A la Une du Journal du dimanche, la cartographie de la France qui embauche. Il y a des "eldorados" de l'emploi en France décrypte l'hebdomadaire.

Une fois n'est pas coutume, le Journal du Dimanche nous propose des eldorados. Il nous en fait une cartographie et même plusieurs, un atlas carrément des eldorados du travail. Car il y a des Eldorados de l'emploi en France et l'hebdomadaire dominical de nous citer pèle-mêle : le Choletais vendéen, la vallée de l'Arve, de la Tarentaise, un peu de Bretagne et de Sarthe....  Et le Cantal ! 

Le Cantal qui souffrirait d'un drame : celui du plein emploi, exemple à l'appui : celui d'une entreprise qui cherche - et cherche encore - mais ne trouve pas. Elle a bien un poste à pourvoir, un seul candidat et il n'est pas resté. Mais où sont donc les chercheurs d'or ? Ces demandeurs d'emploi qui sont pourtant si nombreux. On nous le rappelle tous les trimestres désormais. Et quel or leur promet-on ?  Aide à domicile, agent d'entretien, coursier, coiffeur, agent de sécurité, cuisinier, voilà quelques-uns des métiers dit "en tension". La plupart sont des métiers peu qualifiés, mal rémunérés, difficiles aussi. Ils font face à des métiers que l'on dit "d'avenir" avec leurs noms anglo-saxons : Data Scientist, Growth Hacker, Happiness Officer... Le JDD ne prétend pas apporter de solutions mais évoque des pistes d'explications et constate un certain partage des responsabilités dans ces rendez-vous manqués : entre des candidats pas forcément attirés par les territoires, pas forcément adéquatement formés non plus, et des employeurs bien exigeants pour des contrats souvent précaires.

Dire sa vérité pour tenter de se faire entendre

Murielle Bolle se confie au Parisien dans une interview entre émotion et confession quelques jours avant la parution - la semaine prochaine - d'un livre intitulé Briser le silence. 34 ans après l'enlèvement et le meurtre du petit Grégory, celle qui avait dénoncé son beau-frère en garde à vue avant de se rétracter, s'exprime pour dire qu'elle "n'est pas un monstre", "elle n'est pas une menteuse". La vérité de cette affaire, elle ne la connait pas, elle connait simplement la sienne. Celle d'une adolescente de 15 ans dont la vie a basculé, qui se sent jugée par tous depuis 34 ans : "les gendarmes, la justice, les voisins, les passants". Murielle Bolle se confie avec émotion sur cette vie bouleversée, à l'Eldorado emportée. Elle raconte l'histoire d'une femme à l'existence brisée, à la famille morcelée qui "vit au jour le jour" et écoute Johnny "pour se remonter le moral" quand elle a le blues.

Des vies brisées, des âmes disloquées et un autre silence assourdissant - une omerta même - à briser : celle de la pédophilie dans l'Eglise. 118 évêques sont réunis en ce moment à Lourdes (Hautes-Pyrénées) et hier des victimes de prêtres y ont été "invitées" à témoigner. "Un jour historique" se félicite - plein d'espoir - l'un d'eux dans les colonnes du Parisien pendant qu'un autre se désole de tant d'hypocrisie. Certes, ils ont été conviés, écoutés mais pas en séance plénière, pas au grand jour, à huis clos, en petit groupe, en "catimini", souffle-t-il. La reconnaissance et la vérité dans ces affaires, un chemin de croix bien escarpé pour l'Eglise.

Et si l'avenir de l'humanité se jouait à 20 000 lieues sous les mers ?  

Les abysses des océans deviendraient-ils notre nouvel Eldorado ? Il faut sauver la terre, plongeons dans la mer décrypte le JDD. Les éoliennes, les voitures électriques et leurs batteries, les panneaux solaires : la révolution verte, en somme, et les promesses de l'aube rayonnante et décarbonnée nous poussent au fond des océans où se trouvent les plus importants gisements de terres rares, ces minerais indispensables à nos rêves d'écologie. Le hic, c'est que forer les océans signifie bouleverser ces riches éco-systèmes, les polluer à leur tour, les détruire peut-être. "C'est le côté obscur de la transition énergétique" nous prévient un expert. L'exploitation des abysses serait-elle un mal nécessaire, s'interroge le JDD ?  Ou comment l'humanité se retrouve - encore - confrontée à des choix cornéliens où il faut trancher entre le pire et le moins pire.

Sans chercher l'Eldorado, ils ont trouvé les Champs-Elysées

Nos Poilus de la Grande Guerre, comme les héros antiques, reposent aux Champs-Elysées mais nos enfers à nous brûlent de la flamme du soldat inconnu. Leur identité perdue, bombardée d'obus, un médecin légiste et urgentiste tente de leur redonner, nous raconte encore le Journal du Dimanche. Un médecin de Verdun qui ausculte les ossements à la recherche d'indices, d'ADN, de noms. La tâche est d'ampleur, souvent infructueuse. 100 ans après, la terre de la Meuse recouvre encore plus de 80 000 corps sans identité.

La terre, la mer, toujours recommencée... Prenons le large et voguons en toute fin de l'Equipe avec cette jolie rencontre, pas fortuite du tout mais construite de toutes pièces par le journal qui ne s'en cache pas : une rencontre sincère entre un musicien et un navigateur. Le chanteur Ben Mazué et le skippeur François Gabart, au départ de la Route du Rhum ce dimanche. Le second écoute le premier en mer. Quand celui-ci l'apprend, il est touché au point de lui faire une petite compilation comme les adolescents amoureux. Les deux hommes ne se sont pourtant jamais rencontrés. C'est donc chose faite désormais grâce à l'Equipe qui nous en livre un entretien croisé.  Gabart va partir, pas de cire dans ses oreilles mais du Mazué pour l'accompagner. Espérons qu'il ne soit pas sa Lorelei. Les sirènes et les navigateurs n'ont jamais fait très bon voyage.

Infiniment moins poétique, beaucoup plus terre à terre, si elle n'était pas aussi lunaire, une question que peu de personnes se sont posée : pourquoi est-il impossible de roter dans l'espace ?  Cette fondamentale question - très peu métaphysique - un homme se l'est donc posée, nous raconte le site d'information Slate, après avoir regardé le capuchon d'un jus de fruit - un peu comme on le fait d'une blague carambar - sauf que sur le capuchon était écrite cette affirmation : c'est impossible de faire "cela" dans l'espace. L'homme a voulu vérifier cette sentence intrigante et il a directement posé la question sur twitter à Chris Hadfield, un astronaute canadien qui lui a répondu et en détails :  "parce que l'air, la nourriture et les liquides qui se trouvent dans votre estomac sont tous en train de flotter ensemble comme des bulles pleine de morceaux. Si vous rotez, vous vomissez à l'intérieur de votre bouche. Alors, devinez où finit l'air coincé?" Charmant, l'eldorado des espaces infinis...

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