Ça y est, voilà, c’est fini. Fini les maillots de bain, les parasols et les doigts de pieds en éventail. Fini les couchers de soleil face à la mer ou la montagne… Les petits-déjeuners à 11 heures et les siestes entre 15 et 16… ou 17 heures, ou 18 heures. Quand on a le temps, on ne regarde pas sa montre.

Aujourd’hui, j’aurais vraiment besoin de repos pour me remettre de mes vacances…
Aujourd’hui, j’aurais vraiment besoin de repos pour me remettre de mes vacances… © Getty / Sawitree Pamee / EyeEm

Ça y est, voilà, c’est fini. Pour ceux qui ont eu la chance de partir en vacances, le moment est venu de retrouver ses collègues, son patron, ses dossiers ; métro, boulot, dodo, le retour des enfants en classe, les horaires, les contraintes, le train-train quotidien souvent teinté d’un certains spleen

Le blues de la rentrée

Il est normal de connaître un petit coup de mou, nous explique un psychiatre dans LE PARISIEN. Rien de grave, prévient-il.

La reprise du travail est simplement la fin d’un moment agréable et il faut l’accepter. La vie est faite de montagnes russes émotionnelles. Parfois, on va bien. Parfois, on va moins bien. C’est la preuve que l’on est vivant. 

Sachant que pour aller bien, suggère Matthieu Poirot (lui, il est psychologue), il peut être utile de raconter ses vacances. C’est positif, très positif, car, dit-il, « ça permet de prolonger le sentiment de bien-être qu’on a éprouvé pendant l’été »… Encore faut-il que l’on ait passé un bel été. Or, ce n’est pas toujours le cas, comme on peut le lire ce matin dans les colonnes du BIEN PUBLIC.

"Arnaques et pépins : ils racontent leurs vacances ratées"

On en a tous eu, des vacances ratées ; on se casse une jambe avant de partir, on rate son avion, on se retrouve dans une maison sans électricité au pied d’une quatre-voies. Ici, ce sont les lecteurs du journal qui témoignent. Patricia, par exemple. Elle habite Chatenoy-en-Bresse et, cet été, elle avait loué un logement à Biarritz. Près de 500 euros la semaine pour un appartement de 36 m²… Or, en fait, la famille s’est retrouvée dans une cave. Elle faisait effectivement 36 m², mais l’annonce ne précisait pas qu’il s’agissait d’une cave. Juste une fenêtre côté cuisine, de laquelle on voyait jusqu’aux genoux les jambes des passants. La chambre n’était un placard et le lieu sentait le moisi. Patricia a alerté l’office de tourisme de la ville. 

L’expérience de Karine est d’un genre différent. Elle, elle habite à Arc-sur-Tille. Le récit de ses vacances tient vraiment du film catastrophe. « Dès le départ », explique-t-elle. Sur une aire d’autoroute, « un homme fait un arrêt cardiaque sous nos yeux »… Ils arrivent au camping. Il fait beau, on est dans l’Hérault. Une femme se fait renverser par une trottinette. Elle tombe dans le coma. Le lendemain : nouvel accident. Une voiture leur rentre dedans. Karine appelle son père pour lui raconter. Elle lui avait confié son chat : le chat a disparu. Retour au camping ; la piscine est fermée - un gosse s’est soulagé dans l’eau. De nouveaux voisins s’installent : des hurlements jusqu’à pas d’heure, et leur chien aboie la nuit. Karine n’ose pas s’en plaindre : le propriétaire du chien est équipé d’un Taser. Après, il y la découverte d’un nid de frelons et son mari qui se prend un parasol dans l’œil au moment d’une tempête ! Le parasol l’a assommé. Bref : quand ça veut pas, ça veut pas… 

Aujourd’hui, j’aurais vraiment besoin de repos pour me remettre de mes vacances…

L’été d’Emmanuel Macron ne s’est pas mieux passé

Bon. Lui, n’était pas au camping. Pas de nid de frelons, d’arrêt cardiaque ni de parasol dans l’œil, mais une série d’incidents, pour lui, encore plus embêtants. C’est le sujet à la Une du JOURNAL DU DIMANCHE : « Macron, pourquoi rien ne va plus ». Et l’hebdomadaire d’expliquer que « le pouvoir macroniste » n’a jamais sans doute été aussi fragilisé, surtout depuis la démission de Nicolas Hulot. A ce propos, on apprend que Nicolas Hulot avait prévenu le président de la République de sa volonté de quitter le gouvernement. Cétait dès lundi soir, juste après la rencontre houleuse avec les chasseurs. 

Je vais démissionner ! 

Nicolas Hulot aurait glissé cette phrase à Emmanuel Macron au cours d’un tête-à-tête. Mais le chef de l'Etat ne l’aurait pas vraiment écouté. Ou bien alors pas cru. 

Arthur Nazaret nous fait le récit de "cette semaine où tout a basculé"… Nicolas Hulot qui annonce donc sa démission en direct sur France Inter. Puis l’Elysée et Matignon qui ferment les écoutilles pendant une heure, le temps de caler une communication de crise. Il faut donc remanier. Mais remanier comment ? Simplement remplacer Hulot ou envisager un remaniement plus vaste ? La question se pose encore. On approche Dany Cohn-Bendit… Dans le même temps, Emmanuel Macron tacle les Français qui seraient des « Gaulois réfractaires au changement »… Stéphane Bern menace à son tour, François Hollande se moque, et les critiques pleuvent, de nouveau, dans le JDD… 

La méthode Macron doit changer.

C'est ce qu'explique ce matin l'économiste Jean Pisani-Ferry, qui fut l’architecte du programme du président de la République. Il dit notamment qu’il ne comprend pas ses hésitations sur le prélèvement à la source.  Des hésitations qu’on peut comprendre à la lecture du PARISIEN DIMANCHE.

Impôt à la source, la note qui affole le gouvernement

C’est le titre à la Une du journal. Un document interne à Bercy dresse un bilan alarmant des tests effectués depuis quelques mois. Entre août 2017 et juin 2018, les anomalies, très faibles certains mois, ont explosé le mois suivant. En février dernier, plus de 350.000 anomalies ont été constatées. Sachant que chaque anomalie peut concerner des milliers de contribuables. Premier type de bug : vous êtes prélevés plusieurs fois de votre impôt sur le revenu – deux fois, trois fois, quatre fois. Deuxième type de bug : une erreur sur le nom – soit vous payez l’impôt d’un homonyme en plus du vôtre, soit votre nom a été dédoublé et vous payez deux fois votre impôt. Ensuite, les services fiscaux doivent donc rembourser. Lancer l’impôt à la source dans ces conditions, ce serait, dès lors, comme jouer à la roulette russe. Le journal est catégorique : il y a un risque de fiasco.

On parle ici de chiffres. Les chiffres, parfois, c’est compliqué. Mais il y en a qui tentent de trouver des méthodes pour mieux les faire comprendre. C’est toujours dans LE PARISIEN. On quitte le Trésor Public, direction le lycée, avec le portrait de Radouane Abbassi. 

Un prof de maths qui résume ses cours en slamant

Il est à la fois professeur de maths et rappeur. Ancien môme de banlieue, enseignant prometteur, il a 31 ans et ses leçons en musique font des millions de vues sur Internet. Il chante les statistiques ou le théorème de Pythagore... Radouane Abbassi  dit que ses élèves ont une facilité bluffante à retenir les couplets. Autrement dit : à retenir les cours. Des profs comme ça, ça donne envie d'en finir avec ses vacances. 

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