Emmanuel Macron est-il en train de préparer un référendum pour tenter de sortir de la crise des gilets jaunes ?

C'est ce que croit savoir le JDD ce matin qui fait sa UNE sur une possible consultation populaire qui pourrait avoir lieu en même temps que le jour des élections européennes le 26 mai prochain.

Les confidences viennent "de sources haut placées" nous dit le journal même si le conditionnel reste de rigueur. 

On évoque "une hypothèse", on "envisage", "on se prépare aux éventualités" mais l'auteur de l'article David Revault D'allone l'assure : "la réflexion d'Emmanuel Macron sur le sujet est presque terminée".

Ce référendum devra "relancer la machine" après la fin du grand débat  mi-mars estime un proche du chef de l'état.

Reste la forme que prendrait ce référendum et notamment les thèmes abordés et le nombre de questions.

Les gilets jaunes continuent de faire la une des quotidiens régionaux.

Plusieurs titres de la PQR ont en effet choisi de revenir sur l'acte 12 marqué hier par la dénonciation des violences policières.

C'est le cas de la Dépêche du Midi, du Bien Commun, du Dauphiné Libéré ou de la Nouvelle République tandis que la Voix du Nord a suivi le chanteur Francis Lalanne qui veut monter une liste « Bleu, blanc, jaune » en vue des élections européennes.

Hier il a fait le tour des ronds-points de Bethune à Auchy les Mines guitare à la main pour expliquer sa démarche.

L'idée je cite c'est de "faire élire des eurodéputés qui agiront comme des virus dans la matrice européenne."

Francis Lalanne  qui dit s'inspirer de la commune mais qui a comme représentant dans les Hauts de France nous apprend la Voix du Nord un certain Marcel Trollé fervent admirateur de Philippe Pétain.

On ne sait pas si c'est pour cette raison que l'artiste a parfois reçu un accueil disons mitigé.

A Marseille, une nouvelle manifestation hier contre le logement insalubre.

Marseille où les victimes de la rue d'Aubagne sont en train de devenir fous nous raconte Libération, le Monde, 20 minutes ou la Provence. 3 mois après l’effondrement de deux immeubles qui a provoqué la mort de huit habitants, il y avait encore 10 000 personnes dans la rue selon les organisateurs pour dénoncer la gestion de la crise des délogés par les pouvoirs publics. 

Sur les 2 000 personnes qui ont dû partir à cause du risque, 1 300 vivent en effet encore à l’hôtel ou dans des appartements de court séjour. Des gens à bout de force qui parfois ont été « évacués, relogés, puis à nouveau évacués ». 

Car dans le centre-ville de Marseille, 13 % de l’habitat est indigne et si le drame de la rue d'Aubagne a éclairé d'un jour nouveau ce scandale, la presse locale elle a l'habitude de traiter ce sujet.

Sur le site de la Marseillaise, vous pourrez lire aussi cet appel à l'aide de mères évacuées d'un immeuble insalubre avenue de la Capelette. C'est dans le 10ème arrondissement.

Un vieil îlot de misère dont le plafond du 289 s'est écroulé sur Chaima alors qu'elle cuisinait avec sa fille de 6 ans à ses côtés.

"Cela faisait des années que les murs porteurs laissaient passer l'eau raconte cette femme de 40 ans le cou tenu par une minerve.

« Depuis on est à l'hôtel sans rien. On a tout perdu »

Des gens laissés pour compte qui demandent aussi un peu de considération. Dans Libération, Sanae, 37 ans victime de la Rue d'Aubagne résume: «On a besoin de quelqu’un qui nous parle avec le cœur, pas avec le stylo, on est des humains quand même.

Moi ce que je veux, c'est juste une vie Normale".

Et si on attendait la fin du monde mais avec le sourire ?

Avec le sourire en coin alors et le ton si délicieusement ironique du site Les Jours.fr

Et puisque l'ambiance est un peu plombante en ce moment alors autant en parler avec un peu de légèreté. 

C'est le parti pris donc des Jours qui quotidiennement nous raconte une histoire sérieuse ou désespérante mais de façon un peu décalé et ça tombe bien puisque le dimanche c'est le récap d'une semaine de fin du Monde.

Vous trouverez par exemple cet article sur les déchets électroniques qui nous apprend que chaque année, près de 50 millions de tonnes de déchets électroniques et électriques sont produits soit l’équivalent en poids de tous les avions de ligne jamais produits. » 

Un papier qui nous rappelle que nos ordinateurs, portables, réfrigérateurs, tablettes, télévisions sont une calamité car tous ou presque ont besoin de métaux dont les stocks mondiaux viennent de minerais du sous-sol. À l’arrivée, seuls 20 % des déchets électriques et électroniques sont recyclés dans le monde

Le reste est enterré ou brûlé. Et si l'homme malgré tous ses efforts ne parvient pas à contaminé tous les sols de la planète. 

Les Jours nous rappelle qu'on pourrait aussi bientôt mourir... congelés. Exemple avec ce qui s'est passé à Chicago cette semaine o% il a fait plus froid que dans certaines parties de l’Antarctique. Moins 30 °. Bref Ambiance pré-apocalyptique garantie. C'est sur les Jours.fr.

Enfin de la philo sur un vélo, c'est dans l'Equipe.

Oui parce qu’en plus. "Dieu est mort".

En tout cas c'est ce que dit le grand penseur Allemand ...Friedrich Nietzsche dont Guillaume Martin est un grand passionné.

Guillaume Martin est un cycliste professionnel, 21ème dans le dernier tour de France et diplômé en philosophie.

Un Platon dans le peloton donc ? 

Pas tout à fait car c'est bien la philosophie de Nietzche dont il est spécialiste. "Ses concepts comme la volonté de puissance me parlent explique-t-il. Sa personnalité aussi.

Dans Ecce Homo raconte le coureur Normand, Nietzche est sûr de lui, provocateur, comme si il avait un égo surdimensionné, il est presque showman. Un peu comme les coureurs Peter Sagan  ou Julian Alaphilippe."

La philosophie qui n'est pas toujours un allié très efficace  quand on est sportif.

"J'ai raté quelques course parce j'étais trop rationnel et pas assez dans l'instinct nous dit Guillaume Martin qui a même écrit un livre dans lequel il évoque le dopage avec beaucoup de précautions nous précise l'Equipe

"Quand je parle de l'idée de surhomme de Nietzche et du dopage, j'insiste bien pour dire qu'il ne s'agit pas d'utiliser des produits chimiques pour se dépasser".

C'est vrai qu'il vaut mieux être bien compris. 

Son livre s'appelle Socrate à Vélo aux éditions Grasset.

Il sort mercredi. 

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