Dans LE PROGRÈS, on découvre des hommes et des femmes qui ont réalisé leurs rêves... Dans LE MONDE, on découvre un agriculteur qui s'est converti au bio après trente ans d'agriculture intensive... Dans MARIANNE, on découvre les coulisses des « influenceurs » et, sur LES JOURS, les coulisses du porno amateur français...

Je ne sais pas vous, mais moi, régulièrement, je fais des listes, listes des choses à faire dans la journée ou la semaine… Racheter du lait, du dentifrice, des mouchoirs, prendre un rendez-vous chez le médecin, payer la facture EDF et ne pas oublier l’anniversaire du cousin ou des nièces… Beaucoup de personnes pratiquent de cette manière, et une fois qu’on a fait ce qu’on devait faire, on raye les mots, c’est bon, le contrat est rempli… Mais on devrait peut-être ajouter parfois quelques phrases à ces listes des choses à faire, des phrases plus importantes qui pourraient s’imposer comme des impératifs de vie. Par exemple : « être heureux » ou bien « réaliser mes rêves »

Ce n’est pas toujours possible, mais certains y parviennent, comme on le lit dans LE PROGRÈS… Une série de portraits.

Des hommes et de femmes qui, parfois, ont tout lâché pour des aventures qu’ils n’imaginaient pourtant pas réalisables.

Par exemple gravir les plus hautes montagnes. C’était le rêve d’un habitant de Grigny, Ned Bouadjar, un veilleur de nuit féru de randonnée qui, il y a quinze ans, s’est lancé comme défi de vaincre les plus hauts sommets de tous les continents. Défi aujourd’hui réussi. Jérôme Sordillon, lui, était destiné au travail à la chaîne en usine jusqu’à ce que, au milieu d’un stage, il se dise « non, j’arrête »… Il s’est découvert une passion pour les arts du cirque… Tout d’abord, le trapèze volant - ça doit être formidable, le trapèze volant, et maintenant, il pratique les sangles aériennes dans le Cirque du Soleil… Le quotidien nous raconte aussi l’histoire d’une ancienne miss, devenue professeure des écoles avant de s’installer six mois en Amérique du Sud, et celle d’un menuisier de l’agglomération lyonnaise parti à Mayotte pour construire un voilier sur lequel il vit désormais… _« Ils en rêvé, ils l’ont fait ! »_titre le journal à sa Une. 

Ils ont réalisé leur rêve. Changé radicalement de vie, et c’est aussi ce qu’a fait un agriculteur que nous présente LE MONDE.

Christophe Piquet a totalement changé de cap après avoir longtemps pratiqué ce « une agriculture intensive ».

Pendant trente ans, j’ai bousillé l’environnement, saccagé la planète, et pendant trente ans, je n’ai pas eu la conscience tranquille, on était au service des machine et ça m’a fait souffrir… 

Mais désormais, ce sexagénaire installé en Mayenne n’a qu’une idée en tête : redonner un peu de vie à cette terre nourricière que des décennies de productivisme agricole ont redue exsangue, selon lui… Petit, nous raconte Mickaël Pichard, ce fils et petits-fils d’agriculteur aimait écouter les conversations des grandes personnes.

J’avais environ 12 ans, je me souviens de mon voisin, également paysan, qui disait à mon père qu’il avait sali sa terre depuis qu’il y avait mis de l’engrais et des pesticides… Ces propos m’ont suivi tout au long de mon parcours… 

Christophe Piquet le reconnaît : en tant qu’agriculteur, il a toujours été « coupé en deux » entre « le fait de produire toujours plus et mal » et son aspiration profonde à « respecter la planète »… Ses bêtes ne voyaient jamais le jour, et ne savaient pas ce qu’était l’herbe. Il nourrissait ses bovins aux céréales… Jusqu’au déclic, il y a dix ans, avec la naissance de ses petits-enfants. De quoi on besoin les enfants ? D’une bonne alimentation, de boire une eau propre et de respirer un air pur… Il décide alors de se convertir au bio et, cet hiver, avec ses proches, il a planté un millier d’arbre sur une parcelle de son exploitation. Des dizaines de mûriers, de châtaigniers, de chênes... 

L’arbre permet de stocker le carbone et de fabriquer de l’oxygène.  Il apporte également de l’ombre et du confort aux bêtes. » 

Des arbres pour l’avenir et pour le bien commun.

