie de vœux, il décore à tour de bras et cultive ses réseaux. Le Normand a pris gout à la politique en suivant assidument les questions au gouvernement. 

Gendarme de réserve, il a été le chef de peloton d'un certain Alexandre Benalla, qui lui a sauvé la vie, jure-t-il. Face à chauffard qui, plutôt que d'obtempérer, a préféré leur foncer dessus, l'ex chargé de mission de l'Elysée aurait eu le réflexe salvateur d'enclencher la marche arrière.

Cherbourg n'a pas de commissaire depuis huit mois 

Cherbourg, 80 000 habitants, 4e ville de Normandie. Mais personne pour prendre la tête du commissariat, relève Le Parisien-Aujourd'hui en France. Une prime exceptionnelle, jusqu'à 1 000 euros par mois, a été ajoutée sur la fiche de recrutement pour appâter les candidats potentiels. Mais visiblement, ça ne suffit pas. Pourquoi? Parce que le taux de délinquance de Cherbourg est trop bas ! Ça n'est pas attractif pour un commissaire, selon le maire socialiste Benoit Arrivé, qui a interpellé le ministre de l'Intérieur sur la question. Sonia Krimi, députée LREM s'agace. « Faut-il que notre taux de délinquance remonte pour que nous soyons entendus? »

Slate s'interroge sur ce que peut, ou doit être, l'information de proximité

A Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, plusieurs médias locaux, se partagent le gâteau : Le Parisien, le Courrier de Mantes, la Gazette des Yvelines. Et un site internet, Mantes Actu, qui compte 15 000 abonnés Facebook, bien loin devant ses concurrents, pour un rédacteur unique, et des articles qui font rarement plus de dix lignes. Comment expliquer ce succès ?

Peut-être qu'il répond tout simplement à ce que veulent les gens, suggère Slate. Une information brute, factuelle, sans commentaire. Dix lignes et pas plus, parce que de toute façon les gens n'ont pas le temps de lire davantage. Peut-être aussi parce que le fondateur ne s'est pas lui installé dans le centre de Mantes mais au Val Fourré, où vivent plus de la moitié des habitants.

"Le territoire français est un amas de niches ultra-locales dont on ne peut parler correctement en les regardant de loin, et encore moins lorsque, aidé par cette distance confortable, on se met à statuer, à donner un avis", estime Thomas Deslogis. 

La Dépêche consacre un dossier aux cinquante ans du Concorde

2 mars 1969...15h38, premier vol depuis Toulouse Blagnac. L'avion supersonique a ensuite fendu le ciel de tous les continents jusqu'à son retrait définitif, en 2003 suite au crash. Le quotidien s'attarde sur le rêve qu'il représente alors, avec son fuselage effilé, son bec de héron, ses ailes d'albatros. La Dépêche fait aussi le point sur les projets qui ambitionnent de lui trouver un successeur.

Le "refus de piquer", syndrome bien connu en saut à la perche

Belle double page, dans Libération, à l'occasion des championnats d'Europe d'Athlétisme en salle. Avec cette discipline si impressionnante qu'est le saut à la perche et qui consiste, grosso modo "à s'élever à hauteur du deuxième étage d'un immeuble et à retomber sans dommage." Certains athlètes, se retrouvent confrontés au refus de piquer, un vrai blocage : l'impossibilité de piquer la perche, après leur course d'élan. Le champion olympique australien Steve Hooker y a été confronté, nous explique le journal. En France, Kevin Menaldo a été obligé de mettre fin à sa carrière. Freiné, brutalement, dans son magnifique élan.

Les cuisines de Bocuse feraient-elles du sur-place?

Pour le Figaro, Stéphane Durand-Souffland s'est rendu au restaurant qu'a laissé derrière lui après sa mort la légende de la gastronomie, à Collonges-au-Mont d'or, près de Lyon. "Bocuse est à la cuisine ce que Brando est au cinéma, un patronyme contenant une promesse tenue d'avance". Et pourtant, rien pour éblouir les papilles du chroniqueur culinaire. Il nous décrit un velouté sans intérêt, une soupe aux truffes noires dans un bouillon qui n'a certainement pas le gout de la truffe, des filets de sole trop cuits, noyés dans la sauce. Une "cuisine Grévin", tacle le journaliste, "conservatoire des recettes d'antan". Une cuisine qui aurait bien besoin de retrouver un peu d’élan. 

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