Le Wall Street Journal qui a mis visiblement trois reporters sur l'affaire pour dépiauter ce scénario à la Largo Winch.

On apprend les deux hommes qui ont exfiltré Carlos Ghosn du Japon sont donc bien d'anciens militaires dont un ex béret vert basé a Madagascar, spécialisés dans ce genre d'opérations, et qui auraient déjà ainsi exfiltré un certain nombre d'expatriés notamment d’Afrique. La fameuse malle, la fly caisse de matériel de concert a d'ailleurs été retrouvée dans le premier avion qui a amené Ghosn de Osaka a Istanbul. Le grand patron répondra a une convocation du parquet libanais d'ici mardi ou mercredi puis s'exprimera devant des journalistes.

En Turquie, sept personnes, personnel au sol et membre d’équipages sont eux déjà en garde à vue dans cette affaire.

Autre feuilleton celui de l'affaire Matzneff

L'écrivain a fermé précipitamment le site à sa gloire, un site que Vanessa Springora une de ses victimes avait tenté de faire fermer sans succès.

"Il est tenu par un prête-nom dont il prétend ne rien connaitre. Mais comment un inconnu qui vit en Asie aurait pu se procurer des photos de moi à 14 ans, des photos que seul Matzneff possède" accuse l'auteure du Consentement.

Le site, tenu par un fan de la première heure, liste en effet, comme une sorte de musée numérique, une vingtaine de jeunes filles désignées par leur age, leur prénom et l'initiale de leur nom, une photo parfois en maillot de bain, et une chronologie de sa vie extrêmement détaillée et encore plus explicite que dans ses fameux carnets noirs... 

Dans le journal aussi l'interview de Christian Lehmann, médecin et écrivain, qui raconte comment il a essayé plusieurs fois de dénoncer "ce prédateur, dit il, cet ogre... qui se présentait comme un artiste maudit". Et comment il s'est heurté à l'époque à une clique littéraire fascinée. Il a seulement réussi a faire supprimer une chronique dans le journal où ils écrivaient tous les deux.

Figaro Magazine nous plonge dans l'intimité de l'Elysée

Écrin de l'ambition d'Emmanuel Macron dit le journal, de la décoration au système de retraites, rien ne doit échapper au Président. Le locataire de l'Elysée et son épouse ont voulu moderniser le palais : exit les damas rouges, les lourdes tapisseries, tout y est couleur gris-beige et biscuit... dans une maison perpétuellement en travaux.

Dans ce long dossiers on navigue d'une aile à l'autre dans les salons dorés, mais aussi au dojo du sous-sol où Emmanuel Macron boxe de temps en temps. Dans les cuisines où le chef Gomez ne dira rien des goûts du couple présidentiel et jusqu'aux couloirs à l' interminable moquette bleue défraîchie où les 44 conseillers travaillent d'arrache pied recevant parfois des messages du "PR", comme tout le monde l'appelle ici, en plein milieu de la nuit, via WhatsApp ou Telegram.

La reporter du Figaro, Guyonne de Montjou, a du passer de longs moments à l'Elysée car elle a recueilli nombre de confidences dont celles-ci d'un vieux maître d’hôtel :

"C'est la première fois que je vois des conseillers travailler autant. Plus personne ne baise ! Avant, il fallait frapper deux ou trois fois aux portes avant d’être certain de ne pas en déranger un en délicate posture."

Comme le formule un autre témoin anonyme, "avec ce cabinet, toute la libido du pouvoir est passée dans la rédaction de notes techniques".

Un peu de gastronomie

Avec un sommet, la pizza, et une catastrophe : la pizzeria automatique ou plutôt le distributeur de pizza.

C'est un édicule qui ressemble un peu à un kiosque à journaux. Et comme dit Marianne, c'est le même principe que pour les billets de banque avec écran, cadran et clavier ; mais au lieu de grisbi ou de talbin, c'est une quatre fromages qui sort dans son carton. 

Un phénomène qui prendrait des proportions inquiétantes dit le journal sans pouvoir le quantifier. Alors un petit point culture générale pour compenser : la plus classique de toutes la Margherita aurait été inventée à Naples en 1889 pour Margherita de Savoie, épouse de Umberto Ier, aux couleurs de l'Italie. Vous aurez reconnu rouge - tomate -, blanc - mozza - et vert - basilic.

Dans Libé on parle de la truffe. "Noir désir" titre le journal. Reportage dans le Lot où, parait-il, quand on voit une belle maison on a l'habitude de dire "il y a de la truffe ici !"

Alors après une saison pitoyable l'an dernier a cause d'une mauvaise météo, le marché de Lalbenque, le premier de la saison, a repris des couleurs. Et 54 kilos du précieux champignon ont trouvé preneur, c'est quand même le double de l'an dernier ; au prix de 600 euros le kilo.

Un petit verre d'eau minérale pour faire passer tout ça

Le Parisien nous raconte odyssée de Odeep, l'incroyable eau minérale venue du fond des mers.

Dès la semaine prochaine un bateau usine va puiser au large de Sète cette eau très fortement dosée en sels minéraux. Dessalée et filtrée, elle sera ensuite mise en bouteilles sur place dans le ventre de cet immense navire, un ancien ferry, d'ailleurs.

Apres une campagne en Méditerranée, la bateau ira puiser dans les profondeurs des Philippines pour servir le marché asiatique très friand de cette eau "tonique" qui vous promet "une véritable thalasso de l’intérieur du corps" ( de quoi se remettre peut-être de la pizza du distributeur ).

L'eau sera disponible dès février au prix quand même de 1,90 € la bouteille de 60 cL.

Et dans vos quotidiens régionaux on parle beaucoup de la galette des rois

Sans vouloir relancer le grand débat "galette des rois ou couronne des rois", qui oppose aussi sûrement le feuilleté-frangipane du nord et la brioche au sucre du sud que le débat "chocolatine ou pain au chocolat".

On relève dans Le Courrier de l'Ouest cette galette frangipane-citron-noisette. J'en oublierais presque mes convictions personnelles qui me portent vers la couronne...

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