Ce samedi, c’est le premier jour de vacances pour les écoliers. Pour bon nombre de salariés également. Si vous êtes concernés, et si vous ne savez pas encore où partir afin de prendre l’air cet été, plongez-vous dans la presse : elle regorge de bonnes idées.

Gamine en train de jouer sur une plage bretonne
Gamine en train de jouer sur une plage bretonne © Getty / Ulrich Mueller

Un supplément spécial du Parisien nous propose ainsi des "bons plans de dernières minutes pour passer ses vacances en France". Par exemple dans un club à Beg-Meil en face de Concarneau, ou à Guidel près de Lorient. Tiens oui, pourquoi pas la Bretagne ! 

A lire aussi, le numéro "spécial tourisme" de L’Obs. Magnifique numéro, qui, là encore, fourmille d’idées de destinations : l’Auvergne, la Provence, le Pays basque, la Bretagne… Tiens oui, pourquoi pas la Bretagne ! La Bretagne, dont il également question dans Le Monde, qui nous invite à arpenter la grandiose côte de granit rose, au nord de la région. "Des églises de Lannion aux plages de sables de sable fin de Trébeurden, de la beauté spectaculaire de l’île Renote aux maisons à pans de bois de Tréguier : un décor aussi changeant qu’éblouissant." Un vrai bol d’air en toute saison, nous promet le quotidien ! Mais il faut faire attention.

En Bretagne, il faut se méfier du soleil

Ceci en étonnera peut-être certains. C’est à lire ce matin dans Ouest France : une alerte de l’assurance-maladie. La Bretagne est la région de France qui enregistre le plus grand nombre de mélanomes, ou cancers de la peau. 64 décès en moyenne par an, presque trois fois au-dessus de la moyenne nationale. La raison, c’est qu’on ne se méfie pas assez. 

Parce que le ciel y est parfois couvert, et parce que le climat y est parfois très doux, on oublie de se tartiner de crème solaire, en oubliant que les rayons UV traversent les nuages. Un dermatologue insiste sur la nécessité de se protéger.

Normalement, un tube de crème solaire ne devrait durer qu’une semaine. C’est vrai, c’est un coût. Mais bien moindre que celui d’un cancer.

Protégeons-nous, protégez-vous, même à Guidel, même à Beg-Meil ou sur la grandiose côte de granit rose.

Il est aussi question de santé dans Le Parisien, où l’on découvre l’existence d’un objet qui permet à 250 personnes en France de vivre à peu près normalement. 

250 diabétiques français ont un implant dont la fabrication s'arrête

En France, 250 diabétiques sont équipés d’une petite pompe à insuline au niveau de l’estomac. Des personnes qui souffrent d’une forme rare de diabète : leur peau forme comme une barrière infranchissable pour l’insuline. Les traitements classiques n’ont pour elles aucun effet, d'où la nécessité de ce dispositif commercialisé depuis le début des années 1990. 

Ma vie dépend de cette pompe interne. 

C'est ce qu'explique Alexandra Rousseau, 49 ans, mère de famille, conseillère bancaire installée près de La Rochelle. Or, tout comme les autres patients, elle a appris que cet implant, qu’il faut changer régulièrement, ne serait bientôt plus fabriqué. La société MEDTRONIC, transnationale états-unienne, a acté cette semaine l’arrêt de la production des pompes à insuline. 

MEDTRONIC vient de nous condamner. Ma vie va redevenir ce qu’elle était avant, c’est-à-dire un cauchemar.

Angoisse similaire chez une quinquagénaire vivant en Occitanie. 

Vais-je pouvoir continuer à travailler ? A voir grandir mes petits-enfants ? La batterie de ma pompe montre des signes de faiblesse. Elle peut s’arrêter cette nuit ou demain. 

Sans ce dispositif, pour ces diabétiques, la seule solution adaptée serait une greffe de pancréas. Ils en veulent énormément à la société américaine. Colère également du chef du service endocrinologie au CHU de Montpellier, qui accueille de nombreux implantés français. Il évoque un possible "scandale sanitaire".

Mais, ce matin, bien évidemment, c’est la politique qui occupe l’essentiel de la presse, avec un visage qui s’impose à la une de la quasi-totalité des journaux, celui du successeur d’Edouard Philippe à Matignon.

« Jean Castex, cet inconnu »

C’est le titre de L’Ardennais. "Cet inconnu devenu Premier ministre", abonde Le Courrier de L’Ouest, tandis que Nice Matin, Le Parisien et Presse Océan le présentent comme "l’inconnu de Matignon". D’où cette question des Dernières Nouvelles d’Alsace : "Qui êtes-vous, Monsieur Castex ?"

