Il est question de mise à l'écart ce matin dans les journaux. Par choix, par conviction ou de manière contrainte et forcée.

Arrestations dans les hautes sphères de l'État, dans des administrations comme la caisse des retraites ou le ministère des Finances dans une région proche de la mer Caspienne, les purges s'intensifient en Russie nous explique LE MONDE. Il est à chaque fois question de "corruption" ou "de crimes économiques". Des purges qui visent "à maintenir une tension dans toute l'élite, un sentiment de terreur light" selon l'économiste Kirill Kogov. En clair : maintenir un système par "la menace permanente". Et ce qui interroge, ce n'est pas tellement qui est arrêté ni pour quelle raison, mais par qui ces purges sont-elles déclenchées ? Une lutte des pouvoirs intenses où chacun se place, prouve qu'il a du poids, en écartant ses ennemis, dans l'hypothèse, rappelle LA RÉPUBLIQUE DES PYRÉNÉES, "d'un départ de Vladimir Poutine en 2024".

Mais avant cette échéance, il y a les élections locales, prévues en septembre, et qui entraînent là aussi de nombreuses arrestations. LE MONDE nous éclaire sur le climat de défiance à la veille du scrutin. Des candidats, étendards de la contestation, qui se voyaient affrontés le mois prochain les représentants du pouvoir, se retrouvent aujourd'hui en prison. Mikhaïl Svetov; Andreï Navalny, Vladimir Milov. Tous sont derrière les barreaux. Sans doute faut-il y voir une manière de museler l'opposition, même si cela ne fait qu'accentuer ce sentiment d'injustice et d'incompréhension. _"La crise n'en est qu'à ses débuts"_estime la politiste russe Ekarina Schulmann. Une nouvelle manifestation illégale est prévue à Moscou, une semaine après celle très tendue dans les rues de la capitale. Près de 14.000 personnes avaient été interpellées.

Manifestations aussi en France, pour rendre hommage à Steve Caniço

À Marseille, Paris, Amiens et bien sûr à Nantes, les manifestations seront sous très surveillance pour rendre hommage au jeune homme tombé dans la Loire, le soir de la fête de la musique. Un hommage "sous tension" prédit OUEST-FRANCE. Car il y a, oui, des "craintes" de débordements, depuis que le corps du jeune homme a été retrouvé lundi soir et depuis que le rapport de l'IGPN a dédouané le rôle de la police ce 21 juin. Des craintes justifiées par le nombreux groupes qui ont annoncé sur les réseaux sociaux "leur volonté de semer la violence" écrit Laurent Marchand, dans son édito. "Un stock de haine" même peut-on lire sur LEMONDE.FR. 

Un stock de haine engendré selon beaucoup de jeunes Nantais "par la police". "L'image que j'en avais à changer", raconte Aurélie. "Avant, j'étais la première à défendre les forces de l'ordre, maintenant je ne sais plus penser", dit-elle, quand ses copains eux. vont balancer tout ce qu'ils ont sur le cœur. "Loi travail, Notre-Dame-des-Landes, gilets jaunes, il y a eu tellement de drames avant", raconte Baptiste. Cet après-midi risque bien d'être expiatoire. Oui, mieux vaut se tenir à l'écart du centre-ville nantais, si l'on y va en famille.

Et dans tout ça, il y a une famille. Celle de Steve, qui ne cautionne pas les appels à la violence. Elle s'en désolidarise, se met en retrait et "ne sera pas des rassemblements", explique LIBÉRATION. Son deuil commence, un deuil silencieux, à l'écart de l'agitation médiatique et politique.

Les ours et les loups, dans le viseur des éleveurs

À des centaines de kilomètres de là, eux décident de ne plus se taire, d'exprimer enfin leur colère. Dans les Pyrénées, "les éleveurs de brebis excédés par les attaques d'ours et loups", nous raconte Le Figaro. Ils manifesteront mardi prochain à Toulouse. La goûte de trop ? Ces 311 brebis mortes en Ariège en juin et en juillet. Tuées par des ours. On en compte 54 dans les Pyrénées, dix fois fois plus qu'il y a 20 ans, selon l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Une fois de plus, la question de la cohabitation des ours et des loups à proximité des fermes est posée. "Que deviendraient les vallées si elles étaient toutes désertées ?" s'interrogent les élus, quand des bergers "déprimés", eux, envisagent d'arrêter le métier si un plan ours n'est pas établi, pour les emmener loin, très loin, de toute activité humaine.

À l'écart de tout, ou presque, le village de Cuchery, dans la Marne. Petit village de 450 habitants. "Des naufragés de la modernité", écrit L'ARDENNAIS. Une zone blanche, coincée entre les collines. Ici, pas ou peu d'internet. Chez Joël, on reçoit la télé par satellite. Le top du top des années 90. Et que dire du téléphone ? Pour borner, il faut trouver le seul endroit de la maison où ça capte. Y laisser son portable et ne pas le bouger de la journée. 

Un village hors du temps où les jeunes font du vélo dans la forêt ! Oui, oui ! Où ils construisent des cabanes. De toute façon, Netflix ou les jeux vidéos en ligne, ce n'est pas la peine d'y penser. Un village où les gens se rencontrent. "Je connais tout le village", poursuit Joël. "Avec internet, jamais ça ne serait arrivé". Mais la déconnexion a ses limites dans un monde ultra-connecté. Pour n'importe quelle démarche en ligne, il faut prendre sa voiture et aller tenter sa chance dans la commune voisine.

La déconnexion, finalement, ce n'est peut-être pas plus mal si ça ne dure pas trop. Pour les vacances, par exemple. Vacances spirituelles ce matin pour M, LE MAGAZINE DU MONDE. Nous sommes dans les hauteurs alpines parmi des milliers de juifs orthodoxes. Les Alpes sont leur "refuge estival". Ils représentent 20% de la population touristique totale à l'Alpe d'Huez, réservent des hôtels entiers, des grands complexes habitués à leur venue. Toute la nourriture est casher, les animations sont dédiées, un rabbin est même engagé pour la saison. 

Alors, qu'est ce qui pousse ces juifs orthodoxes de toute l'Europe à s'y installer depuis des années ? Il y a 2 raisons. La première nous renvoie dans le passé. Plusieurs stations ont recueilli des juifs orthodoxes, considérés dans leur pays comme des parias pendant la Seconde Guerre Mondiale. La seconde raison se base sur les fondements de la communauté : la pudeur, bien loin de la Côte d'Azur et de toutes ces femmes en bikini sur la plage.

Le bikini, le short de bain et la serviette, comme un air de vacances

La route des vacances est classée noire par Bison Futé et ça risque de vous agacer au volant. LE PARISIEN a la méthode pour rendre votre voyage plus agréable. Écoutez de la musique et chantez ! Chantez à plein poumons.  Ça défoule, ça détend, ça vous évite de passer vos nerfs sur votre partenaire, sur le siège d'à côté et ça vous fait oublier la mauvaise nuit, à cause des ronflements de monsieur ou de madame. SLATE a peut-être la solution pour vous aider à mieux dormir : Faire chambre à part !  Ça règle tous les soucis précédents et ça renforce votre couple 'il bat de l'aile à cause du sommeil. "Deux lits, un couple plus épanoui", nous apprend le site internet. 

Les psychothérapeutes se succèdent pour évoquer les vertus de la chambre à part. Moins d'engueulades le lendemain au réveil, une meilleure santé et une vie sexuelle plus intense. Ou quand se mettre à l'écart permet, parfois, de mieux se retrouver.

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