Dans quelques mois, Christophe Piquet transmettra le domaine à son fils aîné. Mais il restera vivre ici, avec son épouse. Sur la terre de ses aïeux, à regarder pousser ses arbres et grandir ses petits-enfants. 

Il y en a qui changent de vie, et d’autres qui la mettent en scène. C’est à lire dans MARIANNE. Intéressant dossier sur ceux qu’on nomme « les influenceurs ».

« Influenceur, ce métier à la con qui fascine nos enfants »

C’est le titre de l’hebdomadaire. Les influenceurs, ce sont ces jeunes gens suivis sur les réseaux sociaux par des dizaines, voire des centaines de milliers d’abonnés… Ils sont beaux, ils sont « fun » et généreusement rémunérés par des marques pour assurer la promotion de leur produit… Leur métier, c’est de poster des photos de leur quotidien - leurs repas, leurs vêtements, leurs voyages… de rêve - mais derrière ces images parfaites se cache une réalité moins idyllique… Pas de vrais amis, et jamais de pause, jamais la possibilité de débrancher, lâcher son téléphone portable. Certains ont conscience que leur vie, c’est du toc… Tragique superficialité. 

D’autres tragédies, et superficialités sans doute, sur le site LES JOURS où Robin d’Angelo nous emmène dans les coulisses du porno amateur français… Là encore, on parle de rêves ou, plutôt de fantasmes. Mais ce qu’on nous raconte est sordide. Des actrices qui travaillent sans contrat, mises en scène par des hommes, pour des hommes, et dont les conditions de travail n’ont cessé de se dégrader depuis l’explosion des sites de vidéos gratuites. Des pratiques parfois contraires à la dignité humaine… 

Et l’amour dans tout cela ? 

Eh bien, l’amour, c’est bizarrement un homme politique qui nous en parle ce matin : Gérald Darmanin dans le JOURNAL DU DIMANCHE… Une longue interview du ministre des Comptes publics, dans laquelle il assure que les impôts ont baissé et vont encore baisser ! Question de l’hebdomadaire, question très censée : _« Comment expliquez-vous que les Français aient du mal à vous croire ? »_Voilà sa réponse.

C’est normal. Depuis des années, ils entendent de beaux discours et ne voient rien venir. C’est comme dans une relation amoureuse, ce sont les preuves qui comptent. Nous, on ne se contente pas d’annoncer des baisses, on les fait ! Et nous allons continuer. 

Bientôt, donc, de nouvelles preuves d’amour de Gérald Darmanin…

Autre visage politique en Une du PARISIEN DIMANCHE : celui de Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement. Là encore, de jolies promesses… « Après le grand débat, rien ne sera comme avant » assure l’ancienne chargée de com’ du président de la République… Dans cet entretien, elle aborde tous les sujets du moment, avec une certaine « décontraction du langage », commente le quotidien, qui précise que la nouvelle Secrétaire d’Etat maîtrise parfaitement la langue de bois, et que ses explications manquent parfois de rigueur… Cela étant, Sibeth Ndiaye joeu le jeu du dialogue. Elle estime ainsi nécessaire de répondre, je cite, au « sentiment d’injustice ». 

Preuves d’amour ici, sentiments là : la politique serait donc une affaire de cœur… 

Du cœur, on en trouve également sur le site STREET PRESS… Reportage à Montreuil. 

Une maternité dédiée aux femmes en détresse.

Des futures mères qui vivent parfois dans la rue, ou bien qui sont battues par leur compagnon… La grande précarité. Dans cette maternité, des soignants prennent soin d’elles… Dispositif unique en France… 

Enfin, dans la presse régionale, on nous parle d'alimentation… PARIS NORMANDIE s’inquiète pour des mollusques : les bulots sont menacés par le réchauffement climatique… Quant à LA PROVENCE, elle nous apprend que président des artisans-boulangers du Vaucluse a décidé d’engager la bataille du fait-maison pour les croissants ! « Sauvons les croissants ! » C'est le titre à la Une. Eh oui, les croissants ne sont pas toujours « faits-maison »… 

J’ajoute sur ma liste : acheter des croissants faits-maison, acheter des bulots... et me mettre au trapèze volant !

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