Sur le sujet, Jean-Pierre Raffarin avait eu cette phrase en devenant lui-même Premier ministre – la citation est à lire dans le Figaro. 

La notoriété est une question réglée le jour de la nomination.

La preuve, ce matin : partout, vous lirez des portraits de cet énarque passé par la Cour des Comptes, qui a occupé maintes hautes fonctions de l’Etat, mais toujours côté ombre, comme à l’Elysée, dont il fut secrétaire général adjoint sous la présidence de Nicolas Sarkozy… Pour La République du Centre, c’est "un technocrate de droite" et pour La Marseillaise, il est "la droite sans complexe"… Quant à La Dépêche du Midi, elle rappelle que Jean Castex, maire de Prades depuis 2008, est d’origine gersoise et qu’il s’est fait connaître en pilotant le déconfinement du pays. Ce qui donne ce jeu de mot dans Libération : "Macron confine Matignon"

Selon le journal, le choix de cet « inconnu » est avant tout le signe d’une reprise en main du chef de l’Etat en vue de la présidentielle de 2022. Pour Laurent Joffrin, qui signe l’édito, c’est lui seul ou presque, Emmanuel Macron, qui incarnera les décisions qui seront prises dans les deux ans qui viennent. 

Même sentiment dans Le Figaro, sous la plume de Guillaume Tabard, pour qui Jean Castex, loin d’être un général en chef de la majorité, fera surtout fonction de "secrétaire-général du gouvernement". En somme, un collaborateur. Et sa nomination montre qu’Emmanuel Macron est désormais "en campagne", comme le souligne le titre de l’édito de La Croix… Campagne en ligne droite, peut-on lire notamment dans Ouest France, qui estime qu’avec Jean Castex,"le ‘nouveau chemin’ ne passera ni à gauche, ni au vert"…  

Dès lors, certains s’étonnent, à l’instar de Jean-Michel Servant dans Midi Libre.

Là où on pronostiquait une femme plutôt centriste à forte identité écologiste et sociale pour remplacer Edouard Philippe, le président de la République sort du chapeau un haut fonctionnaire gaulliste, ex-lieutenant de Nicolas Sarkozy.

C’est à se demander, suggère l’éditorialiste, si Emmanuel Macron a retenu quelque chose du résultat des élections municipales… Reste maintenant une autre inconnue : "Qui entrera au gouvernement Castex ?" C’est la question que pose à sa une L’Alsace. La réponse, on devrait l’avoir d’ici mercredi. 

De son côté, Marianne nous parle d’argent.

Dégât du Covid-19 : ils se shootent au boursicotage

Il est donc question de fièvre spéculative. Pour tuer l’ennui lors du confinement, de nombreux jeunes se sont mis à ouvrir des comptes en Bourse dans l’espoir de faire fortune le temps d’une pandémie. Pour beaucoup, en manque de paris sportifs avec l’arrêt des compétitions, ils se sont remportés sur le boursicotage en ligne. Mais on ne s’improvise pas boursicoteur. Attention aux dégâts financiers et humains. 

L’article évoque l’histoire d’Alexander Kearns, jeune étudiant américain de l’université du Nebraska. Au début du mois de juin, il a découvert sur son application de courtage un solde de trésorerie négatif de plus de 730 000 dollars, alors qu’au départ, il n’en avait pourtant engagé que 16 000. Le 12 juin, l’étudiant a mis fin à ses jours, expliquant, dans une lettre d’adieu, qu’il n’avait "aucune idée" de ce qu’il faisait réellement comme opération en bourse.

Après son décès, on a appris que son solde négatif n’était que temporaire. Son décès, lui, ne l’est pas. 

Les discothèques ont également fermé durant la pandémie. Plusieurs journaux s'en inquiètent. Elles ne peuvent toujours pas rouvrir. Certaines seraient à l’agonie. En revanche, sur les bords de Loire, les guinguettes ont pu rouvrir, se réjouit La République du Centre

Autre bonne nouvelle pour finir. C’est, de nouveau, à lire dans Ouest France. 

Un pastis breton

Dans le Finistère, Sylvaine Le Meur, docteure en biotechnologie de 36 ans, vient d'inventer le "Tyjaune", une recette inédite de pastis breton. Les premières bouteilles seront mises en vente en août. 

A boire tout en se tartinant de crème solaire. Vive la Bretagne ! Vive les Bretons !

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.